Ben Johnson refait parler de lui. Selon le Canadien, son contrôle positif lors des Jeux olympiques de Séoul en 1988 serait consécutif à son changement d’équipementier !

Dans Le Monde, Ben Johnson confirme les propos rapportés par l’acteur finlandais Janne Reinikainen. Le Canadien estime que le scandale des Jeux olympiques n’aurait jamais eu lieu à Séoul (Corée du Sud) s’il n’avait pas quitté Adidas pour rejoindre Diadora entre les championnats du monde 1987 à Rome et les Jeux l’année suivante. Après mon titre et mon record du monde, lors de la renégociation de mon contrat, ils (Adidas) n’ont pas voulu payer ce que je demandais, raconte Ben Johnson. Or, au même moment, un agent de chez Diadora, m’a promis 2,5 millions de dollars sur quatre ans. Mon agent est alors revenu vers Adidas avec cette même proposition. Nouveau refus, c’était trop d’argent… Alors j’ai rejoint la compagnie italienne.

L’ancien sprinteur estime que ses précédents contrôles positifs étaient couverts par son association avec Adidas. Quand on regarde les résultats de l’époque, seuls les athlètes de chez Adidas n’étaient jamais contrôlés positifs. Pourquoi ? Parce que la compagnie avait de bonnes relations avec le Comité International Olympique. Il fallait éviter les scandales et ternir l’image d’Adidas. Et d’asséner ensuite : J’ai été contrôlé positif parce que j’ai quitté Adidas. Si j’étais resté chez eux, rien de tout cela ne serait arrivé. Une thèse difficile à suivre tant les contrôles antidopage étaient laxistes voire inexistants à l’époque.

Le 25 septembre 1988, Ben Johnson est contrôlé positif au stanozolol, un stéroïde. La veille, il a créé la sensation en remportant la finale du 100 m des Jeux olympique en établissant un nouveau record du monde en 979.