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Le basket français ne touche plus terre. Les arrivées de Tony Parker et Nicolas Batum relancent l'intérêt pour un championnat en quête de visibilité.
La Pro A ne pouvait pas espérer meilleure promotion que les événements de ces dernières semaines. Les venues, même éphémères de Tony Parker et Nicolas Batum lui permette de surfer sur le succès de l'équipe de France, vice-championne d'Europe en Lituanie. L'arrivée de têtes connues offre à la Pro A un glamour qu'elle avait perdu. Le Championnat de France retrouve un peu de lumière.
Batum a déjà donné un aperçu de ce qu'il pouvait apporter à Nancy, le tenant du titre, lors du match des champions face à Chalon-sur-Saône. On peut faire confiance au talent de Parker, qui fera ses débuts la semaine prochaine face au Paris-Levallois, pour avoir une influence au moins égale. Mais dès samedi, la nouvelle Halle Vacheresse à Roanne sera pleine comme un oeuf pour voir le "nouvel" ASVEl avec TP en tribune.
C'est tout "bénef" pour la Ligue nationale française dont le président Alain Béral n'arrête plus de dire : "vive le lock-out !"
"Je suis un président heureux, dit-il. C'est une bonne nouvelle qu'on attendait depuis un moment. Avoir une telle icône dans notre championnat va permettre de continuer une histoire mise à jour à l'Euro. On est préparé à ce qu'il reparte, mais les dernières nouvelles laissent penser que le début de la NBA est repoussé au moins jusqu'en décembre. Ca va nous permettre de vivre quelques beaux matches." Combien de temps les deux stars vont jouer en Pro A : quelques matches ou toute la saison ? L'incertitude qui pèse sur la durée de la grève en NBA rend difficile tout pronostic. "Je ne veux aussi retenir que le côté positif pour le basket français d'avoir tous ces joueurs issus de la NBA pour donner un éclairage sur notre sport", a déclaré le président de l'ASVEL, Gilles Moretton.
Même sans ses deux vedettes, Nancy et Villeurbanne sortent du lot. L'Asvel fait profil bas en ne visant qu'une place en play-offs. En attendant elle a recruté un pivot référencé en NBA (Hilton Armstrong) pour entourer une équipe de jeunes Français talentueux. Kim Tillie, Edwin Jackson, Paul Lacombe, Bangaly Fofana et Leo Westermann, propulsé capitaine à l'âge de 19 ans, incarnent l'avenir.
Nancy, champion en titre et seul club français engagé en Euroligue, présente un ensemble nettement plus expérimenté après avoir conservé ses tauliers (Linehan, Akingbala, Samnick) et bien recruté (Shuler, Amagou, Moerman, plus Batum).
Derrière ces deux favoris naturels, Gravelines en impose avec sa "French Team" comprenant le médaillé d'argent Andrew Albicy, l'arrière NBA d'Atlanta Pape Sy, et d'autres joueurs aperçus ces dernières années en bleu comme Bokolo, Akpomedah, Issa et Vaty. Cholet, champion en 2010 et encore deuxième la saison dernière, paraît un peu en retrait et a été accablé par les blessures cet été. Chalon-sur-Saône espère en profiter pour grimper dans la hiérarchie, tout comme Le Mans et Roanne. A Strasbourg aussi, on veut remonter la pente après deux saisons noires. La star sera sur le banc avec le sélectionneur des Bleus Vincent Collet, qui reprend du service en club.
A l'autre bout de l'échelle, les petits budgets de Nanterre, du Havre et de Hyères-Toulon, qui vient de perdre trois joueurs à cause d'un budget raboté, vont d'abord essayer d'éviter la descente en Pro B.


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