Une finale Moscou-Olympiakos

Basket / Euroligue

Une finale Moscou-Olympiakos

Vendredi 11 mai 2012 - 22:32

La finale de l'Euroligue opposera l'Olympiakos, vainqueur surprise 68-64 de Barcelone, au CSKA Moscou qui a détrôné le Panathinaïkos 66-64 au terme d'une partie sulfureuse, vendredi à Istanbul.

Après deux dernières éditions légèrement décevantes, Istanbul a marqué le retour du suspense et la passion "made in Euroligue", compétition qui valorise un basket rude et construit où chaque panier s'arrache au forceps.

Pas de matches à cent points ou plus. Mais des joutes splendides, remplies de sueur et de larmes. Le choc entre le CSKA et le "Pana", les deux géants aux six trophées, en a offert l'illustration, dans une ambiance rendue irréelle par la fougue des supporteurs grecs, déchaînés dans les tribunes.

Si, conformément aux pronostics, le CSKA Moscou est finalement sorti vainqueur du combat de rue, le Pana, formidable de cohésion, a défendu son titre jusqu'au bout, au point d'hériter de la balle de match, après deux loupés étonnants de Milos Teodosic sur la ligne des lancers francs.

L'estocade a été, pour une fois, assez piteusement ratée par Dimitris Diamantidis, le héros et meilleur joueur du dernier Final Four, qui n'a pas réussi à armer son tir lors des huit secondes à la disposition des Grecs.

"La dernière possession je m'en +fous+, l'a défendu son entraîneur Zeltjko Obradovic. On avait 39 minutes et 52 secondes pour gagner le match avant. Ce que je retiens, c'est qu'on a fait un match quasiment parfait face à une équipe qui est N.1 dans presque tous les compartiments statistiques."

"Moi j'ai passé les huit dernières secondes à prier sur le banc pour que le Pana ne marque pas sur sa dernière action", a raconté Teodosic, soulagé que son double ratage n'ait pas été fatal à son équipe. "En fin de compte on a juste eu un peu plus de chance", a ajouté le meneur serbe.

La surprise Olympiakos

Mais le CSKA a aussi du mérite, dont celui d'avoir su absorber un premier quart-temps catastrophique, perdu de quatorze points, pour engager un bras de fer haletant où les deux équipes se sont rendu coup sur coup.

Avec d'un côté Andrei Kirilenko, décisif (17 points, 9 rebonds et 4 contres) après un zéro pointé dans le premier quart d'heure. Et de l'autre, Sarunas Jasikevicius (19 points) qui, à 36 ans, a retrouvé ses jambes de jeune premier.

Au final, la victoire du CSKA est logique au vu de sa saison et de son effectif, luxueux jusqu'au bout du banc. Avec un cinq majeur digne des play-offs NBA (Teodosic, Siskauskas, Kirilenko, Khryapa, Krstic) et un formidable joker offensif en la personne du jeune Alexey Shved (15 points), le CSKA s'est donné les moyens de reconquérir ce septième titre qui lui échappe depuis 2008.

Reste à battre le deuxième géant grec qui a créé une des plus grosses surprises de ces dernières années en dominant le Barça dans l'autre demi-finale.

Prenant la tête d'entrée, les homme du Pirée ont résisté jusqu'au bout au retour des Catalans, aussi pâles que leur maillot bleu clair, pour prendre leur revanche sur la finale perdue en 2010 à Paris.

Comme souvent, c'est Vassilis Spanoulis qui a été décisif pour les Grecs avec 21 points et un panier primé crucial à une minute de la fin. L'Olympiakos compte de nouveau sur lui dimanche pour viser un deuxième titre après 1997.





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