Westermann vibre au chant du Partizan

Basket / Euroligue

Westermann vibre au chant du Partizan

Westermann vibre au chant du Partizan

Jeudi 25 octobre 2012 - 11:15

Jeune exilé français en Serbie, Léo Westermann, ancien capitaine de l'Asvel, a trouvé son bonheur au Partizan Belgrade où les matches de basket ressemblent à une sortie en boîte de nuit.

Alors que ses copains de promotion comme Evan Fournier, nourris au mythe de Tony Parker, franchissent tous l'Atlantique pour la NBA, Westermann a pris, à 20 ans, la direction inverse, à l'Est toute, pour la Serbie et son Partizan.

"La NBA ça fait rêver. C'est là-bas que sont tous les meilleurs joueurs. Mais à la base je préfère cent fois plus le basket européen", raconte à l'AFP le meneur de jeu en route pour Vilnius, son adversaire en Euroligue jeudi.

Pour Westermann, le Partizan n'est pas seulement un instrument pour progresser au contact des meilleurs joueurs d'Europe, lui qui ne cache pas son ambition vis-à-vis de l'équipe de France, qui est "un objectif depuis tout petit" et dans laquelle il a fait une apparition remarquée au début de l'été.

En vérité, il est tombé sincèrement sous le charme du singulier club serbe lorsque celui-ci est venu jouer le Final Four de l'Euroligue à Paris en 2010.

"J'étais à l'INSEP et j'ai vu cette équipe avec une moyenne d'âge de 24 ans rivaliser avec les meilleurs, explique-t-il. Depuis c'était un rêve pour moi de jouer au Partizan", club formateur, souvent cité en exemple par ceux qui affirment que l'argent ne fait pas forcément le bonheur en sport.

Mais le Partizan, c'est aussi et surtout son public exalté qui propose, dans sa mythique salle du Pionir, un magnifique enfer sur terre. "C'est la folie, tu sors de là comme tu sors de disco, avec les oreilles qui bourdonnent. Sur le terrain, tu n'entends pas à un mètre", rapporte Westermann, qui avait bien sûr visionné sur internet les nombreuses vidéos à la gloire des "Grobari", le surnom des supporteurs, mais qui ne s'attendait tout de même pas à ça.

Crédit


"Tous mes amis veulent venir me voir pour cette ambiance. Elle donne des ailes. Contre le CSKA Moscou, j'ai joué 41 minutes et je n'étais pas fatigué. On a perdu mais pour les supporteurs, ce n'est pas important du moment que tu donnes tout. Ils sont incroyables, raconte-t-il. Mon agent (Pedja Materic), qui a joué au Partizan, m'avait prévenu. Mais j'étais quand même étonné lorsque deux minutes après ma signature, j'avais déjà plus de mille messages sur les réseaux sociaux."

L'Asvel, dont il fut le capitaine la saison dernière à seulement 19 ans, avait un projet similaire, la ferveur en moins, avec des jeunes joueurs. Mais il a capoté au fil d'une saison maussade, un épisode sur lequel Westermann ne s'attarde pas, trop préoccupé à mordre à pleines dents dans sa nouvelle vie.

Son match jeudi dernier face au CSKA, où l'entraîneur Dusko Vujosevic l'a laissé 41 minutes sur le terrain pour 15 points et 4 passes, témoigne du crédit dont bénéficie celui qui porte le N.9 sur son maillot, comme Tony Parker.

"Ca se passe vraiment bien. Je suis en pleine confiance et on me fait confiance", dit-il. Pour cela, il travaille, beaucoup, "six heures par jour avec un maximum d'intensité", assurant que la réputation de dureté des entraîneurs des Balkans n'est certainement pas usurpée.

Hors de question du coup de profiter des nuits vibrionnantes de Belgrade, d'autant que "le coach surveille" et que Westermann est venu avec sa copine. Pas grave, pour les ambiances discothèque, il reste toujours le Pionir.

Fil infos Sport

Top Like Articles favoris

Chiffre sport du jour

Phrase sport du jour

Direct Live