Fédération américaine d'athlétisme: "La sentence d'aujourd'hui conclut une série d'événements tristes. La révélation que l'une des plus grandes vedettes de notre sport s'est dopée et a constamment menti à ce sujet, en plus d'être partie prenante d'une fraude, est terrible. Mais cela montre bien les dommages de la triche, dans tous les secteurs de la vie, sur et en dehors de la piste. Nous espérons que tous les athlètes américains vont en tirer les leçons. L'athlétisme américain a évolué depuis que Marion Jones était athlète, et a même atteint un niveau de résultats encore meilleur que lorsqu'elle était au sommet. Personne ne veut voir ce genre de choses et nous espérons que Marion et sa famille vont aller de l'avant."
David Howman (Directeur général de l'Agence mondiale antidopage): "Ce dossier est un triste exemple d'une athlète qui a triché mais a nié pendant des années, allant jusqu'au parjure. Le cas de Marion Jones montre également l'importance croissante de la coopération du mouvement sportif et des gouvernements, renforcée par les institutions, dans la lutte contre le dopage dans le sport. Nous espérons que les athlètes qui pourraient être tentés de tricher vont retenir cette leçon et que ce cas sera un sérieux avertissement pour tous. D'une situation où une athlète aurait eu une sanction sportive, si elle avait avoué, on se retrouve, à la place, avec une athlète en prison pour parjure."
Mentir peut coûter cher. Ruiné, privé de ses médailles olympiques, Marion Jones est condamnée à six mois de prison pour avoir menti à des agents fédéraux.
Le 5 octobre, la sprinteuse de 31 ans, déférée devant un tribunal de New York, avait reconnu s'être dopée à la THG (stéroïde de synthèse fabriqué par le laboratoire Balco) entre septembre 2000, date des Jeux de Sydney, et juillet 2001. "C'est avec une grande honte que (...) je vous dis que j'ai trahi votre confiance. Je quitte l'athlétisme que j'ai adoré profondément", avait-elle alors affirmé, en pleurs. Ces aveux lui avaient valu de perdre ses cinq médailles obtenues lors des JO de Sydney en 2000 et d'être rayée des annales olympiques.
Dans la foulée, Marion Jones avait annoncé sa retraite et remis les cinq médailles de Sydney au Comité olympique américain, avant que la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) annule tous ses résultats postérieurs à septembre 2000 et que le Comité international olympique (CIO) la destitue officiellement des titres remportés à Sydney.





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