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Alors qu'il n'a toujours pas signé son nouveau contrat NBA, Nicolas Batum n'est pas autorisé à prendre part à la moindre opposition, mais a insisté pour jouer cinq minutes en amical contre l'Espagne ce dimanche soir. S'il s'était blessé, l'ailier de 23 ans aurait dit adieu à 45 millions de dollars.
Nicolas Batum a pris le plus gros risque de sa carrière de basketteur. En pleine renégociation de son contrat, l’ailier français de Portland n’a plus de couverture d’assurance, et n’est pas autorisé à prendre part à des oppositions, ne serait-ce qu’à l’entraînement des Bleus. Mais ce dimanche, le Trailblazer a insisté pour jouer face à l’équipe d’Espagne en match de préparation aux Jeux Olympiques de Londres, et aurait pu dire adieu à un contrat NBA de 45 millions de dollars s’il s’était blessé. Alors que son entourage et son entraîneur, Vincent Collet, ont tout fait pour qu’il renonce à jouer, on ne pourra pas reprocher à l’ancien Manceau de ne pas tout faire pour l’équipe de France.
"Ma mère m'a dit non, ma copine m'a dit non, ma sœur, mes potes, mon agent, tout le monde m'a dit non. Et moi j'ai dit oui. Encore une heure avant le match Vincent (Collet, le sélectionneur) m'a dit : "Non, tu ne vas pas jouer". J'ai dû le supplier", confesse le joueur de 23 ans. "On ne se rend pas compte du geste qu'il fait en jouant aujourd'hui, de l'amour du maillot bleu qu'il démontre", ajoute l'un de ses proches. "Je connaissais tous les risques, mais rien ne peut remplacer le feeling que j'ai eu. Je ne pouvais pas louper ça. Ces cinq minutes, c'était du pur bonheur", explique Nicolas Batum, dont on ne peut que saluer le caractère, ou l’inconscience.

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