![]() | ![]() |
![]() |
Vincent Collet (entraîneur de Villeurbanne): "Cette victoire a une saveur particulière. Elle est exceptionnelle mais il faut la regarder avec humilité. On sait d'où on vient. On n'ignore pas où on était il y a dix jours. Si on ne met pas les derniers paniers contre Gravelines (en quarts de finale), on est aujourd'hui dans une situation plus que délicate. On l'est toujours mais avec l'esprit d'équipe affiché et la confiance emmagasinée, cette victoire apporte un plus indéniable. Maintenant on sait qu'on peut jouer dans cette cour-là, pour la première fois de la saison. On est devant des matches capitaux. Cette victoire va nous aider mais elle n'est pas suffisante. Il faut continuer à construire cette équipe car on a pris beaucoup de retard. L'état d'esprit est la clé de notre victoire. On sait que ces matches-là se jouent sur peu de choses. Pour avoir le droit d'y croire il fallait montrer ces trésors de générosité. Pour avoir droit à une victoire comme ça, il fallait s'accrocher jusqu'au bout. C'était une grande finale, il y a eu un scénario incroyable."
Mindaugas Lukauskis (ailier de Villeurbanne et MVP du tournoi): "Ce fut un week-end difficile avec un début difficile mais une fin magnifique. Le premier match n'a pas été beau à voir. Tout le monde a critiqué notre niveau de jeu mais nous, on n'a rien lâché. On était dans une situation difficile mais le travail a fini par payer. On est toujours en vie dans toutes les compétitions, tant que ce sera le cas on luttera. J'espère que cette victoire va nous permettre de nous élever. C'est mon premier titre de MVP mais c'est le travail de toute une équipe qui a été récompensé aujourd'hui."
Tony Parker (vice-président de Villeurbanne qui a suivi la rencontre à la TV depuis Detroit): "Après la première partie de saison difficile que nous venons de vivre, ce succès dans la Semaine des As nous fait énormément de bien au moral. Nous avons connu des hauts et des bas depuis octobre dernier. Vincent Collet a pris la décision de se séparer de Bobby Dixon en début de semaine. Des moments délicats, nous en avons rencontré plus d'un. Mais aujourd'hui, c'est la joie qui prédomine. Je suis d'autant plus heureux que l'Asvel remporte pour la première fois ce trophée à la maison devant notre public. Mais gardons les pieds sur terre, la route est encore longue."
Villeurbanne est sorti de sa léthargie au bon moment pour remporter à domicile sa première Semaine des As avec une victoire sur le fil (70-69) face à Orléans en finale dimanche. Philippe Hervé, l'entraîneur d'Orléans est amer : "on s'est "fait voler", a-t-il clamé après la rencontre.
Végétant à une dixième place en championnat, qualifié seulement en tant que club organisateur pour les As et en crise permanente depuis l'automne, le plus gros budget de France a fait étalage d'une grande force de caractère pour répondre présent au moment où il le fallait.
Car, malgré tous ses problèmes, c'est, mine de rien, l'Asvel qui a soulevé le premier trophée décerné cette saison pour se relancer et s'affirmer de nouveau comme un prétendant crédible pour le titre de champion de France.
Dimanche, elle s'est imposée au terme d'une finale de toute beauté, indécise jusqu'à la fin, au cours de laquelle elle a réussi à combler un déficit de douze points (31-43) au coeur du troisième quart-temps.
Dans une ambiance enflammé par Lukauskis, MVP du tournoi et auteur de 18 points en finale, les Villeurbannais ont remonté l'écart avec courage et grinta, avant de coiffer Orléans sur le poteau en marquant les cinq derniers points du match, dont un panier primé de l'indispensable Campbell.
Cette victoire tombe à pic pour redonner le moral à une équipe au fond du gouffre il y a encore deux semaines lorsque Orléans est venu s'imposer de 21 points en championnat à l'Astroballe sous les yeux d'un public ulcéré.
Quinze jours plus tard, l'Asvel ne ressemble plus vraiment à la même équipe. Le meneur US Bobby Dixon est parti, sans être remplacé, mais l'entraîneur Vincent Collet a montré qu'on pouvait parfois faire plus avec moins.
Il situe le début de la révolte au match à Poitiers précédant la Semaine des As. L'Asvel y avait encaissé sa neuvième défaite de la saison en ProA mais Collet avait décelé des signes de révolte en seconde période.
Il avait vu juste comme l'ont démontré les événements aux As où, après un quart de finale déprimant mais finalement fondateur face à Gravelines (55-52), l'Asvel a terminé sur deux prestations de haut vol face à Roanne et Orléans.
Orléans s'est "fait voler", a estimé son entraîneur Philippe Hervé. "C'est difficile pour moi de sortir du vestiaire et de voir des gens que je ne connais même pas qui disent qu'on s'est fait voler, a déclaré Hervé. J'ai malheureusement ce sentiment aussi. Je ne comprends pas l'arbitrage du troisième quart-temps. C'est très difficile d'avoir le sentiment qu'on a été très forts et que ça n'a pas suffi pour gagner."
Orléans, encore à la recherche d'un premier titre, a perdu sa troisième finale en un an après celles l'année dernière aux As face au Mans et en championnat face à Villeurbanne.
"On avait conscience qu'il fallait être très forts, je ne pensais pas qu'il fallait être très très forts. Tout le monde nous avait mis favoris, on l'a assumé devant tout le monde, se voir privé de ce titre là c'est terrible."
Hervé a également regretté que "l'éthique sportive n'ait pas été respectée et que ce ne soit pas une équipe non-qualifiée sur le terrain qui gagne la Semaine des As", l'Asvel ne devant sa présence aux As qu'à son statut de club organisateur, après un mauvais début de saison.
"Mais ce qui ne tue pas rend plus fort, a conclu Hervé. J'ai la certitude que demain on sera encore plus forts. On grandit après chaque finale et on confirme notre installation dans l'élite du basket français en très peu de temps. Cela se traduira demain par un titre mais le projet du club est beaucoup plus important que le résultat."



![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |





