Pilote de la Peugeot 908 N.8 aux 24 Heures du Mans, Nicolas Minassian a expliqué à l'AFP que la préparation physique avait été "beaucoup plus intensive" cette année, pour tous les pilotes de la marque française.
Q: Qu'avez-vous changé en terme de préparation physique pour cette édition ?
R: "Cette année, c'était beaucoup plus intensif. On a fait un stage de préparation de cinq jours par mois depuis décembre jusqu'en avril. Après on a fait un stage à Chamonix, sur le physique, avec toujours entre temps notre préparation physique à nous, classique. L'idée, c'est une volonté commune entre le team et les pilotes. On en a discuté. On a décidé de faire du vélo, c'est bon pour le dos notamment, on faisait de longues distances, c'est plus dans l'esprit de l'endurance. On a aussi fait du canoë. Et dès que tu as un objectif en fin de mois, tu sais que tu dois te préparer, progresser. Il y a une bonne ambiance dans le groupe et ça transforme ces stages en sorties entre potes, histoire de pousser un peu plus dans la concurrence. On optimise tout, la voiture et les pilotes (rires)."
Q: Quels enseignements tirer des qualifications dominées par Audi pour la première fois depuis 2006, en vue de la course ?
R: "En performance, nous avions un gros avantage lors des trois ou quatre dernières années, donc automatiquement cela a donné une habitude à tout le monde. Mais au bout du compte, avec la nouvelle réglementation, le +gap+ s'est naturellement réduit. Et cela va donc donner des stratégies différentes. La course du Mans reste la course. Les qualifications c'était sympa, on s'est tous un peu excités d'un côté comme de l'autre, ça fait du bien, il y a de la fierté quelque part. Mais en général, ça finit toujours pareil: tu t'excites et après cinq-six heures de course, c'est décanté (sourires)".
Q: Une nouvelle fois, la gestion du trafic va être primordiale pour décrocher le succès, avec le besoin de doubler des GT parfois beaucoup plus lentes...
R: "Il y a des stickers sur les voitures, et on sait qu'à un moment donné ça peut être un amateur qui est passé au volant de la voiture. De toutes façons, on le voit tout de suite par rapport à la trajectoire qu'il prend, à l'endroit où il freine. Les pros qui roulent dans les GT, ils ont le temps de regarder dans les rétroviseurs et devant. Pas les amateurs. Encore une fois, on fait des dépassements en faisant attention".
Propos recueillis par Frédéric BOURIGAULT (AFP)



![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |




« Pastore vaut 12 millions, pas plus »
Vahid Halilhodzic