Batum a pris le risque de sa vie

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Batum a pris le risque de sa vie
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Batum a pris le risque de sa vie

Lundi 16 juillet 2012 - 14:28

Alors qu'il n'a toujours pas signé son nouveau contrat NBA, Nicolas Batum n'est pas autorisé à prendre part à la moindre opposition, mais a insisté pour jouer cinq minutes en amical contre l'Espagne ce dimanche soir. S'il s'était blessé, l'ailier de 23 ans aurait dit adieu à 45 millions de dollars.

Nicolas Batum a pris le plus gros risque de sa carrière de basketteur. En pleine renégociation de son contrat, l’ailier français de Portland n’a plus de couverture d’assurance, et n’est pas autorisé à prendre part à des oppositions, ne serait-ce qu’à l’entraînement des Bleus. Mais ce dimanche, le Trailblazer a insisté pour jouer face à l’équipe d’Espagne en match de préparation aux Jeux Olympiques de Londres, et aurait pu dire adieu à un contrat NBA de 45 millions de dollars s’il s’était blessé. Alors que son entourage et son entraîneur, Vincent Collet, ont tout fait pour qu’il renonce à jouer, on ne pourra pas reprocher à l’ancien Manceau de ne pas tout faire pour l’équipe de France.

"Ma mère m'a dit non, ma copine m'a dit non, ma sœur, mes potes, mon agent, tout le monde m'a dit non. Et moi j'ai dit oui. Encore une heure avant le match Vincent (Collet, le sélectionneur) m'a dit : "Non, tu ne vas pas jouer". J'ai dû le supplier", confesse le joueur de 23 ans. "On ne se rend pas compte du geste qu'il fait en jouant aujourd'hui, de l'amour du maillot bleu qu'il démontre", ajoute l'un de ses proches. "Je connaissais tous les risques, mais rien ne peut remplacer le feeling que j'ai eu. Je ne pouvais pas louper ça. Ces cinq minutes, c'était du pur bonheur", explique Nicolas Batum, dont on ne peut que saluer le caractère, ou l’inconscience.

Collet : "Serrer les fesses"


"Ca veut dire plusieurs choses, qu'il est jeune malgré tout et qu'ils aiment ça, que ce sont des grands passionnés et des amoureux du maillot bleu. Tony (Parker) m'a dit que dans la même situation il m'aurait sans doute demandé la même chose", analyse Vincent Collet, qui ne cache pas qu’il a passé cinq minutes à "serrer les fesses". Ce que confirme Batum : "Vincent était blanc pendant cinq minutes ! Mais voilà, je me devais d'être là." Cinq petites minutes qui ont suffi à démontrer que le joueur de Portland, et peut-être bientôt de Minnesota, est indispensable aux Bleus, et pendant lesquelles l’ailier s’est senti tellement à son aise, qu’il a tenté de grappiller deux minutes de plus sur le parquet. Heureusement sans succès.

Nicolas Batum n’a marqué que quatre points face à la redoutable Espagne, mais il a transmis à ses coéquipiers une passion contagieuse. "Ma mère m'a dit d'y aller doucement. Je n'y suis pas allé doucement du tout ! Je voulais montrer au groupe que j'arrive. Mon dernier match remontait au 21 avril. Ca m'a tellement manqué", raconte l’ancien Manceau, qui est privé d’oppositions depuis le début du rassemblement. "Il était à cran, ces cinq minutes vont l'aider à patienter encore un peu", apprécie Collet, qui espère récupérer définitivement son joueur en fin de semaine à Strasbourg pour le dernier stage avant les Jeux. Batum en tout cas se montre confiant : "Je sais que ça va se régler dans deux-trois jours maintenant. Je ne sais pas avec quelle équipe ça va se faire, mais ça va se régler. Et à Strasbourg, je vais être opérationnel."

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