![]() | ![]() |
![]() |
La France compte un joueur de plus en NBA depuis jeudi avec Evan Fournier, drafté au premier tour par les Denver Nuggets, qui s'apprête à marcher dans les pas de Tony Parker avec lequel il partage un talent précoce et une confiance en soi inébranlable.
Onze ans après Parker, parti vivre son rêve américain à 19 ans, Fournier, au même âge, a serré à son tour la main de David Stern, le patron de la NBA, lors de la sélection annuelle des jeunes talents universitaires et internationaux dans le Prudential Center de Newark dans le New Jersey. "Je suis super heureux. Je suis impatient d'aller à Denver. J'ai vraiment eu un super feeling là-bas", a savouré le fils de judokas qui a passé les deux dernières semaines aux Etats-Unis à tenter de séduire des franchises lors d'un marathon d'essais et d'entraînements, dont un très réussi à Denver. Choisi en 20e position, l'ailier de Poitiers, seul étranger pris au premier tour, se voit offrir un contrat garanti de trois saisons et va, à moins que Denver ne l'envoie s'aguerrir un an de plus en Europe, renforcer la cohorte tricolore en NBA dont il est le 21e représentant drafté, le 17e depuis 2000.
2000, c'est l'année de la médaille d'argent des Bleus aux JO de Sydney et du titre de champion d'Europe juniors de Tony Parker. C'est aussi l'année où Fournier a commencé le basket, à Charenton en banlieue parisienne. Il a alors huit ans et annonce déjà qu'il va jouer un jour en NBA. Comme pour Parker, son ascension est fulgurante. Passé par le Centre fédéral et le club de Nanterre, il débute en Pro A dès l'âge de 17 ans à Poitiers. Rapidement responsabilisé, il est élu meilleur espoir les deux saisons qu'il passe en Pro A et termine le dernier exercice avec 14 points, 3,2 rebonds et 2,2 passes de moyenne.


![]() | ![]() |
![]() |
« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL