Reposé par quelques jours de vacances après l'épopée des Bleus à l'Euro, le nouvel entraîneur de Strasbourg, Vincent Collet, revient sur terre : la SIG "joue le maintien" en Pro A cette saison, avec toutefois les play-offs en ligne de mire.
La saison dernière qui a provoqué l'éviction de Frédéric Sarre en avril est oubliée et la SIG espère repartir sur de nouvelles bases avec l'entraîneur double champion de France (2009 avec Villeurbanne, 2006 avec Le Mans). Pour cette nouvelle saison, qui s'ouvre sur un gros match au Rhénus contre Cholet samedi, le coach médaillé d'argent en Lituanie s'appuie sur une équipe "très jeune et complètement renouvelée". Mais "il y a une vraie marge de progression. Je n'ai aucun doute sur le talent des uns et des autres", assure-t-il. L'entraîneur a monté une équipe mêlant anciens (Aymeric Jeanneau, Ricardo Greer ou Maxime Zianveni), espoirs (Hugo Invernizzi) et Américains à la recherche de temps de jeu pendant le lock-out de la NBA (Justin Harper et Lavoy Allen).
Au vu du niveau affiché en présaison "on joue le maintien", tempère toutefois Collet, 48 ans, même s'il a "fixé l'objectif de jouer les play-offs. C'est assez ambitieux mais il n'y a pas d'impossibilité". "Je préfère être clair aujourd'hui, ne pas faire rêver inutilement", ajoute-t-il.
Selon le coach, "il faut que nous apprenions certaines choses pour devenir efficaces, performants", la faute à un manque "de complicité, de connaissance" entre les joueurs malgré "un état d'esprit vraiment bon".
Sélectionneur des Bleus depuis trois ans, Vincent Collet se voit comme un "guide plus qu'un GO" face aux joueurs de la SIG. "C'est important de leur donner la direction, tout en s'appuyant sur les joueurs qui ont un vécu", dit-il. Jeanneau, Greer ou Zianveni, recruté comme joker médical jusqu'en novembre, "peuvent être des relais pour arriver à construire très vite une cohésion pour gagner des matches".
Le club alsacien, 12e de Pro A la saison dernière, aura besoin de tous pour aborder un début de saison délicat. "Cholet est un gros morceau et va nous proposer des choses auxquelles nous ne sommes pas encore capables de résister, résume Collet. Si on perd samedi, on sera dans de grosses difficultés car à Nancy on a peu de chances de gagner et on aura une énorme pression contre Le Havre. D'où l'importance de bien commencer."



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