Orléans aborde la finale de la
Semaine des As face à Villeurbanne dimanche "sans pression particulière", selon son entraîneur
Philippe Hervé, même si un premier titre dans l'histoire du club attend peut-être au bout.
Equipe la plus impressionnante depuis le début du tournoi et arrivant sur une dynamique favorable, entretenue samedi par un succès 82-67 sur Vichy, l'Entente aborde la finale en confiance, mais Hervé refuse de s'emballer.
"On est rarement favori dans les finales", a-t-il souligné, très réticent à l'idée d'endosser l'étiquette de principal candidat au trophée.
Hervé, qui vise un premier titre personnel, insiste sur le fait que l'Asvel évoluera à domicile et que son équipe a perdu les deux premières finales de sa jeune histoire, l'année dernière aux As face au Mans et en juin dernier en finale du championnat face à Villeurbanne.
Ancien entraîneur de Villeurbanne, il ne cultive aucune nostalgie ni rancoeur à l'idée de retrouver l'Asvel et ce n'est pas non plus, à ses yeux, une revanche de la dernière finale de ProA.
"Tout ça, c'est très loin", a indiqué le coach orléanais, qui estime que la victoire de son équipe sur le parquet de l'Asvel en ProA (76-55) il y a deux semaines constitue "un vrai danger" pour Orléans, ainsi qu'un "élément moteur pour l'Asvel".
Il a cependant concédé que, "comparé à l'année dernière, Orléans possède un joueur supplémentaire et un potentiel offensif plus important", utile pour battre Vichy, le "vainqueur du coeur de la Semaine des As", selon lui.
"L'écart final ne reflète pas la différence entre les deux équipes. Vichy nous a vraiment poussés dans nos retranchements, a-t-il assuré. Il a fallu livrer dix dernières minutes de grande intensité pour enfin les décrocher."