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Avec l'arrivée de Nicolas Batum pour la durée du lock-out en NBA, Nancy a réalisé un investissement particulièrement rentable, l'ailier tricolore se montrant indispensable pour le club tant en Championnat qu'en Euroligue. Dans le coeur des supporters de Nancy, le 11 est un chiffre fétiche. C'est le 11 juin que le club a décroché son deuxième titre de champion, en battant Cholet en finale, et c'est le 11 août que Batum a paraphé son contrat avec le club jusqu'à la fin du lock-out.
Depuis, Nancy, qui reçoit Bilbao jeudi lors d'un match déjà crucial pour son avenir en Euroligue, se frotte les mains d'avoir bénéficié d'un tel renfort. D'autant qu'il n'a pas eu à faire de folies financières pour attirer l'ailier volant des Portland Trailblazers. Le salaire mensuel du joueur serait compris dans une fourchette allant de 13.000 à 18.000 euros, selon des sources concordantes. Un chiffre sans doute quatre à cinq fois inférieur à ce qu'un joueur d'une telle stature aurait pu prétendre gagner dans un autre club européen. Nancy a aussi à sa charge un tiers du montant de l'assurance couvrant Batum, laquelle s'élève à 100.000 euros, selon le conseiller financier du joueur, cité cette semaine par l'Equipe.fr. Les deux-tiers restants sont à la charge du joueur. C'est la volonté de l'ancien Manceau de se rapprocher de sa famille, tout en jouant l'Euroligue, qui l'a poussé à consentir ce gros effort financier et a permis à Nancy de réaliser une opération en or.
En s'attachant les services de l'ailier, médaillé d'argent avec les Bleus et deuxième meilleur marqueur de l'équipe derrière Tony Parker (avec 13,8 points) à l'Euro en septembre, le Sluc savait qu'il avait réussi un coup médiatique mais aussi, et surtout, sportif.
Après son revers initial à Cantu (69-80), Nancy n'a déjà plus aucun droit à l'erreur face à Bilbao, qu'il reçoit jeudi (20h45) lors de la 2e journée de l'Euroligue messieurs de basket-ball.
Avec huit matches encore à disputer après celui-ci, il pourrait paraître prématuré de spéculer ainsi sur l'avenir du champion de France. Le Sluc aurait amplement le temps de se remettre de deux premières défaites.
Oui, mais voilà: Cantu et Bilbao sont a priori les deux équipes que les Nancéiens doivent reléguer derrière eux pour espérer devenir la première équipe française, depuis Pau-Orthez en 2007, à atteindre le Top 16.
Les autres clubs du groupe A, Fenerbahçe, Vitoria et Olympiakos, paraissent bien au-dessus du lot. Même si les Grecs ont commis un impair la semaine passée à... Bilbao, victorieux 76 à 61.
L'indication que ce n'est pas une petite équipe qui se présente jeudi soir en Lorraine, même si Bilbao participe pour la première fois à l'Euroligue.
Le club basque avait atteint la saison dernière la finale du Championnat d'Espagne, après avoir éliminé le Real Madrid en demi-finale, et n'avait cédé que devant le grand FC Barcelone, sans démériter.
"Bilbao est aujourd'hui encore meilleur avec l'arrivée de nouveaux joueurs, de bons joueurs qui ont l'expérience de l'Euroligue. Après leur victoire contre Olympiakos, qui peut douter de leur potentiel", constate l'entraîneur nancéien Jean-Luc Monschau.
Plus de régularité
Même si l'intérieur belge Axel Hervelle, blessé à un genou avant l'Euro en Lituanie, est à peine rétabli et ne devrait sortir que quelques minutes du banc, l'équipe dirigée par l'entraîneur grec Fotios Katsirakis dispose de nombreux autres atouts.
Toujours dangereux offensivement, l'ailier espagnol Alex Mumbru devrait proposer un défi intéressant à Nicolas Batum. L'ailier croate Marko Banic, MVP (meilleur joueur) de l'Eurocoupe en 2009-2010, a été le meilleur marqueur (23 points) face à Olympiakos.
Mais Nancy ne devra pas non plus négliger un autre joueur, qui avait fait bien des misères à l'équipe de France à l'Euro: le meneur letton Janis Blum, auteur de 32 points face aux Bleus.
Pour battre les Espagnols, Nancy devra d'abord se montrer plus régulier qu'à Cantu. En Italie, il avait réussi vingt premières minutes de haut vol. Mais Cantu avait ensuite trouvé le moyen de ralentir le tempo du match et les Nancéiens étaient partis à la dérive.
"On est un peu déçu car on avait les moyens de les battre chez eux", observe Adrien Moerman. "Mais on apprend... On est encore un peu jeune dans cette Euroligue".
"Il faudra perdre moins de ballons (20 à Cantu, NDLR) et mieux jouer en deuxième mi-temps", reprend l'ailier fort.
Le Sluc sera toujours privé du jeune pivot Abdelkader Sylla. Blessé au poignet gauche, il est encore indisponible pour deux semaines.



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