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Nancy retrouve à partir de mercredi l'Euroligue, devenue un monde impitoyable pour les équipes françaises réduites à cultiver des rêves modestes, comme une qualification pour la deuxième phase. Un atout toutefois dans la manche du club de Meurthe-et-Moselle : Nicolas Batum l'accompagnera tant que durera le lock out en NBA.
A défaut de Final Four ou même de titre, l'Hexagone fantasme sur ce fameux Top 16 qui constitue déjà "un grand défi" pour les budgets légers des clubs français, comme le sait l'entraîneur lorrain Jean-Luc Monschau. Pau-Orthez reste le dernier à y être arrivé, en 2007. Depuis ils sont sept équipes à s'y être essayées, en vain, dont Nancy, qui a connu une première expérience douloureuse en 2008/09, avec deux victoires en dix matches.
"On avait un groupe très dur avec le "Pana", qui a gagné cette année-là, Sienne et Barcelone. Mais on avait quand-même été à deux minutes du Top 16 lorsqu'on menait à Kaunas. Ces deux minutes, il faudra les trouver quelque part", souligne Monschau, tombé cette saison dans un groupe moins effrayant mais plus homogène où les gros (Olympiakos, Vitoria, Fenerbahçe) sont un peu plus petits et les petits (Bilbao, Cantu) un peu plus gros. "Ce groupe n'est pas plus facile, clame Monschau. Bilbao et Cantu, dont on me dit que ce sont les équipes les moins fortes, sont pour moi énormes. Je ne parle même pas de Vitoria et encore moins d'Olympiakos ou de Fenerbahçe. Mais je ne veux pas être défaitiste, on va se battre."
Comme tous les ans, la feuille de route est claire. Il faudra laisser deux équipes derrière soi et le champion de France a donc intérêt à gagner ses matches à domicile contre Cantu et Bilbao et en grapiller un à l'extérieur, ou compter sur un exploit face à l'un des trois favoris.



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