Gravelines, la saison d'après...

Basket / Pro A

Gravelines, la saison d'après...

Gravelines, la saison d'après...

Samedi 13 octobre 2012 - 12:11

Après une saison dernière paradoxale, idéalement commencée mais brutalement achevée, Gravelines a abordé sans trop de repères, avec une équipe largement renouvelée, le Championnat de ProA de basket, mais mise sur une recette éprouvée pour continuer à briller.

Devenu depuis sa création en 1984 l'un des clubs français de référence, le BCM pensait la saison passée avoir toutes les chances de décrocher son premier titre de champion de France. Il avait survolé la phase régulière, avec un nouveau record de victoires pour le club (27, contre 3 défaites), soit le meilleur bilan depuis Pau-Orthez en 2003. Mais les Nordistes ont craqué au pire moment, en échouant en quarts contre Cholet, le même club qui les avait déjà éliminés en demi-finale les deux années précédentes.

La déception a été telle que l'équipe a explosé. Plutôt que de donner une nouvelle chance à ce groupe, plusieurs joueurs majeurs sont partis: Andrew Albicy (Paris-Levallois), Rudy Jomby (Cholet), Pape Sy et Dounia Issa (Le Mans) et J.R. Reynolds.

Le BCM a même failli perdre l'un des chouchous du public nordiste: Yannick Bokolo. L'arrière international (27 ans, 92 sélections) souhaitait tenter sa chance dans un autre Championnat européen, après quatre saisons dans le Nord.

Après les JO, il a fait un essai avec Séville et entretenu des contacts avec d'autres équipes européennes, en Belgique, Espagne, Italie et Turquie. Mais le club espagnol n'a pas donné suite et ses autres pistes se sont évaporées.

Un socle de valeurs


Il a donc décidé de rentrer au bercail. "J'avais une clause européenne et j'avais envie d'essayer autre chose, de me fixer d'autres objectifs, extérieurs à la France. Ca n'avait rien à voir avec Gravelines", explique-t-il. "C'était un risque que je prenais. Mais finalement, j'ai vu que la meilleure situation que je pouvais avoir c'était avec Gravelines. J'ai une famille, il me faut une certaine stabilité. C'était plus simple et plus rationnel de revenir."

Son retour, qui a ravi le BCM, a entraîné des réajustements tardifs dans l'effectif. L'ailier américain Larry Owens, qui présentait un profil trop similaire au sien, a été remplacé par son compatriote David Noel.

Après de tels bouleversements, Gravelines, qui a prolongé jusqu'en 2017 le contrat de son entraîneur Christian Monschau, repart de zéro. Le club n'est pas immédiatement cité parmi les principaux prétendants au titre. Mais il reste un outsideur sérieux.

Sa victoire sur Strasbourg (82-73) lors de la première journée a rassuré les Gravelinois et rappelé que le BCM s'appuie sur un socle de valeurs solides. "La philosophie du coach, c'est de prendre des joueurs complémentaires. Elle n'a pas changé", constate Bokolo. "On reste sur les mêmes bases avec un collectif en défense et en attaque", ajoute-t-il. "La stratégie n'a pas changé, même si les joueurs ont changé. Mais on aura peut-être moins de joueurs de qualité que l'année dernière, parce qu'on était très nombreux."

Le souvenir de la saison écoulée reste vif. Mais pour Bokolo, la page est refermée. "Il ne faut pas vivre dans le passé, mais à chaque fois essayer de construire. Et puis, le titre que j'ai eu (avec Le Mans en 2006, Ndlr), je l'ai eu au moment où je l'attendais le moins".

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