Avec Batum, Nancy vise le Top 16

Basket / Euroligue

Avec Batum, Nancy vise le Top 16

Avec Batum, Nancy vise le Top 16

Mercredi 19 octobre 2011 - 9:24

Nancy retrouve à partir de mercredi l'Euroligue, devenue un monde impitoyable pour les équipes françaises réduites à cultiver des rêves modestes, comme une qualification pour la deuxième phase. Un atout toutefois dans la manche du club de Meurthe-et-Moselle : Nicolas Batum l'accompagnera tant que durera le lock out en NBA.

A défaut de Final Four ou même de titre, l'Hexagone fantasme sur ce fameux Top 16 qui constitue déjà "un grand défi" pour les budgets légers des clubs français, comme le sait l'entraîneur lorrain Jean-Luc Monschau. Pau-Orthez reste le dernier à y être arrivé, en 2007. Depuis ils sont sept équipes à s'y être essayées, en vain, dont Nancy, qui a connu une première expérience douloureuse en 2008/09, avec deux victoires en dix matches.

"On avait un groupe très dur avec le "Pana", qui a gagné cette année-là, Sienne et Barcelone. Mais on avait quand-même été à deux minutes du Top 16 lorsqu'on menait à Kaunas. Ces deux minutes, il faudra les trouver quelque part", souligne Monschau, tombé cette saison dans un groupe moins effrayant mais plus homogène où les gros (Olympiakos, Vitoria, Fenerbahçe) sont un peu plus petits et les petits (Bilbao, Cantu) un peu plus gros. "Ce groupe n'est pas plus facile, clame Monschau. Bilbao et Cantu, dont on me dit que ce sont les équipes les moins fortes, sont pour moi énormes. Je ne parle même pas de Vitoria et encore moins d'Olympiakos ou de Fenerbahçe. Mais je ne veux pas être défaitiste, on va se battre."

Comme tous les ans, la feuille de route est claire. Il faudra laisser deux équipes derrière soi et le champion de France a donc intérêt à gagner ses matches à domicile contre Cantu et Bilbao et en grapiller un à l'extérieur, ou compter sur un exploit face à l'un des trois favoris.

Batum pour flamber


Le premier rendez-vous, mercredi à Cantu, revêt dès lors déjà une grande importance pour le Sluc qui n'a encore jamais gagné à l'extérieur en C1. Sur le papier, Cantu est certes un monstre avec dix Coupes d'Europe gagnées entre 1973 et 1991. Mais ces temps sont loin et c'est aujourd'hui sans doute l'adersaire le plus accessible pour Nancy. "Mais c'est une équipe qui se connaît bien car la plupart des joueurs évoluent ensemble depuis trois ans", prévient Monschau en désignant notamment les vieux grognards italiens comme Denis Marconato et Gianluca Basile, qui deviendra mercredi le quatrième joueur après Théo Papaloukas, JR Holden et Laka Lakovic à atteindre la barre des 200 matches en Euroligue.

Nancy, où seul le jeune pivot Abdelkader Sylla, blessé au poignet gauche, manque à l'appel, compte d'abord sur Nicolas Batum pour flamber, d'autant que l'ailier de Portland devrait sauf levée de grève soudaine en NBA rester au moins jusqu'à la fin de la première phase le 22 décembre. Comme quatre autres joueurs du Sluc (Samnick, Akingbala, Amagou, Moerman), Batum a déjà connu l'Euroligue et son lot de défaites. C'était avec l'équipe du Mans et il avait alors moins de 20 ans. Il a aujourd'hui envie de montrer les progrès accomplis depuis. Nancy reste pour autant le petit poucet du groupe. "On était dans le sixième chapeau lors du tirage au sort", rappelle Monschau. Pour gagner le droit de rêver, le Sluc n'aura d'autre choix que de se surpasser.

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