Le président de la Fédération roumaine de boxe Rudel Obreja a fait part, mardi à l'AFP, de son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) face aux accusations de "manipulations" aux tournoi olympique de Pékin portées à son encontre par la Fédération internationale de boxe amateur (AIBA).
"De retour à Bucarest, j'ai consulté un avocat pour préparer le dossier et demander au TAS que justice soit faite dans l'affaire de Pékin", a déclaré M. Obreja, suspendu de son poste de délégué technique sur des soupçons de "possibles tentatives de manipulation" dans le choix des juges des combats olympiques.
"Ils (l'AIBA) n'ont rien
contre moi, en revanche j'ai beaucoup contre eux, comme les pièces attestant des changements de juges décidés sans que j'en sois avertis", a assuré l'officiel roumain, qui vise particulièrement le directeur exécutif de l'AIBA, le Sud-coréen Ho Kim, et le président, le Taiwanais Ching-Ko Wu.
M. Obreja, qui est également l'un des vice-présidents de l'AIBA, a rappelé qu'il avait été suspendu dans la foulée de sa conférence de presse du 22 août à Pékin durant laquelle il indiquait "s'attendre à une tentative de l'AIBA de (le) discréditer".
En annonçant la suspension de M. Obreja, l'AIBA avait précisé avoir eu vent d'un possible scandale, impliquant son propre personnel et des officiels, deux mois avant les Jeux, et qu'elle avait même ensuite prévenu le département des Sports du
CIO.
"C'est un énorme mensonge! Si je n'avais pas fait de conférence, il ne m'aurait jamais renvoyé, s'est insurgé M. Obreja. Et s'ils savaient, pourquoi m'ont-ils autorisé à être délégué technique. Ils mettaient les Jeux en danger".
Le dirigeant roumain, qui affirme avoir reçu le soutien de plusieurs autres fédérations étrangères de boxe, a assuré qu'il n'avait eu depuis aucun contact avec l'AIBA laquelle avait annoncé qu'il devrait comparaître devant ses instances disciplinaires.