En stage en Espagne, à Calpe, Alberto Contador sent déjà la différence avec la saison dernière. Sa formation n'a "rien à voir" avec celle de 2009 quand il devait partager le leadership avec l'Américain Lance Armstrong.
"Cela n'a rien à voir, cette année l'équipe tourne plus autour de moi et c'est grâce à Yvon Sanquer (manageur d'Astana) et à Giuseppe Martinelli (directeur sportif)", a déclaré
Alberto Contador, vainqueur en 2009 du Tour de France, devant le Luxembourgeois
Andy Schleck et
Lance Armstrong, alors son équipier mais également un grand rival. "L'année dernière, il y avait beaucoup plus de coureurs pour disputer les grands tours et cette année il n'y en a pas autant", a ajouté Contador, qui pourra compter cette saison sur l'expérience du Kazakh
Alexandre Vinokourov et son compatriote
Oscar Pereiro.
Contador a, en revanche, perdu beaucoup d'équipiers de premier plan, qui ont décidé d'accompagner Armstrong dans sa nouvelle formation, RadioShack : l'Américain
Levi Leipheimer, le Slovène Jani Brajkovic, l'Allemand
Andreas Klöden et l'Ukrainien
Yaroslav Popovych.
Interrogé sur sa relation avec Armstrong, Contador, l'un des rares coureurs à avoir remporté au moins une édition de chacun des trois grands tours (France, Italie, Espagne), a botté en touche : "J'ai un grand respect pour lui en tant que coureur et compétiteur. Et on ne sait jamais ce qui peut se passer dans la vie".
Vainqueur du
Tour de France en 2007 et 2009, l'Espagnol se voit "dans un groupe d'environ 10 coureurs qui (peuvent) être favoris" en 2010, un groupe dont fait partie Armstrong.
Comme l'Espagnol, l'Américain calme le jeu avec son rival. A six mois du Tour de France, il se montre étonnamment élogieux envers Contador. "Si j'étais Contador, je n'aurais pas peur de Lance", affirme ainsi le septuple vainqueur du Tour. Contador "a les idées claires, il vit pour le vélo dès qu'il se lève et c'est quelque chose de très important", ajoute Armstrong, qui participe ces jours-ci au
Tour Down Under en Australie. L'an passé, Armonstrong s'était montré plus corrosif envers son ancien coéquipier, distillant plusieurs piques à son encontre lors de sa chaque interview. L'Américain a-t-il décidé de changer de stratégie ?