Le nouveau visage de la Conférence Ouest
Samedi 7 janvier 2012 - 11:26
Après d’âpres discussions entres propriétaires et joueurs, le lock-out qui pouvait annuler la saison a pris fin. La saison 2011/12 est enfin lancée et il semblait plus qu’opportun de dresser un petit bilan des forces en présence après 10 jours de compétions.
A tout seigneur, tout honneur ! Vainqueur de leur premier trophée au mois de juin dernier au détriment du Heat de Miami (4/2), la grande question qui hante tous les esprits torturés des supporters des Mavs est de savoir si la bande à
Dirk Nowitzki (33 ans, 2.13 m) peut réaliser le fameux « Back to back » et devenir ainsi depuis les Lakers de Los Angeles du duo Bryant/O’ Neal (1999/2000/2001) la première équipe à garder son titre. A la vue de son effectif actuel, des départs, des arrivées, la tendance serait plutôt négative ! Du cinq majeur qui avait botté les fesses des « Heatles » en finale, trois pièces maitresses, Tyson Chandler (30 ans, 2.16m), Caron Butler (22 ans, 2.01m) et J.J. Barea (27 ans, 1.83m) manquent à l’appel. Le transfert du pivot Tyson Chandler vers les Knicks de New-York est une véritable catastrophe. L’ancienne star de Dominguez High School laisse un grand vide dans la raquette et malheureusement pour les Mavs, aucun joueur de son envergure n’a été recruté. Le départ de Caron Butler qui a décidé de tenter sa chance aux Clippers, est une perte également conséquente. Homme à tout faire, complet, besogneux, adroit au tir, son absence dans la rotation que met en place l’entraineur
Rick Carlisle se fait très vite ressentir. Les arrivées du jeune ailier Corey Brewer (25 ans, 2.06 m) en provenance des
Denver Nuggets et du vétéran Brandon Haywood (33 ans, 2.13m), ne peuvent à eux seuls permettrent de cadenacer les velléités adverses sous les panneaux. Enfin, le transfert du meneur Portoricain J.J. Barea vers Minnesota, qui avait été immense en play-offs, laisse
Jason Kidd bien seul pour mener le jeu des Mavs.
Rien n’est moins sûr !Alors oui, sans aucun doute possible, la venue du meilleur 6ème homme de la ligue en la personne de
Lamar Odom (33 ans, 2.08m) en provenance des Lakers est assurément l’un des meilleur deal de l’année. Joueur talentueux et d’expérience, la nouvelle star de la TV réalité va très certainement permettre à Dirk Nowitzki et à
Jason Terry de souffler un tant soit peu au niveau du scoring. Le cinq de départ de l’exubérant propriétaire milliardaire Mark Cuban a encore fière allure : Jason Kidd (38 ans, 1.93m),
Shawn Marion (33 ans, 2.01m), Jason Terry (34 ans, 1.88m), Lamar Odom et Dirk Nowitzki. Le banc (si important en
NBA !) est assez fourni avec en autre les vieillissants mais toujours talentueux
Vince Carter (34 ans, 2.00m) et Brian Cardinal (35 ans, 2.03m). Les deux frenchies,
Ian Mahinmi (25 ans, 2.11m) et Rodrique Beaubois (23 ans, 1.88m) pourraient se voir décerner des « fonctions » importantes au sein de l’équipe à la vue des départs enregistrés. Au final, l’effectif demeure très expérimenté, très talentueux mais la faiblesse du jeu à l’intérieur pourrait être très préjudiciable et l’âge des principaux protagonistes un problème pour cette saison certes raccourcie mais très exigeante sur le plan physique. L’autre question que l’on est en droit de se poser est de savoir si Dirk Nowitzki retrouvera son niveau de jeu stratosphérique de la saison dernière. L’allemand, qui vient de livrer sa plus belle partition depuis son arrivée à Dallas en 1998, va-t-il avoir le courage de repartir vers l’avant maintenant qu’il a enfin atteint la consécration suprême ? Rien n’est moins sûr !
Début de saison : Après huit matchs disputés, le constat est inquiétant ! Dixième de la Conférence avec un maigre bilan de cinq défaites pour seulement trois victoires, Dallas n’a pas encore réussi à lancer sa saison. Etrillé à domicile par le Heat lors du premier match d’ouverture (105/94), mais également par Denver et Oklahoma (deux fois !) les champions en titre n’ont pas encore atteint le niveau de jeu qui leur avaient permis de survoler les play-offs l’année dernière. Incapables d’imposer sur l’ensemble de 48 minutes leur style de jeu, les coéquipiers du dernier MVP des Finals sont hors sujet aussi bien physiquement que psychologiquement. Les Mavs sont donc déjà à classer au rang d’outsider à leur propre succession ? Les deux derniers matchs remportés à domicile contre Phénix mais surtout Oklahoma avec un écart final conséquent de 23 points (100/87) peut-il néanmoins faire office de « match référence » ? Oui, si les joueurs cadres tels que Nowitzki (surtout lui !), Kidd, Marion, Odom et Terry arrivent soir après soir à renouveler ce genre de performances statistiques et trouver par la même occasion une vraie cohésion d’équipe. Non, si le rythme physique de l’enchainement des matchs est trop rapide pour les vieilles jambes des cadres. Comme prévu, Dirk Nowitzki est à court de forme et de son propre aveu, il ne retrouvera son meilleur niveau (s’il le retrouve !) que dans trois semaines. Même cas de figure pour Jason Kidd et Jason Terry. La perte de Tyson Chandler à l’intersaison s’est fait très vite fait ressentir surtout que Lamar Odon navigue tant soit peu en eau trouble pour le moment avec seulement une moyenne de 6.6 points par rencontre. Le banc composé de Vince Carter, de Rodrique Beaubois et d’Ian Mahinmi en autre, se doit d’être plus efficace sur la durée d’un match et non sur quelques minutes en fin de quart temps. Alors bien sur, la franchise Texane devrait assez vite remonter au classement si son jeu se met enfin en place et si l’Allemand retrouve sur le long terme son niveau. Mais il serait bien impétueux de croire que les Mavs vont finir dans les quatre premières places de la Conférence évitant ainsi de rencontrer un favori au titre lors du premier tour des play-offs.
Lakers de Los Angeles : avis de tempête à la Cité des Anges
C’est malheureux à dire, mais dans la vie le bonheur des uns fait toujours le malheur des autres ! Suite à des années dorées qui ont vu l’une des franchises la plus populaire qui soit empiler les titres comme on enfile des perles, il semblerait que le vent ait décidé de tourner pour l’équipe emmené par l’unique et irremplaçable
Kobe Bryant (33 ans, 2.00m, 5 titres). Outre le départ à la retraite du coach légendaire
Phil Jackson (67 ans, 9 titres NBA) pour cause de lombaires douloureuses et autres « problèmes » familiaux avec les propriétaires, les coéquipiers du plus fameux numéro 24 ont vu l’un des leurs les « trahir » en quittant le navire. Lamar Odon, le meilleur 6ème homme de la NBA, une des pièces maitresses de la rotation californienne, a été contraint de faire ses valises direction le Texas et plus précisément Dallas. Il laisse un immense vide sur le parquet mais également au sein du vestiaire. Bryant lui-même est très affecté par ce départ qui pour lui est incompréhensible sportivement et représente un véritable affront fait au club. Outre le fait qu’ils doivent compter sur un rooster moins compétitif que les années précédentes, les fans se demandent s’ils n’aperçoivent pas plus vite que prévu le début de la fin et si l’hégémonie des anciens pensionnaires des grands lacs de la région de Minneapolis ne va pas tourner de l’œil au dépend de celle de leur frères « ennemis », les Clippers. Kobe Bryant qui ne compte plus 20 printemps (15ème saison, 28 000 points en carrière) au compteur ne peut plus tenir à bout de bras l’équipe surtout en cette saison ou l’enchainement des rencontres va être très intense (66 matchs en 122 jours). Les non arrivées du meneur
Chris Paul (26 ans, 1.83m) et celle du meilleur pivot de la ligue en la personne de
Dwight Howard (26 ans, 2.11m) jette plus d’un doute sur le pensionnaire superstar du Staples Center qui commence à se sentir bien seul engagé malgré lui dans ce qui pourrait bien ressembler à une fin de carrière « galère » !
De grandes interrogationsLes Lakers semblent ils ne font plus rêver et la franchise n’est plus aussi « banquable » pour les joueurs qu’il y a encore trois ans. Ce ne sont pas les arrivées conjuguées de Jason Kapono (Sixers), Darius Morris, Josh McRoberts (Pacers),
Gerald Green et Troy Murphy (Celtics) qui vont régler les problèmes et faire oublier les craintes. Les grandes interrogations subsistent également autour des humeurs négatives de l’intérieur espagnol Paul Gasol (31 ans, 2.13m). Retrouvera-t-il en cette année 2012 l’envie et la hargne qui avaient fait de lui le pivot dominant de la Conférence Ouest suite à la retraite anticipée du géant chinois
Yao Ming (32 ans, 2.29m) ? Le vieillissement généralisé de l’effectif en les personnes de
Derek Fisher (37 ans, 1.85m), Theo Ratliff (38 ans, 2.08m) et de
Ron Artest (32 ans, 2.01m) pour ne citer qu’eux, démontre que sans l’apport quotidien d’un Kobe Bryant au summum de son art les Lakers passeront avec peine les demies finales de Conférence (si ce n’est le second tour !). Alors bien sûr, il ne faut pas les enterrer avant l’heure, les Lakers disposent en la personne du Black Mamba du joueur le plus irrésistible de la planète. Paul Gasol et Derrick Fisher peuvent toujours mettre un panier décisif à tous moment. Si
Andrew Bynum (25 ans, 2.13m) démontre enfin une bonne fois pour toute, qu’il peut-être un franchise player en puissance, les Lakers seront toujours difficile à contrer. Le nouveau coach Mike Brown, doit impérativement arriver pour sa part à générer un véritable collectif autour de ses idées. Le problème sera de constater si lui et Kobe Bryant arriveront à cohabiter ensemble si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes escomptées. Au final, beaucoup de questions pour des fans qui s’interrogent sachant que tout a toujours été possible dans la ville ou tous les rêves sont permis !
Début de saison :Du côté de Los Angeles (5ème de la Conférence), on enregistre une bonne et une mauvaise nouvelle. Côté « positif », Andrew Bynum, le pivot qui doit remplacer Shaquille O ‘Neal depuis bons nombres d’années au sein de la raquette est enfin de retour de blessure. Il prouve avec une moyenne de 22.7 points/matchs à 57% au tir sur ces trois premiers matchs que L.A. ne peut se passer de ses services si la franchise souhaite jouer les troubles fête. Côté « négatif », Kobe Bryant, semble bien seul à la tête du navire et si par malheur sa blessure récurrente au poignet droit s’aggrave, les Lakers sont en bien mauvaise posture pour une qualification pour les Play-offs ! Même si le constat n’est pas alarmant en ce début de championnat avec quatre Victoires (Denver, New-York, Utah et Houston) pour quatre défaites (Sacramento, Chicago, Denver et Portland), l’inquiétude ce lit déjà dans les yeux des fans. Kobe Bryant semble déjà jouer en mode « générateur de secours », obligé de tenir presque à lui seul la baraque en attaque. Ces 26 points de moyenne par match semble sonner le glas d’une équipe qui ne vit et meurt que par les statistiques quotidiennes de sa star. Paul Gasol qui tourne à 17 points par match, semble absent et Derek Fischer à la mène et Matt Barnes à l’arrière, sont hors du coup.
Mike Brown peine à imprégner de sa marque de fabrique les systèmes offensifs et défensifs de l’équipe, Kobe Bryant n’hésitant pas déjà à lui indiquer les plans de jeux à mettre en place en fin de match lors de la rencontre contre Houston. Plusieurs journalistes n’hésitent donc pas à penser qu’une non-qualification aux play-offs peut-être envisagé si Kobe Bryant est obligé de rester davantage sur le banc la faute à son poignet endolori même s’il est à noter que le niveau de la Conférence Pacifique n’est pas très relevée à l’exception des Clippers. Le calendrier des Lakers sur les cinq prochains matchs est cependant assez clément (Utah, Phénix, Golden-State..), espérons qu’il permette à Mike Brown de faire reposer sa star et aux autres joueurs de démontrer que les Lakers ne sont pas déjà à enterrer avant l’heure.
Spurs de San-Antonio : La dernière monte ?
Messieurs, Mesdames, fans des Texans, il va falloir peut-être terminer votre café au plus vite si vous souhaitez assister au dernier récital des quadruples champions NBA. Toute belle histoire à un jour ou l’autre une fin, surtout si cette dernière narre les exploits d’une des équipes qui a dominé la ligue pendant près de dix ans. C’est presque évident, les fans des Spurs vivront en cette saison 2011/12 l’épilogue d’un drame ! Principale raison,
Tim Duncan (33 ans, 2.13m) artificier en chef des quatre titres de la franchise (1999, 2003, 2005, 2007) prendra surement sa retraite à la fin de la saison. Après seize ans de bons et loyaux services, celui qui est (à juste titre !) considéré comme le meilleur ailier fort de toute l’histoire de la NBA devrait raccrocher ses baskets. Genoux en déconfiture, il laisse derrière lui un palmarès et une aura sensationnelle. Digne héritier de l’Admiral
David Robinson (2.15m, 15 saisons NBA), T.D. désire partir si possible tel un prince et pourquoi pas conquérir une dernière fois le trophée Larry O'Brien. En a-t-il la possibilité en compagnie de ses sempiternels acolytes :
Tony Parker (29 ans, 1.88m) et Manu Ginobili (34 ans, 2.01m) ? Comme le disait si bien l’ancien coach des Rockets de Houston : « Il ne faut jamais sous estimer le cœur d’un champion ! ». Il faut se rappeler que les Spurs ont en 2011, manqué d’un souffle la première place de la ligue en saison régulière pour malheureusement s’écrouler au premier tour des play-offs contre des vaillants Grizzlies de Memphis. Selon les dires des observateurs avisés, si les coéquipiers du natif des iles vierges calquent cette saison sur celle de l’année dernière en gommant les quelques imperfections, il n’est pas insensé de penser que les Spurs puissent être dans l’embardé final. Tim Duncan s’est reposé pour le mieux ainsi que le fantasque Argentin Manu Ginobili. Tony Parker, s’est préparé pour sa part doucement mais sûrement en douceur par le biais de quelques matchs du championnat de France avec
ASVEL. Tout ce petit monde devrait donc être à 100% pour attaquer une année qui pourrait faire date pour les fans de l’AT&T Center.
Il n’est pas absurde de penser... !Maintenant, il est mathématiquement logique de penser que seul trois joueurs, même de ce calibre, ne pourront à eux seuls conquérir le titre. Les juteux contrats des trois stars qui les rattachent aux Spurs (Duncan : 16 millions de dollars, Parker : 12.5 millions et Manu Ginobili : 12 millions) représentent indéniablement un frein au renouvellement de l’effectif. Faute d’espèces sonnantes et trébuchantes en caisse, il faut donc faire encore avec pour cette saison. Sachant que ce désir n’est pas définitif. Que Manu Ginobili a validé une prolongation il y a peu de 39 millions de Dollars jusqu’en fin 2014, seul Tony Parker aura véritablement une valeur marchande en cette fin de saison et pourra servir au cas où de monnaie d’échange en cas de l’arrivée d’un joueur de renom. Fautes de « mieux », les dirigeants ont donc dû se rabattre sur des joueurs dits « complémentaires ». La principale recrue, T.J.
Ford (28 ans, 1.83m), arrière talentueux, peut néanmoins apporter son expérience et ses qualités athlétiques. La prolongation de contrat de Matt Bonner (31 ans, 2.08m), l’un des meilleurs shooteur à trois points de la ligue (47.3% en 2010/11) est une excellente chose. Le pivot brésilien, Tiago Splitter (26 ans, 2.12m) qui entame sa seconde saison dans la ligue, devrait être plus compétitif. L’ailier Dejuan Blair (22 ans, 2.01m) qui est désormais considéré comme un « ancien » dans l’équipe se doit de correctement compenser le départ à la retraite d’Antonio Mcdyess. Si
Richard Jefferson (32 ans, 2.01m) réussit enfin à honorer une bonne fois pour toute son statut et son contrat à 15 millions de Dollars par an sur l’ensemble d’une saison, les Spurs seront présents au moment des batailles qui comptent. Bien sur, une grave blessure de l’une de ses trois pépites annihilerait toutes les chances des Texans. Comme quoi, de temps en temps, il n’est pas inutile de prier en demandant aux Dieux du basket que l’histoire se termine pour le mieux !
Début de saison :Les fans sont en larmes ! Pour ce qui s’apparente comme la dernière saison ou San-Antonio a une réelle chance de s’emparer du titre par le biais de son vieillissant Big Tree (Duncan/Parker/Ginobili) voici qu’une catastrophe inattendue (et idiote surtout !) s’empresse de gâcher la fête. Suite à un malheureux télescopage avec l’intérieur des Wolves, Antony Tolliver, le destin de San-Antonio par le biais de la main gauche de Manu Ginobili, a peut être basculé du côté obscur en ce 3 janvier 2012. Blessé au cinquième métacarpien, le fantasque Argentin devrait être absent six semaines des parquets, fragilisant au cœur un effectif orphelin de son meilleur marqueur. Pourtant, tout avait bien commencé ! Trois victoires sur les quatre premiers matchs, les Spurs avaient semble t’il retrouvé leurs valeurs de la saison dernières qui leur avaient permis de terminer second de la saison régulière. Vainqueur des Grizzlies, des Jazz et surtout des Clippers, les boys de Greg Popovich se concentraient sur leur collectif sans ressentir aucune honte à ne pas inonder les récurrents Top ten qui alimentent les temps morts des matchs de la nuit sur MCS. Tony Parker à la mène, Tim Duncan partageant son temps efficacement entre le terrain et le banc, un Richard Jefferson de bonne facture et surtout un fantastique Manu Ginobili (17 points/match à 52% et 50% à 3 points) semblaient donc en route en direction des Play-offs. Malheureusement, la perte sur fracture d « El Manu » est une véritable catastrophe ! Sans leur Argentin virevoltant, les Spurs troisième de la Conférence, perdent leur meilleur élément en attaque. L’équipe va devoir combler cet immense vide et c’est bien entendu vers Tony Parker et Tim Duncan que tous les fans se tournent. Le joueur Français va devoir pour sa part revoir très sérieusement à la hausse ses statistiques (13 points/match, 7 passes) et le natif des Iles Vierges se doit de rappeler à tout le monde (malgré des problèmes aux genoux) qu’il demeure encore à 32 ans comme l’un des meilleurs joueurs du monde à son poste. Il semblerait que le message soit entendu puisque les Spurs ont enregistré deux victoires consécutives depuis la blessure de Ginobili dont une très convaincante il y a deux jours à domicile contre les champions en titre (93/71). Que les Dieux bénissent San-Antonio !
Clippers de Los Angeles : La prise de pouvoir ?
Et si le Showtime avait changé de main ? Sans que personne ne l’annonce avant l’heure, les Clippers de Los Angeles sont devenus la nouvelle attraction de la NBA. En compagnie des Dallas Mavericks, l’autre team de la Cité des Anges a réalisé l’autre super coup de l’intersaison en attirant dans les mailles de ses filets le meneur superstar Chris Paul (26 ans, 1.83m). Pourtant, il y a encore peu, rien ne laissait présager un tel fait. En partance des
New Orleans Hornets pour l’équipe phare de Los Angeles, les Lakers, Chris Paul avait finalement vu au tout dernier moment son autorisation de départ refusée par
David Stern, le tout puissant commissionnaire de la NBA. Cette arrivée chez le frère « ennemi », pourrait permettre une redistribution totale des cartes dans la Division Ouest. Très intéressant sur le plan statistique (18,7 points, 9,9 passes décisives et 4,6 rebonds en moyenne) et marketing (5ème vente de maillots dans le pays), ce transfert a cependant entrainé quelques dommages collatéraux qui ont amoindri le banc et pourraient peut-être au final fragiliser les chances des Clippers d’aller tout simplement au titre dès cette année. Dans le dessein d’acquérir l’ancienne gloire de West Forsyth High School, les dirigeants ont dû se séparer du puissant intérieur
Chris Kaman (30 ans/2.13 m), de l’ailier Al-Farouq Aminu (21 ans/2.06m) et de l’arrière Eric Gordon (22 ans, 1.91 m) ainsi que d’un premier tour de draft en 2012. L’ancien joueur des Spurs, Viny Del Negro, entraineur possède donc un cinq majeur explosif, Chris Paul,
Chauncey Billups,
Blake Griffin (22 ans, 2.08m), Caron Butler et
Delonte West (28 ans, 1.91m), mais une profondeur de banc réduite. De plus, est ce que cette extraordinaire réunion d’individualités formera t’elle une vraie équipe sur le terrain ? A la vue des deux matchs de pré-saison brillamment remportés contre les Lakers (même si Bryant n’a pas joué le second match, la faute à une blessure au poignet !), il semblerait que les premiers signaux soient positifs ! Attendons de voir ce que tout cela donnera au cœur de la tempête si tempête il y a !
Début de saison :Aux dires d’une grande partie des spécialistes, les Clippers sont le nouvel épouvantail de la NBA ! Même s’il demeure impossible à toute jeune équipe de gagner tous ses matchs en claquant simplement des doigts, il n’était presque pas envisageable de penser que les nouvelles stars californiennes terminent leur 10 premiers jours de compétions avec un balance négative. Même s’ils n’ont disputé que cinq matchs, ce dernier n’est cependant pas extraordinaire et pose l’équation du problème qui pourrait intervenir tout au long de la saison. Trois victoires contre les Warriors, les Blazers et les Rockets, mais deux défaites contre des rivaux directs pour le titre, les Bulls et les Spurs. Ces revers ne sont certes pas plus inquiétants que cela puisque qu’ils interviennent alors que les Clippers jouaient en dehors de leur base mais ils démontrent tout de même que Griffin (26 points/match), Chris Paul (15 points/match, 11 passes) et compagnie, vont surement avoir du mal à battre les équipes favorites elles aussi pour le titre possédant un vécu et un fond de jeu supérieur. Leur manque d’expérience dans les moments importants d’un match peut leur être préjudiciable dans cette première partie de saison ainsi qu’une certaine déficience à l’intérieur (Ah si Kaman n’était pas parti !).
Thunder Oklahoma City : On ne change pas une équipe qui gagne…..pour mieux gagner !
Avec un bilan de 57 victoires pour 27 défaites et une élimination en finale de Conférence Ouest par les futurs champions en titre (4/1) suite à de superbes play-offs, le Thunder emmené par son joueur all-star
Kevin Durant (23 ans, 2.06m, meilleur marqueur de la saison : 27.7 points/match) a réalisé une formidable saison. Logiquement et intelligemment, Scoots Brook et les décideurs de la franchise ont optés pour suivre à la lettre le conseil de la fameuse maxime : « On ne change pas une équipe qui gagne ! ». Seule l’arrivée du rookie Reggie Jackson (22 ans, 1.98m) en provenance du Collège de Boston a permit aux fans de s’émouvoir quelque peu ! Résultat, Kevin Durant et son fidèle acolyte Russell Westbrook (23 ans, 1.93m), visent le titre. Si les blessures décident d’épargner les deux stars, il n’est pas absurde de penser que ce challenge n’est pas insurmontable à relever. Seuls petits bémols, l’effet « surprise » n’est plus de mise et le secteur intérieur manquera peut-être un peu de poids au moment d’affronter des équipes possédant un « Front Court » percutant.
Début de saison : Sans surprise, Oklahoma et plus particulièrement sa star Kevin durant (26.5 points/match, 2ème meilleur scoreur derrière LeBron James) n’ont pas manqué leur entame de saison. Cinq victoires (Dallas, Orlando, Minnesota, Memphis et Phénix) pour deux défaites (Portland et Dallas), le bilan à 10% de la saison régulière passé est à la hauteur des attentes escomptées. Kevin Durant est en « mode » MVP portant sur ses larges épaules toutes les espérances d’une ville qui ne rêve que de titre suprême. Seule petite ombre au tableau, certains rapports négatifs pouvant opposer les deux patrons de l’équipe, Durant à Westbrook. Les deux hommes ont du être séparés dernièrement en plein match. Il serait dommage que Russell Westbrook ne comprenne pas qui est le Franchise Player de la ville et que son égo par la même occasion prenne le pas sur le collectif de l’équipe. Aux dernières nouvelles, tout allait pour le mieux…..mais !
Rockets Houston : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé !
Sans discussion possible, cet homme aurait pu rester dans les mémoires comme l’un des meilleurs pivots de tous les temps ! Avec 16.5 points de moyenne par match sur 9 saisons, 9.1 rebonds et 1.9 contres, Yao Ming (31 ans, 2.29 m, 141 kg), a décidé de mettre un terme à sa carrière, la faute à une énième fracture de la cheville. Malgré certaines critiques, qui mettaient l’accent sur ses faibles qualités défensives, Yao Ming restera à tout jamais comme le meilleur joueur asiatique de tous les temps et un coéquipier modèle. Qui n’aurait pas aimé le voir jouer pendant plusieurs saisons au sommet de sa forme physique entouré d’un rooster plus en adéquation avec son immense talent. Orphelin de son géant aux mains d’or, les Rockets vont doucement mais surement retomber dans l’« anonymat » et voir les portes des play-offs se refermer devant eux une nouvelle fois. Au rayon des nouveautés, notons tout de même les arrivées de Marcus Morris, Jonny Flynn (Wolves), Chandler Parsons, Jeremy Lin (Warriors), Jeff Adrien et de l’expérimenté Samuel Dalembert (Kings). Bien sur, cela n’a rien d’époustouflant surtout quant on apprend le départ de Brad Miller en direction des Wolves (34 ans, 2.13m) et de Chuck Hayes (28 ans, 1.98m). Une nouvelle année de transition pour la 3ème franchise texane en attendant mieux !
Début de saison : Deux victoires (Spurs, Hawks) pour cinq défaites (Lakers, Clippers, Grizzlies, Lakers et les Magic), le bilan est loin d’être magnifique ! A la vue de l’effectif mis en place dès la près-saison par l’entraineur, ancienne gloire des Celtics kevin McHale, les fans ne pouvaient s’attendre à voir des miracles s’accomplir tous les soirs au
Toyota Center. L’argentin Louis Scola (15.7 points/match à 53% de réussite aux tirs) et Kevin Martin (17, 2 points/match) ne peuvent tenir à eux seul la baraque en attaque. Faute de mieux, les Rockets avant-dernier de la Conférence devraient traverser cette première partie de la saison tel un chemin de croix.
Trail Blazers de Portland : 20 ans après…..rien d’impossible !
Il y a 20 ans… une éternité, les Trail Blazers emmenés par Clyde Drexler « The Glide » (49 ans, 2.01 m, 22 195 points en carrière) perdaient en Finales NBA (4/2) contre les
Chicago Bulls de sa majesté
Michael Jordan (33.4 points/match en carrière, 6 titres). 7 300 jours plus tard, les fans de l’Oregon se demandent s’il serait possible de retrouver cette splendeur d’antan et pourquoi pas, de rejouer les Bulls en Finale. Clyde Drexler, consultant avisé le pense ! Rien ne semble impossible à cette franchise quand on observe de très près l’effectif et la progression qu’elle engendre depuis cinq saisons. LaMarcus Aldridge (26 ans, 2.11m), Marcus Camby (37 ans, 2.11m), Raymond Felton (27 ans, 1.85m),
Greg Oden (23 ans, 2.13m) et
Nicolas Batum (23 ans, 2.03m), il n’y a pas à dire, c’est du lourd ! Pourtant, en analysant les côtes des bookmakers sur les principaux sites de pari en ligne, il est intéressant de constater que les Blazers apparaissent très souvent qu’en 12ème position, derrière des équipes comme les Grizzlies ou les Spurs. Pourquoi alors, cette franchise qui possède l’un des cinq majeurs les plus homogènes et talentueux de la ligue, n’impose t’elle pas plus le respect ! La réponse est simple, Portland n’a plus atteint les demi- finales de Conférence depuis 2 000 éliminé par les Jazz (4/1). Cette saison raccourcie permettra t’elle aux hommes de
Nate McMillan de redorer le blason d’une franchise qui n’a gagné qu’un titre…il y a 34 ans ? En observant à la loupe les transferts intervenus cet été, il est très difficile de se faire une opinion. Les arrivées combinées de Kurt Thomas (Bulls), Ray Felton (Nuggets), Nolan Smith,
Jamal Crawford (Hawks) et Craig Smith (Clippers) sont plus qu’enthousiasmantes….mais les départs conjugués de
Brandon Roy (retraite), Patty Mills, Andre Miller (Nuggets) et
Rudy Fernandez (Mavs) sont embarrassants surtout si l’on ajoute la retraite anticipée de l’un des cadres de l’équipe, Brandon Roy (27 ans, 1.88m) la faute à des douleurs aux genoux récalcitrantes. Au final, Les Blazers pourraient être l’équipe surprise de cette année, si Graig Oden arrive enfin à faire éclater son immense talent au grand jour (en évitant si possible les blessures !) et si les nouveaux venus arrivent à bien s’intégrer dans les diverses rotations.
Début de saison :Voici une surprise qui n’en est pas vraiment une ! A la date d’aujourd’hui, Portland est leader de la Conférence avec un bilan flatteur de cinq victoires (Sixers, Kings, Nuggets, Thunder et Lakers) pour une seule défaite (Clippers). Statistique intéressante, les joueurs qui composent l’équipe de base des Blazers tournent tous à plus de 11 points par match. Wesley Matthews (15.4), Gerald Wallace (14.4), Jamal Crawford (14.2), Raymond Felton (12.8) et Nicolas Batum (11.6) constituent ainsi le rooster le plus homogène de la NBA. Pour sa part, Nicolas Batum qui n’est pas toujours titulaire en début de match mais qui les termine le plus souvent est en bonne forme. Outre ces 11.6 points/match en sortant du banc, il shoot à 50% au tir à 3 points et à 41% à deux points. Bénéficiant d’un calendrier assez soft pour cette fin janvier Portland sauf maladresse de leur part, devrait encore tenir cette place de leader à la fin du mois.
Grizzlies Memphis : Le temps de la confirmation est arrivé !
Les fans des Spurs de San-Antonio n’en reviennent toujours pas ! Comment une équipe totalisant au soir de la saison régulière 36 victoires pour 46 défaites ait pu balayer 4 victoires à 2 les coéquipiers de Tony Parker ? La réponse, Memphis possède à ce jour l’une des paires d’intérieurs la plus efficace et complémentaire de la ligue. Mark Gasol, le frère de Paul (27 ans, 2.17m) et Zack Randolph (30 ans, 2.06m), ont copieusement piétiné les « vieux » Tim Duncan et Antonio McDyess, profitant au passage des incohérences du coach des Spurs, Greg Popovitch qui a eu la non-intelligence de laisser le jeune pivot brésilien Tiago Splitter végéter sur le banc alors que ses stars se faisaient laminer. Poussé par une foule en délire et le reste de l’équipe qui a joué juste avec ses qualités intrinsèques, les Grizzlies ne se sont incliné qu’au soir du 7ème match de la demi- finale de Conférence Ouest face au Thunder. Surpris par ce parcours plus qu’émérite, les fans souhaitent dorénavant en voir davantage. Les arrivées de Jeremy Pargo (Maccabi Tel-Aviv, 25 ans, 1.88m) et de Josh Selby (Kansas, 20 ans, 1.88m) ne changeront rien à l’équipe type mise en place par le coach Lionel Hollins. Seul le départ de
Shane Battier (34 ans, 2.03m) au Heat de Miami pourrait causer un certain préjudice aux Grizzlies. L’effet de surprise ne pouvant plus intervenir, la perte de cet homme à tout faire et excellent shooter à 3 points manquera au moment ou Gasol ou Randolph ressortiront la balle de sous les panneaux pour la décaler à l’aile. Il est donc bien difficile d’accorder plus de crédit aux Grizzlies à l’orée de cette nouvelle saison surtout si l’un des deux intérieurs stars se blessent. Au mieux, un second tour de play-offs, au pire….nothing !
Début de saison : Proposant un bilan équilibré de trois victoires (Rockets, Wolves, King) pour trois défaites (Spurs, Thunder, Bulls), les Grizzlies occupent logiquement la 7ème place de la Conférence. Impérial face aux équipes soit disant plus faibles, dépassé face aux équipes soit disant plus fortes, Memphis est à sa place sur l’échiquier. Ce petit train-train qui correspond aux attentes des fans et du management des Grizzlies pourrait cependant connaitre une anicroche puisque Zack Randolph (15 points/match), l’un des hommes forts des Grizzlies, vient de se blesser assez sérieusement par le biais d’une déchirure aux ligaments du genou droit. Son absence des parquets pouvant aller jusqu’à huit semaines au minimum, devrait être très néfaste aux Grizzlies. Il n’est pas impossible que durant cette indisponibilité, Memphis perde au moins deux à trois places au classement.
Jazz Utah : le temps des galères est arrivé !
Voici encore une franchise qui rêve de passé glorieux et qui n’est pas près de le retrouver ! Troisième sur le podium récompensant les qualifications successives aux Play-offs (20) derrière les Sixers (22) et les Blazers (21), Utah ne gagnera probablement pas un titre NBA dans les 10 ans qui viennent. Les deux finales perdues en 1997 (4/2) et 1998 (4/2) contre les Bulls sont encore dans toutes les mémoires et hantent toujours les murs du stade de la franchise de Salt Lake City. Pourtant, il y a encore peu, une demi-finale de Conférence n’était pas inenvisageable. Des joueurs de renoms et particulièrement talentueux ont foulé le parquet de l’EnergySolutions Arena. La superstar
Deron Williams (27 ans, 1.91m) qui est considéré à juste titre comme l’un des tous meilleurs meneurs du monde avec Chris Paul et l’ailier tout en puissance
Carlos Boozer (30 ans, 2.06m). Le fantasque Russe Andreï Kirilenko (30 ans, 2.06m) et le shooteur Radja Bell (35 ans, 1.96m), le « tout entrainé par l’illustre
Jerry Sloan (70 ans, 23 ans au poste d’entraineur des Jazz, 1 221 victoires pour 803 défaites). Malgré cela, la mayonnaise n’a jamais prit, et au contraire, saison après saison, la franchise semble partir en totale déconfiture. Deron Williams transféré la saison dernière au Nets, Carlos Boozer du côté de Chicago, Mehmet Okur (32 ans, 2.11m) parti aux Nets et Jerry Sloan à la retraite, il ne reste plus grand monde pour enquiller des victoires. Ce ne sont pas les arrivées d’Enes Kanter,
Jamaal Tinsley, Alec Burks,
Josh Howard (Wizards) qui changeront quoi que cela à la donne.
Début de saison : Andreï Kirilenko a décidé de terminer sa saison au CSK Moscou et quelque part cela apparait comme une bonne idée ! Désireux à l’intersaison d’entretenir sa forme physique (et son porte-monnaie), le fantasque Russe ne reviendra pas illuminer de sa classe en cette saison 2011/12 les parquets de l’EnergySolutions Arena. Pas aussi bête que sa coupe de cheveux lui en donne l’air, AK 47 comme l’appelle ses nombreux fans, ne verra peut-être pas la tragédie qui s’annonce du côté de Salt Lake City. Certes, le bilan après 10 jours de compétions est tout à fait correct (3V/3D) mais il ne reflète nullement le niveau de jeu intrinsèque de l’équipe. Tenue à plus de 15 points d’écart par les formations les plus compétitives (Spurs, Lakers, Nuggets), Utah se retrouve ainsi 8ème de la Conférence que par le fait d’avoir également joué contre des équipes de second rang (Sixers, Hornets et Bucks). Il est bien difficile alors d’accorder le moindre crédit à ce classement tant le niveau de jeu des Jazz peut être pathétique durant certains moments. Sans aucun doute, la saison va être longue dans les montagnes rocheuses.
Suns de Phoenix : Renaitre de ces cendres !
L’Arizona et Charles Barkley (18ème marqueur de tous les temps avec 23 357 points, 22.14/match), n’ont plus vraiment le moral quant on évoque le nom des Suns. Qu’il semble loin le temps ou l’équipe jouaient vraiment les premiers rôles et étaient donnés comme l’une des favorite pour le titre (finale en 1993, perdu 4/2 face aux Bulls) par les spécialistes. Les stars ainsi que le fameux système de jeu « Run & Gun » imposé par le meneur all-star Canadien
Steve Nash (6ème meilleur passeur de la NBA : 9069), a disparu. Amar’e Stoudemire (29 ans, 2.08m) s’est éclipsé du côté de la ville qui ne dort jamais laissant les fans de L’America West Arena en pleurs. Ce n’est pas l’arrivée de l’explosif arrière
Shannon Brown (26 ans, 1.93m) en provenance de Lakers qui va redonner du baume au cœur à l’entraineur Alvin gentry. Les départs conjugués en autre de Vince Carter (Mavs) et de Michael Pietrus (Celtics), finissent de compléter ce tragique tableau. Seul le retour d’une star et l’acquisition d’un rookie d’envergure peuvent dans les années à venir réchauffer le cœur des habitants de la ville la plus chaude des Etats-Unis.
Début de saison :Quatre défaites (Hornets, Sixers, Dallas, Thunder) pour deux victoires (Hornets, Warriors), le début de saison des hommes du meneur Steve Nash est tout à fait en équation avec les espérances du moment. Même si le Canadien, double MVP continue à compiler des statistiques raisonnables pour son âge (11.5 points/match, 8.5 assistes), derrière, c’est le néant ! Pas un seul joueur de l’effectif ne dépasse les 12 points/match, et ce n’est pas les malheureux 36% aux tirs du préretraité
Grant Hill qui vont redonner du baume au cœur aux fans qui comme prévu, s’attendent à une saison régulière catastrophique.
Hornets de la Nouvelle-Orleans : Bye bye Chris Paul
Comment remplacer dans le cœur des fans et sur le parquet l’apport de celui qui est considéré comme le meilleur meneur de jeu du monde ? Chris Paul s’en est allé aux Clippers et aucun successeur de renom n’a posé ses valises à la Nouvelle Orleans. Le grand et laid Chris Kaman a bien fait le chemin inverse permettant ainsi à la raquette des Hornets de s’étoffer mais rien de plus à l’horizon. Monty Williams le coach va devoir faire sans sa star et forcement, l’atterrissage final risque d’être plus que mouvementé. Une non-qualification pour les play-offs est fortement pressentie voire même…attendue !
Début de saison :Il ne fallait pas sortir de la cuisse de Jupiter pour comprendre avant l’heure que le départ de Chris Paul allait compliquer très sérieusement la tache de la Nouvelle-Orleans. Présentant un bilan négatif d’une victoire (Suns), pour quatre défaites (Kings, Jazz, Sixers, Boston), les Hornets se retrouvent déjà en queue de peloton. Seul Eric Gordon arrive à tirer son épingle du jeu avec une moyenne de 21.4 points/match à 42.5 % au tir mais malheureusement, cela ne devrait pas être suffisant pour éviter aux Hornets de vivre un véritable calvaire en ce début de saison 2011/12.
Kings de Sacramento : Si tu pouvais revenir C-Webb
C’est indéniable, le rapport de force opposant les deux conférences s’est partiellement inversé ! Les Kings actuels pâtissent eux aussi du renouveau de la Conférence Ouest depuis cinq ans. Tout comme les Rockets et les Suns, les Kings ne sont qu’un pâle reflet de l’équipe emmenée il y a encore sept ans par
Chris Webber (20,9 points / 9,8 rebonds / 4,3 passes décisives en 822 matches de saison régulière (+ 80 en play-offs) et sa bande. Terminant l’exercice précédent avec un maigre bilan de 57 défaites pour 25 victoires, Paul Westphal son entraineur, a décidé d’opérer de nombreux changements qui peuvent au final laissé perplexe. Exit, Beno Udrih (Bucks), Omri Casspi (Cavs), Marquis Daniels (Celtics) et Samuel Dalembert (Rockets). La bienvenue à Jimmer Fredette, JJ Hickson (Kings), John Salmons (Bucks), Isaiah Thomas, Tyler Honeycutt, Travis Outlaw (Nets) et Chuck Hayes (Rockets). Difficile de dire si ce parterre de « second couteaux » permettra aux Kings de relever la tête et de retrouver son lustre d’antan.
Début de saison :Neuvième de la Conférence avec un bilan de cinq défaites (Blazers, Bulls, Knicks, Grizzlies et Nuggets) pour trois victoires (Bucks, Lakers et Hornets), les Kings avance à leur rythme. Seul Marcus Thorton atteint les 15 points par match ce qui n’est évidement pas assez pour espérer sortir d’une Conférence aussi relevée.
Minnesota Timberwolves : La surprise du chef ?
Qui aurait cru il y a encore un an que les Wolves pourraient être les épouvantails de la Conférence Ouest? Surement pas
Kevin Garnett (35 ans, 2.11m), qui s’est enterré douze saisons dans la ville baptisée l’Etoile du Nord et qui a accueillit avec une joie non dissimulée le droit de filer chez les Celtics de Boston deux ans plus tôt pour glaner enfin un titre qui lui tenait tant à cœur. De l’avis même des spécialistes, Minnesota peut être une des bonnes surprises de cette mouture 2011/12. Le renouvellement de son effectif a été particulièrement intelligent tant au plan qualitatif que quantitatif.
Ricky Rubio (21 ans, 1.92m), l’ancien pensionnaire star du F.C. Barcelone, sera assurément l’une des sensations de l’année. Les arrivées de Derrick Williams, Brad Miller (Rockets), J.J. Barea (Mavs), Malcom Le et Bonzi Wells sont indéniablement un plus pour les Wolves. Si
Kevin Love continu à collectionner les « doubles/doubles » telle la saison dernière (52, record NBA) et si l’entraineur Rick Adelman arrive à mettre en place les systèmes qu’il souhaite, Minnesota ne sera vraiment pas une équipe à prendre avec des pincettes à partir du mois de février. Une très belle côte pour ceux qui aiment les paris risqués mais qui peuvent rapporter gros.
Début de saison :De l’avis même des spécialistes, le début de saison des Wolves est une petite déception ! Treizième de la Conférence (2V/4D) à égalité de point avec les Kings, Minnesota n’arrive pas à mettre son jeu en place contre des équipes supposées plus faibles qu’elle. Il est vrai que les hommes emmenés par le roi du « double/double » Kevin Love (25 points par match, 15 rebonds) ont très mal débuté la saison. Trois défaites en autant de matchs disputées (Thunder, Heat et Bucks), cela n’est jamais très bon pour la confiance. Maintenant, il est vrai qu’à leur décharge, l’effectif a était énormément remanié à l’intersaison. Hors, depuis cinq jours, les Wolves enregistrent des victoires intéressantes contre Dallas et les Spurs qui peuvent laisser présager que le meilleur est à venir. Il est sûr qu’avec un tel effectif, il est impensable de croire que Minnesota va se cantonner à un rôle de faire-valoir surtout si sa jeune star espagnole, Ricky Rubio (9.7 point/match, 7 passes) continue à évoluer sur un rythme qui pourrait lui faire décrocher le titre si convoité de rookie de l’année.
Nuggets de Denver : Solide mais sans saveur
Là encore, il est bien difficile de se faire une opinion tranchée sur l’équipe coaché par l’inusable
George Karl. Qualifiée en 5ème position pour les play-offs la saison dernière, les Nuggets (50 victoires/32 défaites) ne peuvent se permettre d’afficher un bilan inférieur. Eliminé sèchement par le Thunder au 1er tour (4/1), il était important de recruter judicieusement afin de passer un pallier supplémentaire. Certes, en signant Andre Miller (23 ans, 1.88m) en provenance des Blazers, les Nuggets ont réalisé une très bonne affaire. Rudy Fernandez, Corey Brewer, Kenneth Faried et Jordan Hamilton, (Mavs) sont des joueurs qui peuvent tant soit peu influencer le jeu en sortant du banc. Maintenant, les pertes conjuguées de
Kenyon Martin (33 ans, 2.06m) qui manquera sous le panier, de JR Smith, Wilson Chandler, Ray Felton (Blazers), Melvin Ely (Bobcats) et de Gary Forbes (Raptors) auront dû mal à être véritablement compensées. Une qualication au Play-offs est donc envisageable mais il sera plus que compliqué de passer à nouveau un premier tour.
Début de saison :C’est l’une de bonnes surprises de ce début de championnat ! Qui aurait pu vraiment croire que les Nuggets afficheraient après sept matchs au compteur un bilan alléchant de cinq victoires (Dallas, Utah, Lakers, Bucks et Kings) pour seulement deux défaites (Lakers et Portland). Cinquième de la Conférence, les Nuggets ressemblent à s’y méprendre aux Blazers de Portland puisque comme le rooster de l’Oregon, Denver affiche six joueurs à plus de 10 points par match pour un pourcentage au tir de 48%. Le départ de la superstar Carmelo Antony semble parfaitement avoir été digéré et l’équipe qui ne possède pas d’autres joueurs de son calibre dans son effectif joue donc la carte du collectif. Là encore, le calendrier qui attend les joueurs pour ce mois de janvier n’est pas insurmontable puisque les Nuggets rencontreront au « mieux « des équipes du calibre des Spurs, des Clippers et de New-York. Si tout se déroule pour le mieux, Denver devrait donc se retrouver en très bonne position avant le break du All Stars Week-end.
Golden States Warriors : Pauvre Stephen….bien seul au monde !
Inaugurer la saison le jour de Noel face à la nouvelle terreur nommée Clippers n’est pas forcement une mauvaise chose en soit. De suite, l’équipe emmenée par le génialissime Stephen Curry (23 ans, 1.91) a pu se jauger face à la nouvelle attraction de la Conférence Ouest. Très vite (si les Clippers sont aussi forts qu’on les attend !),
Mark Jackson le coach (un des quatre seuls joueurs de l’histoire de la NBA à avoir dépassé la barre des 10 000 passes décisives en carrière (les trois autres sont
John Stockton, Magic
Johnson et Jason Kidd), l’ancienne gloire des Pacers d’Indiana, a très vite comprit que le chemin à parcourir pour atteindre les sommet va être très compliqué ! Terminant l’exercice 2010/11 sur un faible bilan de 36 victoires pour 46 défaites, aucun signe positif n’indique que les Californien du Nord pourront faire mieux en cette saison 2012. Aucun joueur de renom n’est venu consolider l’effectif à l’intersaison à part peut-être l’ancien Pacers
Brandon Rush (26 ans, 1.98). Klay Thompson, Jeremy Tyler,
Kwame Brown (Bobcats), Dominique McGuire (Bobcats), Ishmael Smith (Grizzlies) et Charles Jenkins, (Pacers), ne sont que des joueurs de second plan. Quand de plus, on constate les départs de
Vladimir Radmanovic (Hawks), Jeremy Lin (Rockets), Reggie Williams (Warriors), Louis Amundson (Pacers), il n’est pas utopique de penser que les Warriors traverseront la saison régulière telle une équipe de seconde zone, pouvant par-ci par-là accrocher quelques scalps surtout si ces derniers relèvent quelques faiblesses au postes d’intérieurs.
Début de saison :La signature intervenue jeudi du micro meneur
Nate Robinson (27 ans, 1.75m) va-t-elle permettre aux Warriors de sortir la tête du trou ? Présentant un bilan négatif de deux victoires (Bulls, Knicks) pour quatre défaites (Clippers, Sixers, Suns et Spurs), les Warriors 12ème de la Conférence sont à leur place. Même si le jeu mis en place par Marck Jackson n’est pas très attrayant, les trois stars de l’équipe répondent statistiquement présentes : (Monta Ellis 23.8 points/match, David Lee 17.7 points/match et Stephen Curry 15.2 points/match). Cela ne devrait malheureusement pas être suffisant dans le dessein de viser une place plus haute dans le classement. Comme prévu, les Warriors sont une équipe de « coups » mais qui n’est pas taillée pour tenir la distance sur la durée d’un championnat rétrécie de surcroit.
Eric Bourillot