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La France réalise l'exploit de la première journée aux Championnats du monde en Turquie. Les joueurs de Vincent Collet battent l'Espagne, championne du monde en titre, 72 à 66. Menée d'un seul point à la mi-temps, la France est passée en tête à 4'20 de la fin du match pour ne plus lâcher le commandement. Un résultat inimaginable après les matches de préparation.
Etait-ce bien cette même équipe de France, celle qui s'est inclinée cinq fois sur sept lors des matches de préparation ? Bien sûr que non. Les joueurs étaient les mêmes, pas l’équipe. Impossible.
Les Bleus, au moment où on les en pensait le moins capables, puisque privés d'une bonne demi-douzaine de ses joueurs majeurs, dont Tony Parker, dominent la meilleure équipe au monde de ces quatre dernières années. Une Espagne, championne du monde en titre, championne d'Europe en 2009 et finaliste des Jeux olympiques de Pékin. Alors qu'on leur promettait une punition, les Français ont totalement déjoué les pronostics en s'appuyant sur une défense héroïque.
Rapidement menés de douze points, ils ont réussi à revenir à hauteur de leur adversaire juste avant la pause, s'accrocher dans leur sillage pendant un quart d'heure pour finalement leur passer devant dans les cinq dernières minutes. Cette victoire est d'autant plus étonnante que Nando De Colo, le meneur titulaire en l'absence de Parker, n'a joué que huit minutes. Ce sont trois joueurs du Championnat de France, Alain Koffi (11 points), Andrew Albicy (13 points) et Mickaël Gelabale (16 points) qui ont été les acteurs décisifs de la victoire française, la première sur l'Espagne depuis cinq ans. Boris Diaw et Nicolas Batum (14 points) ont été précieux tout le long du match par leur expérience.
Le Mondial ne pouvait pas mieux commencer pour les Français qui doivent désormais confirmer dès dimanche face au Liban dans un match où ils partiront cette fois nettement favoris. Pas forcément le rôle préféré des Français.


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