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Après plusieurs années à tourner autour, Joakim Noah s'apprête à jouer son premier grand tournoi avec l'équipe de France lors du Championnat d'Europe en Lituanie.
Joakim Noah en équipe de France, beaucoup ne voulaient plus y croire après les rendez-vous manqués de ces dernières années. Américain de naissance, Suédois par sa mère Cecilia Rhode, ex-miss nationale, et Français par son père Yannick, tennisman devenu chanteur, celui qui s'est un jour qualifié de "Viking africain" a d'abord tardé pendant un bon moment à avoir son passeport français. Une fois l'affaire réglée, il y a eu d'autres obstacles. En 2009, son club de Chicago a refusé de le libérer. L'année dernière, c'est lui qui a renoncé au Mondial pour ne pas compromettre la signature d'un contrat de 60 millions de dollars sur cinq ans qui fait de lui l'un des sportifs français les mieux payés à 26 ans.
Cette année encore, on a craint un moment que ça n'allait pas se faire, lorsque le pivot titulaire des Bulls est reparti à Chicago pour soigner une cheville douloureuse. Mais il est revenu et cette fois pour rester. "C'est très différent de ce que je vis en NBA où on a beaucoup plus de liberté, raconte le principal intéressé. Mais on a un super groupe, les mecs sont drôles et on se marre bien."
"Je n'ai pas l'habitude de toute cette structure un peu lourde, continue Noah. Mais on ne va pas en faire un flan non plus." Starisé avant même qu'il ait signé son premier contrat professionnel, il dit se moquer de tout cet engouement autour de lui. Il a simplement hâte de commencer un nouveau voyage avec cet Euro lituanien dont il ne sait "pas du tout quoi" attendre mais qui l'"excite" déjà terriblement.
"Ca fait super plaisir d'être là. Je m'intègre de plus en plus, je vis quelque chose dont je me souviendrai toute ma vie", martèle le pivot qui en seulement cinq matches cet été, a déjà mis tout le monde d'accord. "Ca change complètement le paysage. Avec ce qu'on a dans la raquette maintenant, tu réfléchis", rapporte Nicolas Batum. "Il est tout le temps à 200%, il ne baisse jamais les bras", ajoute Florent Pietrus. Véritable aspirateur de rebond, il offre à la raquette bleu la taille (2,11 m), le poids et l'énergie qui lui a régulièrement fait défaut.



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