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Assuré d'un 9e titre mondial dimanche à Strasbourg, Sébastien Loeb a une nouvelle fois pris la mesure de son statut de héros local en Alsace, statut d'un pilote extraordinaire qui a su rester simple et garder les pieds sur terre, malgré le succès et la gloire.
Posé, réfléchi, poli, disponible, Sébastien Loeb donne l'image du gendre idéal. Le mari de Séverine et père d'une petite Valentine, n'a pourtant pas toujours été un ange. Après avoir pratiqué dans sa jeunesse la gymnastique, comme son père professeur de sport, le Français a été gagné par le virus de la vitesse à l'adolescence: sur deux roues d'abord, puis avec ses premières voitures, il s'est fait la main sur les routes du coin, au grand dam de certains voisins et des gendarmes de la région de Haguenau, sa ville natale en Alsace.
Repéré par le biais de l'opération Rallye Jeune en 1996, l'Alsacien a été engagé par Citroën et a rapidement franchi les échelons: il se battait pour le titre mondial dès 2003, contre le Norvégien Petter Solberg. Cette année-là, en Grande-Bretagne, il a toutefois été obligé de faire passer ses ambitions personnelles au second plan et d'assurer le titre des constructeurs au détriment de celui des pilotes. Une claque dont il s'est vite remis puisque plus aucune couronne mondiale ne lui a échappé depuis 2004. A 38 ans, l'Alsacien possède le plus riche palmarès de l'histoire du sport automobile. Neuf titres consécutifs, 75 victoires en rallye.


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