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L'Olympiakos champion d'Europe

L'Olympiakos champion d'Europe

C'est une énorme sensation, autant sur le fond que par la forme, puisque les Grecs ont compté 19 points de retard à 12 minutes de la fin avant de renverser la vapeur et s'imposer sur un panier de Printezis au buzzer.

La salle, investie par 5000 supporteurs de l'Olympikakos, a alors basculé dans une douce folie alors que les joueurs du CSKA, le grandissime favori de cette finale et de la saison tout court, n'en revenaient pas, effondrés.

Ils avaient pourtant contrôlé la partie comme prévu, menant 53-34 grâce aux paniers primés de Teodosic, l'activité de Kirilenko et une énorme pression défensive. Personne dans la salle n'aurait alors cru à un revirement: la victoire du CSKA était limpide et tellement logique.

Sauf pour les joueurs du Pirée qui ont grignoté peu à peu leur retard pour venir coiffer sur le poteau une équipe russe qui a terminé sur un 1 sur 4 sur la ligne des lancers francs.

Pour les supporteurs de l'Olympiakos, l'histoire était d'autant plus délicieuse qu'elle a eu lieu sous les yeux de leur rivaux du Panathinaïkos, le tenant du titre et quatrième dimanche après sa défaite face à Barcelone.

Mais si le scénario de la finale a été complètement dingue, le résultat brut ne l'est pas beaucoup moins. Car comme le rappelait encore samedi l'entraîneur serbe Dusan Ivkovic, déjà sur le banc lors de la première victoire des Rouges en 1997: "Personne n'aurait pu imaginer qu'on se retrouve là."

Ivkovic, le sorcier


Car l'Olympiakos, vainqueur de Barcelone vendredi en demi-finales, a énormément souffert de la crise économique en Grèce. Ce n'est pas à proprement parler devenu un club pauvre mais il a dû considérablement réduire la voilure par rapport aux années précédentes où il était l'un des plus puissants.

Pris dans le tourmente de la crise grecque, le club du Pirée a vu son budget fondre et a dû laisser partir plusieurs gros salaires comme le meneur serbe Milos Teodosic, parti à... Moscou, au mauvais moment.

Son effectif reste respectable, avec notamment Vassilis Spanoulis, élu meilleur joueur du Final Four. Mais il n'a rien à voir avec celui du CSKA.

Difficile en coulisses, la saison l'a également été sur le terrain où les Grecs ont connu huit défaites, à comparer avec les trois revers seulement du CSKA Moscou, tombé de très haut dimanche.

Mais après avoir échoué en finale en 2010, alors qu'il était au sommet de sa puissance, l'Olympiakos a réussi au moment où on le sentait le moins capable.

Le principal mérite en revient sans doute au sorcier serbe Ivkovic, seul entraîneur à avoir gagné les quatre différentes Coupes européennes et timonier de la Yougoslavie championne du monde et triple championne d'Europe.

Dimanche, sa magie a encore fonctionné et précipité le CSKA et son armée de colonels dans le fossé pour un sacre absolument incroyable.




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