Tony Parker éprouvait une "sensation énorme" d'avoir conduit l'équipe de France en finale de l'Eurobasket et aux Jeux de Londres, grâce à sa victoire (79-71) sur la Russie, vendredi à Kaunas. Avec 22 points, 3 passes, 3 rebonds et 4 interceptions, le meneur des Bleus a de nouveau été déterminant pour réaliser le rêve derrière lequel il courait depuis "onze ans", comme il l'a confié à la presse.
Q: On vous sent très ému...
R: "J'avais les larmes aux yeux à la fin du match. J'étais tellement content quand j'ai sauté dans la tribune avec mes frères et ma famille. On est aux jeux Olympiques! J'ai travaillé dur pour ça. Ca fait onze ans que je cours après ça. C'est difficile d'expliquer ma joie. On a connu tellement de galères, tellement de dures défaites, et là, on prend notre revanche petit à petit. D'abord les Grecs, puis les Russes... On va bien en profiter ce soir, on le mérite. On ne joue pas avant dimanche, c'est parfait d'avoir un jour de repos demain, car ce soir la fête va être belle."
Q: Quel sentiment vous anime après cette victoire?
R: Je suis fier d'être Français, fier de cette équipe. J'y ai toujours cru. Parfois ça été dur, on a connu des étés difficiles, mais on n'a jamais lâché l'affaire. Aujourd'hui, on est récompensés. Jamais une équipe de France n'avait fait ça. Avec toutes les équipes qu'on a battues ici, c'est vraiment fort ce qu'on fait. Ca faisait tellement longtemps que j'attendais ce moment, de pouvoir jouer une finale européenne. Beaucoup de gens doutaient. Maintenant, c'est comme si le poids de la nation s'en allait de mes épaules. On ne pourra plus jamais dire qu'on n'a pas fait de finale, qu'on n'est jamais allés aux JO. C'est une sensation énorme. Quand c'est arrivé, mon coeur a battu très fort."
Q: Que vous inspire la finale face aux Espagnols?
R: "On n'a plus de pression, ce sont les Espagnols qui ont la pression, ce sont eux les favoris. Mais une finale, ça se gagne. Il va falloir faire un encore plus grand match qu'aujourd'hui et on en est capables. Ils nous ont mis deux +tôles+ cet été, en préparation et au deuxième tour ici. Mais on n'avait pas montré notre meilleur jeu, et en poules, on avait joué sans Joakim (Noah) ni moi. Là, ça va être une autre équipe de France."



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