La France condamnée à un 8e délicat

Basket / Mondial Basket 2010

La France condamnée à un 8e délicat

La France condamnée à un 8e délicat

Jeudi 2 septembre 2010 - 23:10

Battue par la Nouvelle-Zélande (82-70), l'équipe de France est reléguée à la quatrième place et affrontera la Turquie chez elle en huitième de finale. La suite s'annonce difficile...

La France s'est condamnée au 8e de finale le plus difficile qu'elle pouvait redouter, face à la Turquie, le pays hôte, en s'inclinant 82-70 face à la Nouvelle-Zélande dans le tour préliminaire du championnat du monde de basket.

Avec ce deuxième revers consécutif après trois victoires, la France termine quatrième de son groupe D. Elle affrontera la Turquie, l'un des sérieux prétendants à la couronne mondiale, dimanche.

Nicolas Batum, ailier de l'équipe de France, est lucide : "On a montré une sale, sale image du basket français aujourd'hui. On a trop pensé aux calculs, trop pensé à l'adversaire en huitièmes. On n'approche pas ce match comme il faut. On se bat bien en deuxième mi-temps mais dans l'euphorie c'était dur de les stopper. Dans les vestiaires on voulait gagner le match. Bon, au fur et à mesure on sentait que le match nous échappait. On a ce qu'on mérite." Florent Pietrus, ailier-fort de l'équipe de France, est conscient des faiblesses de l'équipe : "Individuellement et collectivement on n'était pas prêts. On fait peut-être trop attention à l'adversaire en huitièmes. On voulait gagner mais l'entame du match nous a montré le contraire. On n'a pas l'impression d'avoir joué un match à la vie, à la mort. Maintenant il faut assumer ce qu'on a fait et aller créer l'exploit face à la Turquie. On n'aura rien à perdre. Il faut qu'on montre une meilleure image. Depuis hier (mercredi) on donne l'image d'une équipe faible mentalement."

Vincent Colle, sélectionneur de l'équipe de France, est désemparé : "C'est une désillusion totale. Plus que le résultat c'est surtout la façon dont on a abordé le match, en particulier ce deuxième quart-temps. On a eu une attitude laxiste, confortable. Manifestement tout le monde n'avait pas compris la difficulté de ce match. Quand on l'a fait il était déjà un peu trop tard. Et sur la fin de match on a refait des erreurs presque inimaginables. Sur les dernières possessions on commet des erreurs successives. On ne fait pas la dernière faute à quinze secondes de la fin. C'est notre manque de maturité. Je pensais qu'on avait franchi un cap. Maintenant on est face à un Everest. Il faut qu'on digère tout ça. Faut qu'on fasse le point et qu'on tente l'exploit." Boris Diaw, capitaine de l'équipe de France, ne cache pas non plus sa déception : "C'est dommage. Je pense qu'il y a des paniers "alléluia" sur la fin de match, ça peut pencher d'un côté comme de l'autre. C'est avant ça qu'il fallait faire un meilleur match. On a baissé de régime. Aujourd'hui, on mérite d'être à la quatrième place, on joue de moins en moins bien, jour après jour. On a un peu sombré. Mais on sait que ce n'est pas fini."

Fil infos sport

Direct Live

Chiffre du jour

Phrase du jour