Une finale rouge passion

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Une finale rouge passion
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Une finale rouge passion

Dimanche 13 mai 2012 - 11:17

Le choc entre l'Olympiakos, sublimé devant ses bouillants supporteurs venus de Grèce en nombre, et le CSKA Moscou, favori malgré tout, promet des étincelles en finale de l'Euroligue de basket-ball dimanche (18h00 GMT) à Istanbul.

Arrivé avec l'étiquette de l'invité surprise sur ce Final Four, l'Olympiakos entend mener la révolution jusqu'au bout et conquérir un deuxième titre, après celui de 1997, l'année où personne ne comptait sur lui.

"Avec les difficultés de la Grèce, on ne savait pas à quoi s'attendre. Et on en a connu des problèmes cette saison. C'est tellement inattendu d'être là qu'on veut profiter de cette finale et la jouer sans pression", lance l'entraîneur des Grecs, le sorcier serbe Dusan Ivkovic, qui a réussi des miracles avec une équipe démembrée et un budget nettement revu à la baisse.

Le meneur de la sélection serbe Milos Teodosic a été l'un de ceux qui ont quitté le Pirée pour atterrir du côté de... Moscou, où il compose un cinq majeur incroyablement fort avec Siskauskas, Kirilenko, Khryapa et Krstic.

"Je suis très heureux de retrouver l'Olympiakos en finale, souligne Teodosic. J'y ai passé quatre saisons magnifiques et je tiens à remercier ses supporteurs qui nous ont soutenu", lors de la victoire 66-64 du CSKA face au Panathinaïkos, le rival honni de l'Olympiakos, vendredi en demi-finale.

"Tout peut arriver"


On y a vu Teodosic, qui a perdu la finale 2010 avec l'Olympiakos face à Barcelone, haranguer le kop du Pirée qui a aussitôt vociféré contre l'ennemi vert. Mais dimanche, il ne lui répondra plus et le Serbe sait que les supporteurs du CSKA ne feront pas le poids face aux passionnés du port d'Athènes.

"L'amour qu'ils nous donnent nous porte littéralement, explique l'intérieur grec Georgios Printezis, qui ne craint personne avec le peuple rouge dans son dos. On ne part pas favoris, dit-il, mais ça a été le cas pour beaucoup de matches cette saison et en fin de compte, on en a gagné un paquet. C'est une finale sur un match. Tout peut arriver et on va jouer notre chance à fond."

Il le faudra car la logique voudrait plutôt que le CSKA remporte son septième titre, tellement son effectif regorge de richesses, dans le sillage de sa superstar Andrei Kirilenko, encore décisif vendredi avec 17 points et 9 rebonds.

Les deux équipes figuraient dans le même groupe du Top 16, le CSKA s'était alors imposé à Athènes (86-78) et avait explosé (96-64) l'Olympiakos à Moscou. "Mais dimanche ce sera un autre match", se méfie le coach lituanien du CSKA, Jonas Kazlauskas, fin connaisseur de la Grèce, dont il a dirigé la sélection nationale, et de l'Olympiakos, qu'il a cornaqué entre 2004 et 2006.

Sur le banc d'en face, Ivkovic, qui fut lui l'entraîneur du CSKA entre 2002 et 2005, misera d'abord sur son meneur Vassilis Spanoulis pour exister dans cette finale où les coeurs vont vibrer et les destins se croiser.

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