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Actionnaire majoritaire de la JSA Bordeaux, Boris Diaw jouera pour le club qu'il préside jusqu'à la fin du lock-out en NBA. Une aubaine pour le promu en Pro B. La dernière fois qu'il avait porté ce maillot, c'était en 1998.
Capitaine de l'équipe de France et joueur des Charlotte Bobcats, Boris Diaw a officialisé mardi son engagement avec les JSA jusqu'à la fin du lock-out en NBA. Une surprise, même pour lui. "Quand je suis parti d'ici, je n'aurai jamais pu imaginer que je reviendrai jouer un jour", avoue-t-il. Mais "à ce stade de ma carrière, il était plus intéressant de revenir ici pour faire grandir les JSA et promouvoir le basket français", indique le capitaine des Bleus qui préside le club de Pro B depuis 2010.
Passé par Pau-Orthez avant de rejoindre la NBA il y a huit ans (Atlanta, Phœnix puis Charlotte), Boris Diaw apportera toute son expérience au promu bordelais. "En équipe de France, on appelait Boris "le couteau suisse", se souvient Claude Bergeaud, qui l'a côtoyé chez les Bleus entre 2003 et 2007, ainsi qu'à Pau-Orthez (2000-2002). Il s'adapte à différents postes et différents styles de jeu. Son intégration sera facile. Tous les joueurs perçoivent son arrivée comme une vraie valeur ajoutée." Son arrivée est aussi un formidable coup de projecteur pour le club qui aspire à devenir un grand club à Bordeaux. "Aujourd'hui, même si c'est un cas forcé à cause du lock-out aux Etats-Unis, c'est une opportunité pour le club, convient Diaw (...) Même si financièrement je ne m'y retrouve pas, je pense que cela peut avoir un impact positif pour le club, à travers la communication, la notoriété. Le fait que je joue ici peut aider à favoriser cette notoriété et l'engouement de la ville pour le basket. L'autre aspect est économique, avec l'objectif de créer un certain buzz qui peut favoriser le sponsoring, l'intérêt des collectivités."
Le joueur indique avoir reçu différentes propositions "plus avantageuses financièrement". Mais sa décision reflète "un petit peu le choix du coeur de revenir à la maison plutôt que d'aller choisir l'appât du gain". Mais avant de "partager (son) expérience, ce qu'(il) a pu vivre à Pau-Orthez, aux Etats-Unis et en faire profiter (ses) coéquipiers", Boris Diaw doit régler le problème de l'assurance. "Il faut déjà savoir quel sera le montant exact de la prime, répond-t-il. On attend le retour des différents assureurs dans les prochains jours. Après, le fait de jouer ici avec le salaire minimum de Pro B me fait déjà prendre sur moi. On a décidé avec le club de pouvoir solliciter les acteurs économiques du bassin bordelais pour pouvoir remédier à ce problème d'assurance. On n'a pas encore fini de boucler cet épisode, on continue à chercher des sponsors qui seraient intéressés d'allier leur image à ma venue au club, à tout le projet sportif en général."
D'autres joueurs français de NBA ont choisi comme lui de revenir en France : Nicolas Batum (Portland) avec Nancy, Pape Sy (Atlanta) à Gravelines. Mais aucun ne s'est engagé avec une formation de Pro B.


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