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Q: Comment analysez-vous cette victoire difficile à décrocher?
R: "On s'en sort très très bien! Paris a fait un gros match. Nous on a fait une bonne première mi-temps mais on s'est ensuite relâché. On a eu une baisse d'énergie. C'était un premier match difficile mais ça ne fait qu'une semaine que je joue avec eux. Il y a encore pas mal de choses à régler. Ca va prendre du temps, on ne va pas y arriver du jour au lendemain. Mais on a bien réagi. Mes coéquipiers ont été agressifs, ils ne m'ont pas regardé jouer."
Q: Comment avez-vous vécu votre retour en ProA?
R: "C'est génial cet accueil de Villeurbanne. Depuis que je suis arrivé le soutien est énorme, ça fait chaud au coeur. J'espère que ça va durer longtemps. Je suis juste content de jouer devant ma famille et mes amis, c'est une opportunité que je n'aurais peut-être plus jamais. J'étais un peu fatigué car je sors d'une semaine d'aller-retours à Paris pour mes sponsors. Je dois malheureusement repartir à San Antonio demain pour un dernier truc, déjà prévu avant que je signe. Mais je serai de retour mardi et après je reste jusqu'à décembre au moins."
Q: On vous a vu prendre les choses en main en fin de match...
R: "En tant que compétiteur, j'ai voulu prendre mes responsabilités parce que j'avais envie de gagner mon premier match et aussi le premier match de Pierre Vincent (l'entraîneur) à domicile. J'ai été plus agressif. Pour le reste j'ai surtout essayé de rester soi-même, de ne pas en faire trop. A part ce tir à trois points que j'ai un peu forcé sur la fin, je suis resté dans les systèmes."
De l'ambiance, du spectacle, du suspense et 21 points du maître : Tony Parker a réussi son retour en Pro A vendredi en électrisant l'Astroballe de Villeurbanne lors de la victoire (75-73) sur le Paris-Levallois.
Voir le plus célèbre N.9 du basket français sortir dans un nuage de fumée sous l'ovation d'un public local enamouré était une vision qu'on pensait, peut-être, possible dans quelques années, à la fin de la carrière du triple champion NBA. Elle est devenue réalité dès 2011 grâce à la grève aux Etats-Unis. Ils étaient 5600 à voir ça dans le match de ProA le plus médiatique de tous les temps.
Les privilégiés ont été récompensés par un scénario holywoodien avec une Asvel en souffrance, menée jusqu'à une minute de la fin, avant d'être sauvée par son fils prodige, auteur de 21 points et 6 passes, qui a délivré un caviar à Phil Goss, l'autre sauveur, avant d'arracher deux dernières fautes pour libérer son équipe.
A la délivrance, Parker a serré le poing, applaudi le public, félicité ses joueurs, avant de s'offrir un tour d'honneur avec son... garde du corps.
"C'est génial cet accueil de Villeurbanne, a savouré Parker. Depuis que je suis arrivé le soutien est énorme, ça fait chaud au coeur. J'espère que ça va durer longtemps. Je suis juste content de jouer devant ma famille et mes amis, c'est une opportunité que je n'aurais peut-être plus jamais."
Depuis que "Tipi" a planté sa tente à Villeurbanne, c'est Noël tous les jours. Vendredi, il y avait de l'électricité dans l'air, une impatience palpable.
Outre la "TP family", tout le gratin du basket français a fait le déplacement. Le président de la Fédération française Jean-Pierre Siutat était déjà dans la salle à deux heures de l'entre-deux. "J'espère qu'on va garder nos joueurs NBA jusqu'au All Star Game à Paris (le 29 décembre à Bercy), ça aurait de l'allure. J'en ai parlé à Tony, il pense que ça va le faire", a-t-il confié.



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