Le Directeur technique national (DTN) de la boxe française, Dominique Nato, a qualifié mardi d'exceptionnelle la présence de trois Français en demi-finales du tournoi olympique de Pékin, synonyme d'autant de médailles de bronze au minimum, mais il ne s'en "contente pas".
"C'est exceptionnel, c'est historique. C'est déjà bien, mais on ne s'en contente pas", a-t-il déclaré à l'AFP à l'issue de la qualification de
Daouda Sow, aux dépens du Chinois Hu Qing (9-6), après celles de Alix Vastine (64 kg) et
Khedafi Djelkhir (57 kg).
"Il est hors de question de se contenter de cela, il ne faut rien lâcher et aller au bout de nos rêves", a souligné Dominique Nato, qui en est à ses
quatrièmes et derniers JO. "Une fois le podium acquis, après tout est possible, je ne veux pas spéculer sur les prochains adversaires tout le monde doit se mobiliser".
Depuis l'après-guerre, le camp tricolore n'a jamais été à pareille fête. Il faut remonter aux Jeux d'Anvers en 1920 pour retrouver trois Français sur un podium.
"Dans mes rêves, c'est ce que je voyais. Nous avions mis la barre haute avec cette équipe et nous avons eu raison", a expliqué l'entraîneur en chef.
"J'avais fait un pari avec un encadrement jeune: Kevinn Rabaud, John Dovi et Mehdi Nichane, qui a pris ses responsabilités. C'était un bon choix", a-t-il estimé, parlant de "personnes cadres qui avaient des choses à prouver". "Ils ont fait l'unanimité dans l'équipe par leur culot, leur dynamisme et leur envie", a-t-il conclu.