La France, ébranlée par sa défaite contre la Turquie en demi-finale, va essayer de se remobiliser pour aller décrocher une médaille de bronze, le seul métal manquant à sa collection, face à la République tchèque.
La nuit fut longue pour les Françaises, passée à ressasser les images de ces ballons perdus, de ces tirs manqués, de ces fautes bêtes, au cours d'une fin de match au couteau conclue par ce revers imprévisible contre la Turquie (62-68 a.p.). "Il faut digérer", admet Pierre Vincent. "Tout le monde était déçu. On s'est parlé. Ca fait parti du passé maintenant. Il faut passer à la suite, c'est à dire à la médaille."
Les Bleues, inconstantes depuis le début de l'Euro, ont perdu leur titre devant une équipe de Turquie enthousiaste et totalement inattendue à ce niveau, un peu à l'image de ce qu'elles avaient elles-mêmes réussi en 2009. "Le souci a été plus tactique qu'autre chose", estime l'entraîneur français. Les Françaises, à qui tout avait souri deux ans plus tôt en Lettonie, ont été confrontées à leurs limites, dès lors que leurs intérieures, si dominatrices en quart de finale contre la Lituanie, ont été contenues. "On a un secteur intérieur athlétiquement dominant, mais pas forcément techniquement", constate Pierre Vincent.
"On nous voit plus beaux qu'on est", ajoute-t-il. "Le niveau athlétique, la discipline, l'engagement, tout ça on l'a. Mais après, sur la qualité technique, sur l'adresse extérieure, on est faible. On a des athlètes, mais on a une éducation basket modeste."
Pour décrocher une sixième médaille européenne, après l'or de 2001 et 2009, et l'argent de 1970, 1993 et 1999, les Bleues devront vaincre les Tchèques, les vice-championnes du monde qui ont été englouties en demi-finale (53-85) par le talent individuel et collectif des Russes.
Les Françaises connaissent sur le bout des doigts la République tchèque, qu'elles ont battue deux fois en préparation à l'Euro. "C'est un basket qui nous convient mieux", convient le sélectionneur.


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