Sébastien Ogier (VW) prend la tête du Rallye de Sardaigne, à l’issue des quatre spéciales de la deuxième journée courues samedi.

Le champion du monde en titre a signé trois temps scratchs sur quatre possibles et devance dorénavant son dauphin, le Norvégien Mads Ostberg (Citroën) d’une minute et 40 secondes alors qu’il ne reste à parcourir dimanche qu’une cinquantaine de kilomètres chronométrés en quatre spéciales.

En tête du rallye depuis la veille, le Finlandais Jari-Matti Latvala (VW) a rétrogradé à la 3e place après avoir crevé dans l’ES13 perdant plus de deux minutes. Il avait 22 secondes d’avances sur Ogier samedi matin au départ. La journée avait pourtant bien commencé pour le Finlandais victorieux de la première spéciale (ES10) avant de commencer à perdre du terrain dès la manche suivante en raison d’une surchauffe moteur. Avec un voyant lui indiquant 132 degrés de température d’eau, Latvala a dû ralentir quelque temps avant de pouvoir terminer l’ES11 en cédant 11 secondes à Ogier. Dans l’ES11, j’ai reçu un message m’annonçant l’arrêt de Jari-Matti et j’ai donc un peu soulevé le pied, expliquait Ogier à l’issue de cette spéciale de 59,13 km disputée sous un chaud soleil. Or, quelques instants plus tard, on m’a invité à ne pas tenir compte de cette information. J’ai dû perdre trois ou quatre secondes dans l’affaire, estimait néanmoins le Français. A l’attaque de l’ES12, qu’il parcourait une vingtaine de secondes plus rapidement que le matin, estimant n’avoir pas pris assez de risques lors du premier passage, Ogier arrachait de nouveau un peu plus de cinq secondes à Latvala. L’ES13, la plus longue du rallye avec près de 60 km, allait de nouveau créer d’importants écarts, d’autant que Latvala s’arrêtait une dizaine de secondes au km 8 avant de céder 2 minutes à partir du 10e kilomètre. Ayant heurté une pierre, il devait changer sa roue et abandonner le commandement à son coéquipier.

Le podium de Latvala ne tient qu’à une trentaine de secondes d’avance, celles dont il dispose pour l’instant sur le Norvégien Andreas Mikkelsen, également au volant d’une Polo-R. Mikkelsen, qui était en bagarre avec Ostberg pour le podium a perdu de précieuses secondes après avoir endommagé un ressort de suspension dès l’ES12 et perdu beaucoup de temps dans l’ES13.