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Jeune exilé français en Serbie, Léo Westermann, ancien capitaine de l'Asvel, a trouvé son bonheur au Partizan Belgrade où les matches de basket ressemblent à une sortie en boîte de nuit.
Alors que ses copains de promotion comme Evan Fournier, nourris au mythe de Tony Parker, franchissent tous l'Atlantique pour la NBA, Westermann a pris, à 20 ans, la direction inverse, à l'Est toute, pour la Serbie et son Partizan.
"La NBA ça fait rêver. C'est là-bas que sont tous les meilleurs joueurs. Mais à la base je préfère cent fois plus le basket européen", raconte à l'AFP le meneur de jeu en route pour Vilnius, son adversaire en Euroligue jeudi.
Pour Westermann, le Partizan n'est pas seulement un instrument pour progresser au contact des meilleurs joueurs d'Europe, lui qui ne cache pas son ambition vis-à-vis de l'équipe de France, qui est "un objectif depuis tout petit" et dans laquelle il a fait une apparition remarquée au début de l'été.
En vérité, il est tombé sincèrement sous le charme du singulier club serbe lorsque celui-ci est venu jouer le Final Four de l'Euroligue à Paris en 2010.
"J'étais à l'INSEP et j'ai vu cette équipe avec une moyenne d'âge de 24 ans rivaliser avec les meilleurs, explique-t-il. Depuis c'était un rêve pour moi de jouer au Partizan", club formateur, souvent cité en exemple par ceux qui affirment que l'argent ne fait pas forcément le bonheur en sport.
Mais le Partizan, c'est aussi et surtout son public exalté qui propose, dans sa mythique salle du Pionir, un magnifique enfer sur terre. "C'est la folie, tu sors de là comme tu sors de disco, avec les oreilles qui bourdonnent. Sur le terrain, tu n'entends pas à un mètre", rapporte Westermann, qui avait bien sûr visionné sur internet les nombreuses vidéos à la gloire des "Grobari", le surnom des supporteurs, mais qui ne s'attendait tout de même pas à ça.

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