Conférence Est, cette année ce sera Heat

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Conférence Est, cette année ce sera Heat

Conférence Est, cette année ce sera Heat

Samedi 7 janvier 2012 - 11:40

Le point complet sur la Conférence Est pour cette saison raccourcie de NBA (pour cause de lock-out) au cours de laquelle chaque équipe a disputé 10 matches au moins. Une saison qui ne devrait pas échapper au Miami Heat, surpris en finale la saison dernière par Dallas.

Heat de Miami : Seconde chance


Une grande partie de leurs détracteurs les voyaient s’écrouler en demi finale de Conférence, la faute à une arrogance et à un égo sur dimensionné! Même si la planète basket salivait par avance de retrouver au sein d’une même formation trois des meilleurs joueurs du monde, personne (qui connait tant soit peu le basket !) n’imaginait vraiment qu’ils puissent dès leur première saison toucher le Saint Graal. Inconscients au plus profond de leur âme, les trois caballeros comme aiment à les appeler leurs fans, se voyaient eux déjà champions au matin de la journée d’ouverture de la saison 2010/11. Qui aurait pu en effet contrer un tel talent offensif et défensif, imprimer un jeu physique capable de déborder trois des meilleurs athlètes de la ligue. Pour les fans, Le Bron James (26 ans, 2.03m), Dwayne Wade (30 ans, 1.93m) et Chris Bosh (27 ans, 2.11m) seraient champion au soir du dernier match de la saison, c’était une évidence ! Malheureusement pour eux, ce ne fut pas le cas ! Personne ne peut contrarier le fait que les joueurs du coach Erik Spoelstra (41 ans) ne sont pas passés si près loin que cela de la victoire. Perdre la finale 4 matches à 2 contre les Dallas Mavericks emmenés par un Dirk Nowitzki au summum de son art, un Jason Kidd en mission, un Jason Terry survolté, un Tyson Chandler omniprésent et un JJ Barea intraitable, n’est pas forcement indigne d’un joueur de basket qui se respecte. Mais pour des hommes qui ne se voyaient que tout en haut de l’olympe, l’atterrissage n’a pu être que violent ! La question qu’on est en droit de tous se poser est : qu’est ce qui a manqué pour que le conte de fée devienne une merveilleuse légende urbaine !

Un verdict sans appel
Malmené, critiqué, le Heat n’avait pourtant pas débuté sa croisade en Terre Sainte sous les meilleurs hospices. Battu lors du match inaugural de la saison par les Boston Celtics (88/80), Miami a navigué à vue lors de la première partie de la saison. Réussissant des performances d’envergure comme lors du Christmas Day ou les « Heatles » punissent les Lakers au Staples Center 96/80 ou celle enregistrée le 27 mars ou chacune des trois stars marquent la bagatelle de 30 points (respectivement 31, 33 et 30) et prennent au moins 10 rebonds (respectivement 12, 10 et 11), lors de la victoire 125/119 sur les Rockets de Houston. Malgré ces actes de bravoure, les trois superstars menées d’une main fébrile par le tout jeune Coach Eric Spoelstra, fils spirituel du manager de l’équipe, Pat Riley (66 ans), ont très souvent cafouillé leurs baskets au point de passer presque pour des « arrivistes » au soir du All star Game. Puis, chemin faisant, bien aidée par des Celtics vieillissant et un Magic d’Orlando tributaire de l’état de forme de Dwight Howard (et un certains talent tout de même !), l’équipe des trois pistoleros réussit à terminer deuxième de sa Conférence, à seulement (si on peut dire !) quatre rencontres des Bulls de Chicago. Suite à un premier tour de chauffe contre les jeunes loups d’Atlanta remporté 4/2, le Heat se voit contraint d’entamer son premier parcours du combattant face aux boys de Doc Ryvers (50 ans), champion en titre, les Celtics. Contre vents et marées, la bande à James corrige Boston 4 victoires à une s’offrant une finale de Conférence contre les Bulls du MVP de la saison régulière Derick Rose (23 ans, 1.91m). Là encore, le résultat est cinglant avec une victoire 4 matchs à 1 et la primeur de s’offrir une finale contre l’équipe surprise de la Conférence Ouest, les Dallas Mavericks. Six matchs plus tard, le couperet tombe, le Heat s’incline avec les honneurs, mais s’incline tout de même ! En disséquant tant soit peu les statistiques des matchs perdus, le verdict est sans appel, Lebron James, héritier soit disant d’un certain Michael Jordan a failli dans le money time! Ce n’est pas la première fois que le N°6 n’est pas à la hauteur des attentes escomptées. Déjà, en 2007, quant il évolué sous les couleurs des Cavaliers lors de sa première finale l’opposant aux Spurs, le King était passé totalement à côté de l’événement dominé par le rooster de San-Antonio et par une pression quasi ingérable pour son jeune âge. Quatre ans plus, tard, le constat est le même, peut-être plus alarmiste ! Bien mieux secondé qu’en 2007, LeBron James n’a jamais au cours des six matchs disputés haussé son niveau de jeu à l’instar de Dwayne Wade ou dans des proportions moindres d’un Chris Bosh. Résultat, bien que passé tout près d’un exploit retentissant dans l’histoire de la NBA, The Choosen One (l’élue) comme l’appelait la presse à son arrivée dans la ligue demeure à 26 ans sans bague au doigt.

L’année de la consécration ?
Faut-il pour autant enterrerer le Heat à l’orée de cette nouvelle mouture ? Surement pas ! Une telle réunion de talents dans une même et seule équipe est une bénédiction en soit. Forte d’une année d’expérience supplémentaire, d’un rooster qui n’a perdu au final que le géant lituanien Zydrunas Ilguskas parti à la retraite, un Mike Bibby (Knicks) sur le déclin et un Jamaal Magloire (Raptors) ne peut se permettre de croire que tout est toujours possible. Les arrivées conjointes du premier tour de draft 2011, Norris Cole (23 ans, 1.98m), d’Eddy Curry (30 ans, 2.13m) et de Shane Battier (33 ans, 2.03m) en provenance des Grizzlies, sont d’indéniables « petits » plus qui peuvent permettre au Heat de gravir la dernière marche. Erik Spoelstra, qui vient de signer une prolongation de contrat, et fort d’une année d’expérience à la tête du groupe, devrait être lui aussi plus à son aise pour diriger l’équipe dans le bon sens. La rage au ventre et le couteau entre les dents, Dwayne Wade, LeBron James et Chris Bosh, sont donc prêt à laver l’affront et à ne viser qu’un objectif, le titre. Gageons pour les fans et pour l’égo des trois stars que cette fois, l’évidence devienne évidente !

Début de saison :
Il ne fait pas bon croiser les Heat en ce début d’année ! Après huit matchs disputés, le constat est (presque !) sans appel, Sept victoires (Mavs, Celtics, Bobcats, Wolves, Bobcats, Pacers et Hawks) pour une seule défaite contre les Hawks Atlanta à domicile. La rage aux dents et le cœur bien accroché, LeBron James (meilleur marqueur de la NBA avec 30 points/match), Dwayne Wade (18.8 points) et Chris Bosh (20.6) ont décidé de passer la vitesse supérieure en démontrant à tous qu’ils sont les grandissimes favoris. Impérial pour le match d’ouverture contre les Mavs, concentré lors de leur première rencontre à domicile gagnée contre les Celtics (115/107), Miami semble innarétable en ce début de saison. Même si le fait d’occuper à cette heure la première place de la ligue n’est pas une grande surprise, elle reflète tout de même le fait que le Heat semble avoir gagné en maturité surtout en ce qui concerne le fait d’affronter des équipes réputées plus faibles qu’elle. Il y a encore peu, les hommes d’Erik Spoelstra avaient du mal à garder leur concentration sur l’ensemble des 48 minutes d’un match. Conscient dorénavant que chaque victoire amène sa pierre à l’édifice pour la victoire finale, ils se battent désormais soir après soir dans le dessein de démontrer à qui ne le sait pas encore qu’ils sont et qu’ils seront (peut-être !) l’équipe phare de la seconde décennie du nouveau millénaire. Physiquement intraitable, psychologiquement imbattable, Miami n’a semble t’il qu’un adversaire à sa taille dans cette première partie de championnat, lui-même.

Celtics de Boston : les papys font de la résistance


Boston peut-il être champion ? Réunissant encore l’un des cinq majeur les plus attrayants de la ligue, les Celtics de Boston repartent au combat. Eliminé en six rencontres par le Heat en demi-finale de Conférence, Kevin Garnett (35 ans, 2.11m), Ray Allen (36 ans, 1.96m), Paul Pierce (34 ans, 2.01m) et Rajon Rondo (25 ans, 1.95m), savent qu’ils ne possèdent plus une marge de manœuvre sans fin pour ramener un 18ème titre à Boston. Sans discussion possible, cette saison demeure leur unique chance d’ajouter une bague supplémentaire à leurs doigts de multimilliardaires. Leurs forces, un talent hors normes et une expérience sans faille ! Leurs faiblesses, un physique déclinant et une relative déficience sous la raquette suite au départ à la retraite de Shaquille O ‘Neal mais surtout de Kendrick Perkins (27 ans, 2.08m) en 2010. Cette saison raccourcie faute à un lock-out persistant, ne va surement pas aider les vieux grognards des Celtics dans leur quête. Difficile de dire si le banc, apport si important en NBA pour les équipes qui souhaitent compter pour la course au titre, sera atout ou une faiblesse majeur pour Boston. Comme beaucoup d’équipes, les Celtics ont énormément transféré de joueurs durant le mercato (8 arrivées/7 départs), et il était bien difficile à quelques heures du coup d’envoi de la saison de savoir si ces derniers seront plus ou moins armés qu’auparavant.

Rien d’impossible !
Le départ à la retraite de Shaquille O ‘Neal ne changera rien à la donne ! Fatigué par 19 saisons au plus haut niveau, le pivot dominant du début du second millénaire n’était devenu qu’une pâle copie du joueur qui avait tout écrasé sur son passage lors de son règne au Lakers au côté de Kobe Bryant. Terminant clopin-clopant à juste 9.1 points/match, Shaq Daddy comme aiment à l’appeler ses fans de la première heure, faisait limite peine à voir. Les transferts de Glen Davis et Von Wafer (Magic), Delonte West (Mavs), Troy Murphy (Lakers), Carlos Arroyo (Besiktas), joueurs d’un certains talent ne sont pas irremplaçables au plus haut niveau et ne devraient causer que peu de préjudices à l’équipe. Rayon arrivé, là encore, rien de bien transcendant ! E’Twaun Moore, Brandon Bass (Magic), Chris Wilcox (Pistons), Marquis Daniels (Kings), Keyon Dooling (Bucks), Sasha Pavlovic, Greg Stiemsma ne sont là que pour supplanter les joueurs du cinq majeur mais ne seront (presque !) d’aucun recours dans le money-time. Seul l’apport de dernière minute du Français Mickaël Pietrus (29 ans, 1.98m) peut seconder Ray Allen ou Paul Pierce à l’arrière et en défendant sur des joueurs du calibre de LeBron James. Non, la plus grande perte pour les Celtics n’est pas intervenue dans les mois qui viennent de passer mais la saison dernière. Le départ de Kendrick Perkins en direction des Knicks a très fortement affaibli psychologiquement l’équipe. Grand ami du meneur titulaire Rajon Rondon, pilier de la défense aux côté de Kevin Garnett, Perkins à cruellement manqué à son équipe et son absence n’est pas étrangère à la faillite des hommes du Massachusetts. Sachant que les Celtics ne pourront aller au bout si Rajon Rondon, véritable baromètre de l’équipe n’est pas au summum de son art, il est à l’heure actuelle difficile de se forger une véritable opinion. Rien ne semble impossible aux papys trentenaires surtout si aucun d’entres-eux ne se blessent sérieusement. Mais un simple chainon manquant (surtout Rajon Rondon !) gripperait cependant à coup sûr toute la mécanique et annihilerait par la même occasion quasiment tous les espoirs.
Début de saison : Il est très difficile de suivre la vitesse de croisière du Heat, et ce n’est pas les Celtics qui vont contester ce fait. Après 10 jours de compétition, le constat est très mitigé du côté du Massachusetts puisque Boston enregistre un bilan clopin-clopant de quatre victoires (Detroit, deux fois les Wizards et New-jersey) contre trois défaites (New-York, Miami et la Nouvelle-Orleans). Maintenant, il serait injuste de juger le parcours des hommes de Doc Rivers sur ces seules statistiques puisque ces derniers avaient tout bonnement commencé la saison par trois revers consécutifs avant d’aligner quatre victoires de rang. L’absence de Paul Pierce pour blessure lors des trois premiers matchs est assurément un fait important. Son retour permet aux Celtics de retrouver leur « âme », leur leader et une certaine cohésion technique. Même si le sourire semble être revenu dans les travées du Boston Garden, certains fans sont pourtant plus inquiets qu’il n’y parait. Incapable de déployer un jeu consistant sans l’apport de leur capitaine, les Celtics semblent bien trop tributaires de ces faits d’armes. Même s’il ne tourne qu’à seulement 16 points par match, sa présence au sein du cinq majeur est donc plus qu’obligatoire si Boston souhaite tout simplement se qualifier pour les play-offs. L’émergence d’équipes soit disant plus faibles à l’Est (Indiana et Atlanta) ne permet plus de laisser quelques matchs en route comme ils avaient si bien l’habitude de le faire les années auparavant. Le combat devrait donc être rude pour les coéquipiers de kevin Garnett qui savent que cette saison demeure leur dernière chance d’enfiler une nouvelle bague de champion à leur doigt. Fort heureusement, ils peuvent compter sur leur chef d’orchestre Rajon Rondo (15.2 points, 10.7 assistes) qui demeure à l’heure actuelle comme l’un des tous meilleurs (le meilleur ?) meneur de jeu de la ligue. Le calendrier qui offre aux Celtics les Bulls, le Thunder et les Mavs dans les prochains jours, devrait leur permettre de se jauger face à des franchises candidates au titre.

Bulls de Chicago : l’important c’est la Rose


Plus jeune MVP de la saison régulière (22 ans, 6 mois et 30 jours) avec des statistiques à faire pâlir sa majesté Jordan en Personne (25 points, 7.7 passes décisives, 44% aux tirs), Derrick Rose (23 ans, 1.91m) a été l’attraction de la saison 2010/11. Meneur d’exception, meneur d’hommes tout court, il est l'un des 5 seuls joueurs de l'histoire de la NBA à avoir marqué plus de 2 000 points, pris plus de 300 rebonds et délivré plus de 600 passes décisives sur une saison lors de l’exercice 2010/11 (Oscar Robertson (10 fois), John Havlicek (2 fois), Michael Jordan et LeBron James). Signant il y a peu une prolongation de contrat de 94.8 millions de Dollars sur cinq ans, Rose a décidé qu’il avait les épaules assez larges pour supporter la comparaison avec sa majesté au sein de l’United Center et tenté par ses arabesques inédites de ramener le trophée O’Brien aux fans des Bulls. Premier au bilan final de la dernière saison régulière avec un ratio de 62 victoires pour seulement 20 défaites, les Bulls ne se sont incliné qu’en finale de Conférence face à la force de frappe du Heat et à son propre manque d’expérience des moments importants. Emoussé durant ces play-offs par une saison physiquement et psychologiquement éprouvante, Derrick Rose n’a pu également à lui seul faire la différence comme il l’avait tant de fois faite durant la saison régulière. Maintenant, réduire ces Bulls aux simples capacités surhumaines de son génialissime meneur serait une erreur ! Même si l’enfant de Chicago est un formidable « franchise player », Tom Thibodeau le coach et Gar Foremans, le manager général, ont su malicieusement l’entourer. Carlos Boozer (30 ans, 2.06m), Luol Deng (27 ans, 2.06m), Richard Hamilton (32 ans, 2.01m) en provenance des Pistons de Detroit (qui peut-être la pièce qui avait manqué au Bulls la saison dernière !) et bien entendu Joakim Noah (26 ans, 2.11m) sont tous des joueurs d’un excellent niveau, capables à leur manière d’apporter leurs pierres à l’édifice. Plus expérimentés, conscient de leurs forces, il n’y a aucune raison que les Bulls ne rééditent pas leur formidable parcours de l’année dernière voir le surpasse.

Début de saison :
Premier constat, les Bulls semble eux aussi déjà également innarétable. Six victoires (Lakers, Kings, Clippers, Grizzlies, Hawks et Pistons) contre une seule défaite (Warriors), il n’y a pas à dire, le constat est impressionnant ! Outre le fait d’envoyer au tapis assez aisément des équipes favorites comme les Clippers, les Bulls ont semble t’il comprit qu’il leur serait presque impossible de viser le titre en ne comptant que sur les formidables arabesques de son meneur All-Star, Derrick Rose. Résultat, le jeu semble plus équilibré et les statistiques au niveau des points marqués mieux réparties. Même si Derrick Rose (21 points/ match) demeure la première option offensive de l’équipe, l’arrivée de Richard Hamilton (12.4 points/match) permet au meneur de souffler tant soit peu surtout en fin de quart-temps. Les bonnes statistiques combinées de Luol Deng (15.4 points/match) et de Carlos Boozer (13.4) sont également très intéressantes pour l’équipe. Joakim Noah avec ses 9.1 points/match et ses 7.6 rebonds, fait le métier même si de l’aveu même de Tom Thibeaudo son entraineur, le fils de notre ancienne gloire du tennis doit amener beaucoup plus en attaque surtout contre des franchises supposées plus faibles à l’intérieur. Le calendrier qui attend les Bulls dans les prochains jours largement à la portée de l’équipe (Magic, Hawks, Pistons, Cavs, Raptors et Celtics) devrait permettre aux pensionnaires de l’United center de conforter leur seconde place au classement de la Conférence et pourquoi pas leur offrir par la même occasion le droit de titiller les rois de la Floride, le Heat.

Magic d’Orlando : L’«Award» de la dernière chance


Deux noms étaient sur toutes les lèvres à l’orée de la saison. Deux stars qui à elles seules monopolisent les « ont dis » de toute une ville devaient réfléchir à leur avenir. Le premier, Chris Paul, a finalement décidé de quitter la Nouvelle-Orleans pour le climat californien des Clippers. La seconde, Dwight Howard, à l’heure ou ces quelques lignes sont écrites s’interroge encore ! A quelques minutes du coup d’envoi de la 66ème saison de la ligne, le meilleur pivot de la planète ne sait pas ou il évoluera en 2012. Pressenti chez les Lakers en échange de Paul Gasol et d’Andrew Bynum et puis chez les Nets de New-jersey, le double vainqueur du concours de smash du All Star Game (2008 et 2009), meilleur défenseur de la planète (2009, 2010 et 2011) terminera sûrement sa dernière année de contrat du côté d’Orlando, même au delà de la limite des transferts établis le 15 mars 2012, quitte à être cédé gratuitement. Irremplaçable, intraitable, Dwight Howard est intransférable aux yeux du coach Stan Van Gudy, quitte à faire perdre des millions de Dollars à la Franchise. Le problème est simple ! Depuis deux saisons, le N°12 Floridien exige des renforts de poids afin de l’aider à la conquête de son rêve ! Même ci ce dernier à partagé et partage encore la balle avec des joueurs de qualité, cela ne semble pas suffisant à ses yeux. Sans l’apport d’une ou de deux superstars, il sait que son seul talent ne lui suffira pas. Son entente avec Steve Van Gudy pas toujours au beau fixe, n’est pas faite non plus pour l’aider. Résultat, les années passent et Dwight Howard se demande si un jour ou l’autre il aura une véritable chance. Malheureusement, il semblerait que 2012 ne soit pas encore son année ! Même si les arrivées de Glen Davis et Von Wafer (Celtics), Larry Hughes (32 ans, 1.96m, Bobcats), Gabe Pruitt et Justin Harper ne sont pas insignifiantes, elles ne peuvent le satisfaire surtout quant on prend note du départ de Gilbert Arenas (29 ans, 1.93m) qui pourrait atterrir en toute vraisemblance à Miami. Humilié au premier tour des play-offs par Atlanta (4/2), Dwight Howard sait au fond de lui-même qu’il devra attendre la saison prochaine pour incorporer enfin un rooster à la hauteur de ses ambitions démesurées. Les fans du Magic qui le savent, vont donc continuer à vivre ce chemin de croix sans s’apitoyer sur leur sort, conscient qu’ils ne sont pas du tout sûr de retrouver de si vite sur leur parquet un tel phénomène.

Début de saison :
Orlando, troisième équipe de la Conférence est assurément une des bonnes surprises de ce début de championnat ! Personne n’attendait véritablement le Magic à cette place après 10% de la saison régulière jouée. Cinq victoires (Houston, Nets, Bobcats, Raptors et Cavs) contre deux petites défaites (Thunder et Pistons), la morosité ambiante qui régnait-il y a peu dans les couloirs de l’Amway Arena semble avoir disparue. Résigné à ne surement pas partir cette saison, Dwight Howard est égal à lui-même avec 19.1 points/match et 15 rebonds. Ryan Anderson (19.7), Hedo Turkoglu (14.1) et Jason Richardson (13.9) l’épaulent plus qu’efficacement au scoring. Résultat, même si je jeu des Magic est énormément stéréotypé (je passe la balle à Howard et je vois s’il décide de me la rendre à l’extérieur ou pas !), il leur permet d’enquiller des victoires importantes et de les placer par la même occasion en bonne place pour les play-offs.

Knicks de New-York : Une attente bien trop longue


Les fans du mythique Madison Garden n’en peuvent plus ! Trente huit ans sans le moindre titre (1973, (une Finale perdu en 1999 contre les Spurs, 4/2) ce n’est pas concevable pour la ville qui s’auto proclame : la mecque du basket mondial. Las de se voir infliger des roustes par ces « petits copains », New-York a décidé la saison dernière de taper du poingt sur la table et de mettre en place les gros moyens. Suite à la signature du scoreur Carmelo Anthony (27 ans 2.03m) en provenance de Denver, les Knicks n’ont pas hésité une seule seconde à casser leur tirelire pour s’attacher également les services d’Amar’e Stoudemire. Résultat, la ville qui ne dort jamais, possède enfin un tandem qui peut lui permettre d’apercevoir le fond du tunnel. Maintenant, à l’instar des joueurs de Chicago, deux « hirondelles » ne font pas forcement le printemps ! Conscient du bien fondé de ce proverbe, le coach Mike d’Antoni (60 ans), a tissé autour de ces deux hommes une garde renforcée prête à tous les combats. Conscient qu’on ne peut accrocher à son palmarès une bague de champion, sans posséder une défense sans faille, les Knicks ont avec les Clippers et Dallas, réalisé la meilleure opération de la mi-saison avec l’arrivée de Tyson Chandler en provenance des champions en titres. L’ancien pivot des Mavs devrait parfaitement tenir sa place dans la raquette sans que cela ne fasse de l’ombre au rayonnement des deux leaders de l’équipe. Bien qu’il ne soit plus au sommet de son art, Mike Bibby transféré du Heat, devrait lui aussi apporter sa pierre à l’édifice en compagnie de l’expérimenté Baron Davis (32 ans, 1.91m). Même si les pertes enregistrées du Français Ronny Turiaf (28 ans, 2.08m) et de Chauncey Billups sont préjudiciables, le rooster demeure à peu près équilibré. Annoncer par avance que les Knicks soulèveront en juin prochain le trophée tant convoité n’est peut-être pas encore d’actualité. La densité physique et technique des équipes de la Conférence Est (en particulier le Heat et les Celtics) n’autorise peut être pas les fans de la Big Apple à rêver à l’impossible sur le court terme. De plus, rien ne pourra se faire si Anthony et Stoudemire n’apprennent pas à jouer ensembles, préférant pour le moment se tirer la bourre statistiquement que de vraiment créé une hégémonie entre eux sur le terrain. Maintenant, il suffirait qu’un dénommé Dwight Howard décide de s’inviter l’année prochaine dans les travées du Madison, et l’affaire pourrait prendre une teneure encore plus positive !

Début de saison :
Les fans du mythique Madison Garden n’ont pas le cœur à sourire en ce début d’année 2012. Revigorés à l’idée de tout casser avec leur nouveau trio de star (Anthony, Stoudemire et Chandler), ils se sont très vite vu déchanter ! Cinq défaites (Warriors, Lakers, Bobcats deux fois et Raptors) pour seulement deux petites victoires (Celtics et Kings), New-York semble déjà en retard sur son calendrier de marche et n’apparait qu’en 12ème position au sein de la Conférence. Trop tributaire de son Big « Three », les Knicks ne trouvent pas pour le moment de solutions de rechanges quand l’une de ses trois stars est en dedans. Le jeu est trop prévisible et les 28 points de moyenne par match de Carmelo Antony ne suffisent pas à combler les brèches d’une équipe qui ne tourne qu’à 95 points de moyenne par match contre des adversaires qui lui en imposent presque 100. Amar’e Stoudemire (19.7 points par match) est en deçà de son niveau moyen et Tyson Chandler (11 points par match et 6.7 rebonds) ne peut pas être tous les soirs le facteur X de l’équipe. Il en faudra donc beaucoup plus aux Knicks s’ils désirent remonter au classement et devenir par la même occasion enfin une vraie équipe au sens noble du terme.

Hawks d’Atlanta : Jouer les troubles fête


Même si Orlando n’avait pas particulièrement brillé au cours de la saison régulière (52 victoires pour 30 défaites), personne n’aurait pu imaginer les Hawks d’Atlanta les éliminer au soir du premier tour des play-offs (4/2) surtout après avoir terminé la saison régulière avec un bilan de 44 victoires pour 38 défaites. Séché 4/2 par l’équipe orchestré par Derrick Rose, les hommes coachés par Larry Drew, espèrent à nouveau jouer les troubles fête en cette nouvelle saison raccourcie. Les arrivées de Tracy McGrady (Pistons), Vladimir Radmanovic (Warriors), Jerry Stackhouse, Willie Green (Hornets) et Jannero Pargo (Warriors), devraient cimenter le secteur extérieur et apporter une pointe d’expérience (peut-être trop ?). Dommage que les dirigeants aient du se séparer de l’ailier Jamal Crawford (31 ans, 1.96m), ces 15 points de moyenne/match manqueront sûrement aux Hawks à l’heure du décompte final.

Début de saison :
Atlanta à le sourire ! Même si le bilan après les sept premiers matchs de la saison n’est pas extraordinaire (4V/3D), le jeu proposé par les joueurs de Larry Drew est attrayant. Pour preuve, les Hawks sont la seule équipe à avoir imposé sa loi sur les « invincibles » du Heat (109/116). Les autres victoires aux dépends des Nets et des Wizards démontrent que les coéquipiers de Tracy McGrady (10.6 points par match et qui semble avoir retrouvé une partie de ses jambes d’antan) ont tant soit peu trouvé leurs marques et que comme prévu, ils ne seront pas si simples à faire plier lors de la saison régulière.

Pistons Detroit : C’est triste !


Le temps des « Bad Boys » est bel est bien révolu ! La franchise championne du monde en 2004 n’est plus que l’ombre d’elle-même ! Richard Hamilton, l’une des dernières âmes de l’équipe a trahit les siens en réalisant un crime de lèse majesté en s’envolant direction du Staples Center, l’antre des Bulls de Chicago. Seuls les vieillissant Ben Wallace (37 ans, 2.06m) et le filiforme Tayshaun Prince (31 ans, 2.06m) sont restés, souvenirs d’une époque bénie des Dieux. Même le quasi-retraité Tracy McGrady sentant qu’une qualification pour les play-offs était inenvisageable s’est fait la male pour rejoindre la « modeste » équipe des Hawks d’Atlanta. Les arrivées de Brandon Knight, Damien Wilkins (Hawks), démontrent l’inefficacité des dirigeants à remettre la franchise dans de bons rails. Certains observateurs avisés (et surtout la majorité des fans !) espèrent qu’un certains Dwight Howard aura l’ingénieuse idée de poser d’ici peu son physique de Superman dans l’Etat du Michigan. Faute de mieux, il n’est pas à exclure que les Pistons de Detroit subisse le même sort qu’une pléiades d’équipes superstar des années 90 (Rockets, Jazz, Kings et Suns) reléguées au rang de simple « faire-valoir ».

Début de saison :
Il est très difficile pour toute équipe de débuter son championnat par trois défaites consécutives (Pacers, Cavs et Celtics) ! Les Pistons sont déjà à la peine dans cette Conférence Est (4D/2V) et aucun signe vraiment positif ne semble venir à l’horizon. La défaite (voir la raclée !) intervenue il y a deux jours contre les sempiternels ennemis, le Bulls (83/99) démontre une nouvelle fois que Detroit ne joue plus dans la même catégorie que les ténors de la ligue. Les quatre prochains matchs qui les attendent (Bucks, Mavs, Bulls et Sixers) vont être autant de batailles âpres à mener pour les coéquipiers du vieil Ben Wallace. Une chose est sûre, la saison va être vraiment (trop ?) longue pour ces Pistons.

76ers de Philadelphia: «so, so»


Saison 1966/67, Wilt Chamberlain (2.16m, 125 kg), Billy Cunningham, Hall Greer, Chet Walker et Lucious Jackson établissent un nouveau record en saison régulière en alignant 68 victoires pour 13 défaites (record seulement battu par les Bulls mouture 95/96 avec 72 victoires pour seulement 10 défaites). Intraitables, ils humilient les Boston Celtics de Bill Russel (2.08m, 102 kg) quatre victoires à une en finale de Conférence (qui restait sur 8 titres consécutifs !) pour terminer champion contre les Golden States Warriors de San Francisco. Adulée par toute une ville, cette équipe dorénavant mythique, a été élue en 1981 la meilleure de l’histoire de la NBA. Saison 2010/11, Elton Brand (33 ans, 2.03m) et Andre Iguodala (28 ans, 1.98m) se battent contre vents et marées pour parvenir à équilibrer le bilan en fin de saison régulière (41/41). Eliminé au 1er tour des play-offs par les Celtics (4/1), la ville plonge dans un profond désarroi, préférant se souvenir de sa gloire passée que se projeter avec optimiste dans le futur. Jason Kapono, seule recrue de l’année en provenance des Lakers le sait ! Cette saison (à moins d’une énorme surprise !) sera comme celles qui ont suivies l’ère Allen Iverson (1.83 m, 75kg) sans saveur particulière en attendant un miracle qui ne peut arriver que dans une éternité !

Début de saison :
Troisième de la Conférence avec un bilan de trois victoires (Suns, Warriors, Hornets) pour deux défaites (Portland et Utah), les Sixers enregistrent un début de championnat enthousiasmant. Même si l’équipe entrainée par Doug Collins n’a pas rencontré que des foudres de guerre, son investissement sur le parquet et les bonnes statistiques de ces joueurs majeurs ,Louis William 18.2 points par match, Jrue Holiday (17), Andre Iguodala (14.6), Spencer Hawes (13) et Thaddeus Young (12.4), démontrent qu’une certaine homogénéité dans le jeu s’est mise en place. Le calendrier assez clément dans les jours à venir (Pistons, Raptors, Kings et Wizzards) va surement permettre aux Sixers de continuer à travailler dans ce sens avant d’affronter de grosses machines de guerre à la fin du mois comme le Heat et le Magic.

Pacers de l’Indiana : Chemin faisant


Et si les Pacers de l’Indiana étaient l’une des bonnes surprises de la Conférence Est ! L’idée de voir les habitants de la ville d’Indianapolis soulever le trophée au coup de gong final n’est bien sûr pas d’actualité, mais les transferts réalisés à l’intersaison sont prometteurs. En premier lieu, la venue du meneur/arrière George Hill (25 ans, 1.88m) ancien remplaçant de Tony Parker au Spurs. Rapide, adroit, physique, ce joueur est pour énormément d’observateurs, la plus grande perte des hommes de Popovitch. Capable de seconder T.P. durant toute sa carrière au Spurs, c’est l’un des meneurs les plus sous-coté de la ligue. Surement propulsé titulaire, il va pouvoir enfin montrer à qui souhaite le voir ses formidables qualités. Le renfort du puissant ailier David West (31 ans, 2.06m) est également une très bonne nouvelle. Enfin, les Pacers vont pouvoir s’engager dans les guerres de tranchées sous le panier. Les départs de Brandon Rush (26 ans, 1.98m) et de Mike Dunleavy (31 ans, 2.06m) sont certes embêtants mais pas catastrophiques. Frank Vogel, le coach, possède dorénavant un rooster un peu plus équilibré qui peut permettre au meilleur scoreur de l’équipe en près-saison, Tyler Hansbrough (26 ans, 2.00m) de démontrer sur le parquet toutes les bonnes choses qu’on lui prédestine.

Début de saison :
Cinquième de la Conférence après six matchs disputés, les Pacers affichent un bilan de quatre victoires (Pistons, Raptors, Cavs et Nets) pour deux défaites (Heat et Pistons). L’équipe est semble t’il dans sa moyenne de « points » même si pour le moment les Pacers n’ont pas affronté (à part le Heat (83/118) de grosses pointures. Il est donc là également difficile pour le moment de se faire une opinion franche de sa réelle valeur. Equipe sans star d’envergure, Indiana joue plutôt la carte du collectif et pour le moment il faut avouer que cela fonctionne assez bien. Les six meilleurs joueurs de la franchise tournent tous à plus de 10 points de moyenne par match et le coach Franck Vogel semble ravi de la mise en place de ses choix tactiques. La réception des Celtics et le déplacement chez les Lakers le 22 janvier seront à coup sûr de véritables tests qui permettront de mieux juger les hommes de l’Indiana.

Bucks de Milwaukee : La surprise de l’Est ?


Ah si Corey Maguette (32 ans, 1.98m) avait pu rester au Bucks, il est indéniable que les habitants de l’état du Wisconsin aborderaient cette saison avec encore plus d’entrain ! Très actif sur le plan des transferts, Milwaukee a semble t’il décidé qu’il était temps de retrouver un peu de sa superbe. Terminant l’exercice précédent avec un maigre bilan de 35 victoires pour 45 défaites, l’équipe entrainée par Scoot Skiles a désormais une allure un peu plus fière que ces devancières. Stephen Jackson (Bobcats), Shaun Livingston (Bobcats), Beno Udrih (Kings), Tobias Harris, Mike Dunleavy Jr (Pacers) viennent renforcer un rooster qui était déjà pas inintéressant. Le cinq majeur devrait donc ressembler à ceci et pourrait par la même occasion donner quelques tracas aux équipes adverses : Beno Udrih, Mike Dunleavy Jr, Stephen Jackson, Drew Gooden et Andrew Boqut. A la vue de cet effectif, il n’est donc pas envisageable que les Bucks retrouvent le parfum des play-offs, surement au détriment des 76ers de Philadelphie.

Début de saison :
Huit équipes sur quinze de la Conférence présentent un bilan négatif après 10 jours de compétions. Les Bucks, deux victoires (Wolves et Wizards) pour quatre défaites (Bobcats, Nuggets, Jazz et Kings) sont l’une des déceptions de ce début d’exercice. Plus inquiétant, les hommes de Scoot Skiles restent sur quatre revers de rang contre des équipes de seconde zone. A l’heure actuelle, Milwaukee n’a pas encore réussi à se forger un véritable collectif même si le cinq majeur tourne à plus de 10 points de moyenne par match. Il n’est pas impossible cependant que les Bucks démontrent leurs vraies valeurs face à des équipes supposées plus fortes. Le calendrier qui les verra affronter les Mavs, les Spurs et Dallas dans les 10 prochains jours permettra surement à tous les spécialistes de se faire une opinion un peu plus tranchée de l’équipe et de leur réelle chance de jouer les troubles fête cette saison.

Bobcats de Charlotte : Quand l’habit ne fait pas le moine


C’est bien connu, ce n’est pas parce qu’on a été un joueur légendaire qu’on est forcement un propriétaire du même acabit ! Le 15 juin 2006, Michael Jordan (48 ans, 6 titres NBA), considéré (à juste titre ?) comme le plus grand joueur de tous les temps, devient copropriétaire plus spécifiquement responsable manager des opérations liées au basket-ball des Bobcats de Charlotte pour la modique somme de 275 millions de Dollars. Sur de son fait et de l’aura qu’il impose dans l’univers de la balle orange, il espère assez vite mettre en pratique ses idées et devenir le premier ancien joueur copropriétaire d’une franchise championne NBA. Six saisons plus tard, le constat est sans appel, les Charlotte Bobcats sont une équipe « anonyme » de la ligue et Michael Jordan a pour le moment raté son pari. Terminant la saison 2010/11 à la 10ème place de la Conférence avec un bilan de 34 victoires pour 48 défaites, les Bobcats abordent cependant ce nouvel exercice avec un peu plus d’optimiste. Il semblerait que pour la première fois depuis la prise en main de la franchise, à part le départ inévitable de Stephen Jackson vers les Bucks (tout aurait été parfait cependant si il avait pu le garder !), sa majesté a réussit à garder intact la quasi-totalité de son effectif, mieux, il l’a étoffé d’une manière non-négligeable ! L’arrière Corey Maguette est une très bonne recrue même s’il tarde (vraiment !) à passer le cap pour devenir un Franchise Player en puissance. Kemba Walker (Bucks), Melvin Ely (Nuggets), Reggie Williams (Warriors), Bismack Biyombo, et Byron Mullens (Thunder) ne sont certes pas des foudres de guerre, mais ils vont surement permettrent à l’entraineur Paul Silas d’obtenir une rotation à peu près homogène. L’équipe type composée de Regie Williams, Corey Maguette, Boris Diaw, Gerald Henderson et D.J. Augustin peut alors penser qu’une qualification en play-offs n’est pas proprement chose infaisable. Il serait temps, car selon certaines sources proches du club, Michael Jordan, très imbu de sa personne comme le sont souvent les hommes hors-normes, commence doucement mais sûrement à se fatiguer des nombreuses moqueries qui lui polissent le dos depuis sa prise de fonctions. Ah ! Quand une légende n’arrive pas à ses fins, c’est bien le commun des mortels qui salive de son désarroi !

Début de saison :
Jouer à Charlotte quand on est un joueur de la NBA qui vise les sommets ce n’est pas une sinécure. Encore moins lorsque que l’on débute la saison par quatre défaites (Heat deux fois, Cavs et Magic) pour seulement une seule victoire (Bucks). Même si les Bobcats restent sur un succès convaincant contre New-York (118/110), les coéquipiers de Boris Diaw (11 points, 5.7 assistes par match) vont surement une nouvelle fois connaitre un début de saison pénible. La faute à un collectif certes homogène (plus de 6 joueurs à plus de 10 points), mais très friable dans les moments difficiles et qui manque de joueurs d’intérieur d’envergure. Sept matchs dans les neuf prochains jours, voici la charge de travail qui attend les hommes du manager Michael Jordan. Même si les équipes rencontrées sont très loin d’êtres invincibles (Hawks, Rockets, Pistons..), il n’est pas insensé de penser qu’il sera au final indigeste.

Nets du New Jersey : « Pourquoi tu n’es pas venue Dwight ? »


Les fans du Prudential Center ont cru que le père Noel allait leur offrir un cadeau d’une valeur inestimable ! Fatigué de ne rien gagner au Magic, refoulé des Lakers, Dwight Howard a failli poser ses valises dans l’état du New-Jersey vers le 20 décembre dernier. Malheureusement, sans que personne ne sache au fond la raison de cet échec, D.12 ne foulera surement jamais le parquet des Nets. Dommage, car l’apport d’un tel joueur au sein d’un effectif intelligemment remanié à l’intersaison aurait pu donner quelques sueurs froides au voisin Newyorkais par exemple. Marshon Brooks, Jordan Williams, Shelden Williams (Knicks), Shawne Williams (Knicks), DeShawn Stevenson (Mavs) et Mehmet Okur (Jazz) sont des recrues intéressantes et Avery Johnson, l’ex meneur des San-Antonio Spurs des années 90, entraineur des Nets va enfin pouvoir composer un cinq majeur qui tienne la route. Très Solide à l’intérieur avec les présences de l’ex mari de la Bimbo Kim Kardashian, Kris Humphries (26 ans, 2.07m), du puissant Brook Lopez (24 ans, 2.13m), du talentueux Turc Mehmet Okur et de l’un des pivots de l’Equipe de France, Johan Petro (25ans, 2.13m), les Nets disposent également d’une pièce maitresse de choix à l’arrière, en la personne de Deron Williams. Considéré à juste titre comme l’un des meilleurs meneurs du monde en compagnie de Chris Paul et Rajon Rondon, l’ancien pensionnaire des Jazz qui à réussit par un tour de force qui n’est cependant pas à mettre à son crédit à dégouter le coach Jerry Sloan (23 ans passée au poste d’entraineur de l’équipe) d’entrainer une équipe, est une superstar en puissance. Adroit, agile, meneur d’homme, il devrait si les blessures l’épargnent faire oublier la dernière saison calamiteuse (24 victoires pour 58 défaites) et peut-être conduire les Nets dans des hautes sphères.
Début de saison : Et dire que Dwight Howard en personne souhaitait poser ses valises dans cette ville afin de relancer sa carrière et toucher par la même occasion du doigt la conséquence suprême. Aurait-il eu le bon sens de se rétracter ? En prenant compte du pathétique début de championnat des Nets, la réponse est oui ! Le bilan d’une seule victoire (Wizzards) contre six défaites (Hawks deux fois, Magic, Cavs, Pacers et Celtics), démontre que les Nets sont avec les Wizards de Washington l’équipe la plus faible de la NBA. Ok, les absences répétées de Brook Lopez (facture du pied, absence de 6 semaines) et de Kris Humphries (deux matchs) ont fortement diminué l’équipe sous les panneaux mais rien ne pouvait laisser présager d’une telle déconvenue pour ce début d’exercice. Deron Williams de retour du Besiktas est égal à lui-même (17 points par match, 6 assistes), mais cela ne suffit pas à combler les absences offensives de l’équipe qui tourne à seulement 83 points de moyenne par match pour 98 encaissés. L’apport des dernières recrues n’est pas assez conséquent (Jordan Farmar ne tourne qu’à 4 points par match) et Johan Petro, le pivot Français à 4, 2 points par match et 3 rebonds est totalement transparent. Bref, en attendant le retour de Brook Lopez, les soirées risquent d’être bien difficiles à vivre pour l’entraineur Avery Johnson.

Wizards de Washington : Une capitale qui doit retrouver ses couleurs ?


La vie est souvent injuste avec les fans ! Comment une capitale telle que Washington n’arrive t’elle pas à mettre en place une équipe sur le long terme capable d’assurer une place en play-offs tous les ans ? La réponse est simple, le Dieux du basket ne le souhaitent pas ! Saison après saison, les Wizards s’enfoncent dans la crise, incapables de créer au Verizon Center une alchimie constante leur permettant de ne plus être la risée du pays. Abonné depuis quelques années aux journaux à sensations plus qu’aux magazines spécialisés, Washington n’arrive pas à s’en sortir et à recouvrer un semblant de gloire passée. Le fait de renouer avec ses couleurs d’antan aidera t’elle la franchise à remonter la pente ? Pourquoi pas quand on observe une partie du rooster version 2011/12. Rashard Lewis (32 ans, 2.08m), Jordan Crawford (23 ans, 1.93m), Maurice Evans (33ans, 1.96m), Roger Mason J.R. (32 ans, 1.98m) et Roony Turiaf pour ne citer qu’eux peuvent dans un bon jour causer des soucis à la plupart des équipes. Maintenant, il est bien difficile d’affirmer que les ex Bullets tenus de main de maitre par le coach Flip Saunders seront encore de la partie fin mai.

Début de saison :
Est-il possible qu’une équipe établisse après sept matchs un bilan inférieur à celui des Nets de New-Jersey ? La réponse est positive par le biais des Wizards de Washington qui pour le moment sont la seule équipe à ne pas avoir enregistré la moindre victoire. Dernier de la ligue, les Wizards se sont cassé les dents tour à tour sur les Nets, les Hawks, les Bucks, les Magic et deux fois contre les Celtics. Le cinq majeur mis en place par Flip Saunders n’est pas catastrophique en soit puisque quatre des cinq joueurs tournent à plus de 10 points par match (à part Rashard Lewis qui atteint 9.2 points par match) mais la défense qui encaisse 98 points (alors que l’attaque générale tourne à 85 points) est indigne d’une franchise NBA. La seule question qu’est en droit alors de se poser les fans est de savoir si l’équipe réussira à gagner plus de 15 matchs dans la saison. A ce rythme là, rien n’est moins sur !

Raptors de Toronto : Bienvenue en Europe !


C’était une évidence ! Il était quasiment impossible qu’une équipe située hors des Etats-Unis arrive à imposer sa loi sur les parquets de la NBA. Créée en 1995 par le tout puissant désire de David Stern qui souhaitait absolument que le Canada dispose d’une franchise sur ces Terres, les Toronto Raptors ne sont plus que l’ombre de l’équipe spectaculaire conduite à la fin des années 90 par les deux superstars Cousines, Vince Carter et Tracy McGrady. Dix sept ans après sa création, les Raptors qui ont terminé avant-dernier de la saison régulière avec un pathétique bilan de 22 victoires pour 60 défaites, ressemble davantage à une équipe d’Euroligue qu’à une franchise NBA qui se respecte. Incapable d’attirer dorénavant (et encore plus de garder !) dans ses mailes des joueurs d’envergures, Toronto n’aspire plus qu’à ressembler à un vaste équipe « expérimentale » pour joueurs européens et joueurs américains de second rang, désireux de tenter leur chance dans la ligue de basket la plus relevée qui soit. Résultat, même si les arrivées conjointes d’Aaron Gray (Hornets), Rasual Butler (Bulls), Jamaal Magloire (Heat), Anthony Carter et Gary Forbes (Nuggets) devraient permettrent aux fans de croire davantage à l’impossible, rien ne laisse présager que dans un futur plus ou moins proche, David Stern décide de changer son fusil d’épaule et de privilégier enfin la création de franchises NBA en Europe. Franchement, c’est ce qu’il aurait de mieux à faire !

Début de saison :
Trois victoires (deux fois Cavs, Knicks) pour trois défaites (Pacers, Mavs, Magic), le bilan des Raptors est correct. Le très bon début de saison de l’italien Andrea Bargnani (24 points de moyenne par match) est l’arbre qui cache la forêt puisque seul deux autres joueurs de l’équipe arrivent à dépasser les 10 points de moyenne (DeRozan et Calderon). Limités physiquement et techniquement, les Raptors espèrent jour après jour réaliser quelques coups afin de démontrer à qui le souhaite encore que la franchise à un avenir devant elle.

Cavaliers de Cleveland : Impossible de faire pire


Avec Byron Davis (Qui n’est pourtant pas n’importe qui !) à la mène, la plus faible équipe de la saison régulière n’avait réussit à enquiller que 19 victoires pour 63 défaites. Le « Baron » parti aux Knicks, sans aucune contrepartie en échange, les Cavaliers vont-ils dépasser la barre des 15 victoires en saison régulière ? Rien n’est moins sûr, mais pourquoi pas ! Les arrivées de Kyrie Irving, Tristan Thompson et d’Omri Casspi en provenance de Sacramento sont insipides et ne devraient en aucun cas aider les Cavaliers à relever la tête. Il faut dire qu’à leurs décharges, il n’est pas si aisé que cela de se remettre du départ d’un « élu » ! Parti sous les huées de la foule fin 2010, LeBron James ne s’est pas fait que des amis à la Quicken Loans Arena. Mis sur le banc des accusés par Michael Jordan et Charles Barkley en personnes pour le fait d’avoir préférer rejoindre une dynastie en marche plutôt que de se créer la sienne, Le King a laissé les Cavaliers orphelins de tout exploits. Le rooster, qui ressemble plus à une équipe de NBA Development league (2ème Division NBA) ne recèle en son sein qu’un seul joueur d’envergure, Antawn Jamison (35 ans, 2.06m). Inutile de dire que la saison s’avère très très très difficile pour les Cavaliers et encore plus pour leurs fans. Le souvenir d’une finale perdu (4/0) contre les Spurs en 2007 hante encore tous les esprits mais demeure à ce jour l’apothéose d’un rêve qui n’est pas près de se reproduire.

Début de saison :
Qui aurait dit il y a encore 10 jours que Cleveland serait à cette heure aux portes d’une qualification pour les Play-offs (9ème). Même si les Cavs restent sur une cinglante défaite contre les Raptors (77/92), le bilan équilibré de trois victoires (Pistons, Nets et Bobcats) pour trois défaites (Raptors, Indiana et Raptors) demeure flatteur et un peu plus en équation avec la puissance économique de la ville. Il n’est pas illogique de penser alors que Cleveland devrait laisser sa place de « pire équipe de la ligue » à Washington même s’il est encore difficile d’affirmer que les Cavs seront capables de battre des équipes supposées plus fortes qu’elles. La réception des Clippers et de Dallas, les déplacements chez le Magic et le Heat devraient apporter un semblant de réponse.


Eric Bourillot

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