Il y a toujours un champion à Lyon

Basket / Pro A

Il y a toujours un champion à Lyon
Réactions

Vincent Collet (entraîneur de l'ASVEL) : "On ne va pas renier les efforts de l'équipe mais même si vous défendez bien, l'adversaire n'est pas obligé de faire 24% de réussite aux tirs. On va chercher plusieurs passes et on trouve les bons shooteurs."

Amara Sy (élu MVP de la finale): "Quand ça va bien, ça va bien... Ce soir je suis content. On a réussi à gagner le titre après une saison très enrichissante pour tout le monde. On a connu des moments difficiles. Mais c'est un bon groupe. Quitte à choisir un titre, je voulais celui de champion de France, c'est le +must+."

Laurent Sciarra (meneur d'Orléans): "On peut dire qu'on est passé à côté de notre match. On a été super maladroit. On perd douze points aux lancers francs. On s'est précipité. On a +surjoué+. Ils nous ont empêchés de jouer sur nos pivots. Ils nous ont forcés à jouer au large."

Philippe Hervé (entraîneur d'Orléans): "C'est assez facile à analyser. A partir du moment où vous n'avez pas de rentabilité sur les shoots à deux points et aux lancers francs, cela complique énormément les choses. Les points qu'on pouvait marquer, les smashes ratés ou autres, ça représente au moins une quinzaine de points."

Il y a toujours un champion à Lyon

Samedi 20 juin 2009 - 19:21

Lorsque l'ASVEL a remporté son dernier titre de champion de France, le règne de l'Olympique Lyonnais sur le championnat de France a débuté. Le titre abandonné par l'OL, Villeurbanne reprend le flambeau en s'imposant à Bercy en finale de la Pro A devant Orléans (55-41).

Villeurbanne devient le sixième champion différent en six ans. Le premier depuis dix ans, après Pau en 1999 et 2003, a été titré après avoir remporté la saison régulière. Depuis que la Ligue nationale de basket (LNB) a instauré la formule d'une finale sur un match sec, en 2005, aucune équipe n'a encore réussi à remporter le trophée à deux reprises. Ce titre signe définitivement le grand retour de la "vieille dame" du basket français sur le devant de la scène nationale, après avoir mis fin à six ans de disette l'année dernière grâce à une victoire en Coupe de France.

Les joueurs de Vincent Collet ont fait la différence sur leur défense et leur maturité, face à un Orléans d'une maladresse rare à ce niveau. Ils ont pris les devants sur un 19-0 au deuxième quart-temps pour ne plus lâcher leur proie, d'une incroyable faiblesse aux tirs (24%) et aux lancers francs (8 sur 20).

Après des années passées à se structurer en coulisses, l'Asvel, qui aura deux millions de budget supplémentaires la saison prochaine grâce à l'investissement de Tony Parker, paraît bien placée pour mettre fin à ce chamboulement permanent. C'est le dix-septième sacre national, le premier depuis 2002, pour l'Asvel qui succède à Nancy, que les joueurs de Vincent Collet avaient difficilement battu en demi-finale. Il lui offre la garantie de disputer le tour principal de d'Euroligue la saison prochaine. Orléans, montée en ProA il y a trois saisons seulement, ne sait pas encore s'il sera directement qualifiée pour le tour principal ou s'il devra passer par un tour préliminaire, comme Le Mans, troisième équipe française qualifiée pour la compétition reine.

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