Un rapport sur le scandale des matches truqués par un arbitre de
NBA, la Ligue professionnelle nord-américaine de basket-ball, a conclu jeudi que la tricherie n'était pas généralisée, mais qu'une réforme s'imposait pour garantir l'intégrité du jeu.
Dans un rapport de 116 pages, rédigé après 14 mois d'enquête auprès de 200 arbitres, joueurs ou employés de NBA, Lawrence Pedowitz, un ancien procureur fédéral, a conclu qu'il n'existait aucune preuve d'activités illégales de la part
d'autres arbitres, contrairement à ce qu'avait assuré Donaghy lui-même. Cependant, "parce que la possibilité d'un arbitrage tendancieux reste une menace pour l'intégrité du jeu, la Ligue peut faire plus", a relevé l'ancien procureur.
Le patron de la NBA,
David Stern, a assuré que toutes les recommandations du rapport seraient adoptées, et souligné que certaines étaient déjà entrées en vigueur. Pedowitz a ainsi recommandé de renforcer les règles anti-paris au sein de la NBA, en insistant notamment sur la transparence, de surveiller les matches pour détecter toute activité suspecte, de réorganiser la gestion des arbitres ou encore de créer une ligne téléphonique anonyme pour recueillir les informations sur d'éventuels paris.
L'arbitre impliqué,
Tim Donaghy, qui avait exercé pendant 13 ans, purge actuellement une peine de 15 mois de prison. Il a reconnu en août 2007 avoir reçu de l'argent en lien avec un système de paris portant sur des matches truqués.