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JD Jackson (entraîneur du Mans): "On a stoppé Nancy défensivement. On a une équipe avec beaucoup d'attaquants de talent, mais aussi très forts en défense et on l'a prouvé ce soir. Une fois qu'on a créé l'écart, on a gagné au métier. On a encore des choses à faire, encore du pain sur la planche. L'évolution est constante dans ce groupe et sur ce point-là, on a des arguments".
Alain Koffi (intérieur du Mans): "On a annoncé qu'on voulait le triplé, il fallait pour cela absolument gagner cette finale. Notre motivation était totale pour ce match. On a bien contrôlé la partie. On a été capable de rester lucide au moment ou Nancy a un peu poussé. En championnat, on avait arrêté de jouer lorsqu'ils avaient durci le jeu physiquement sur la fin. Sur ce point, on a beaucoup progressé. On a continué à jouer ce soir".
Steed Tchicamboud (meneur de Nancy): "Nous sommes bien partis dans le match mais on se croyait déjà arrivés. On a déjoué, on a perdu 17 ballons alors qu'en championnat on en avait perdu 5 contre eux, c'est beaucoup trop. Mais on a prouvé que, même en +mangeant des cartons+ en Euroligue, on a su se relancer".
Jean-Luc Monschau (entraîneur de Nancy): "Le Mans a mieux joué que nous dans tous les aspects de jeu. On a l'impression qu'on est un peu en bout de course après avoir gagné onze matches de suite. On est un peu dans le dur. On n'est pas sorti avec la fraîcheur nécessaire sur cette finale. On a perdu le combat physique. On a été outrancièrement dominé au rebond et on a connu trop de déchet en attaque. L'absence de Victor Samnick a eu une incidence considérable. Depuis mi-décembre on joue avec deux intérieurs blessés en moyenne."
Le Mans a remporté la troisième Coupe de France de son histoire en s'imposant largement face à Nancy en finale (79-65), dimanche à Paris-Bercy. Déjà vainqueur de la Semaine des As en février dernier, le club sarthois est en lice pour une improbable triplé, avec le championnat de France en ligne de mire.
Le Mans a remporté la troisième Coupe de France de son histoire après son écrasante victoire (79-65) sur Nancy en finale dimanche à Paris-Bercy.
Vainqueur du trophée en 1964 et 2004, le MSB empoche par ailleurs son deuxième titre de la saison après avoir gagné la Semaine des As en février.
A l'heure d'attaquer les quarts de finale de Pro A samedi face à Gravelines, le club sarthois peut toujours viser un formidable triplé, que Pau-Orthez a été le dernier à réaliser en 2003. Et sera difficile à arrêter s'il continue à afficher le même niveau de jeu que dimanche.
On était loin d'envisager un tel scénario du côté du Mans voilà encore trois mois. Meurtri par une campagne décevante en Euroligue, aphone en Championnat, le groupe était au bord de l'implosion, avec notamment un Dewarick Spencer traversant l'hiver comme un zombie.
L'arrivée du meneur Bobby Dixon, incontestable MVP de la finale avec 24 points, 8 passes et 6 rebonds dimanche, et le réajustement tactique de l'entraîneur JD Jackson ont transformé le visage de l'équipe qui, depuis, avance sur un nuage.
Solide à l'intérieur où le MVP français Alain Koffi (20 points, 5 rebonds) abat un travail colossal, génial par moments sur les lignes arrières, Le Mans a déroulé son catalogue face à Nancy, groggy sous la pression défensive du MSB.
Passé un début de match brouillon en attaque, les Manceaux ont rapidement fait la différence en isolant Ricardo Greer et en verrouillant le rebond. Ils se sont échappés sur leur talent offensif, d'abord celui de Spencer pour gagner la mi-temps avec un avantage déjà conséquent (40-26).
Un très mauvais début de deuxième période a permis aux Nancéiens de revenir un instant dans la course. Mais jamais de s'approcher à moins de huit points à cause d'un Dixon roublard à la mène, multipliant les fautes provoquées et marquant un panier primé pour retourner sur l'autoroute (56-39, 29e).
Le quatrième as du Mans, David Bluthenthal, réinstallé dans un rôle de sixième homme depuis trois mois, a fini par assommer Nancy pour de bon au début du dernier quart-temps. Comme pour souligner la richesse en talents d'une équipe qui, après avoir failli sombrer, pourrait tout casser cette année.



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