Le perchiste français Renaud Lavillenie, favori de la 3e étape de la Ligue de diamant d'athlétisme jeudi soir à Rome, est un accro des compétitions, le meilleur moyen selon lui de jauger et marquer la concurrence mais aussi de garnir son panier financier.
"Je ne pourrais pas (que) m'entraîner, m'entraîner. C'est important de changer, de voir autre chose. Et c'est notre gagne-pain. Il faut aussi penser à l'image de notre sponsor", explique l'athlète de poche, perché très haut (6,03 m) l'hiver dernier.
"On gagne bien notre vie, mais on ne touche pas 250.000 dollars comme (le sprinter-vedette jamaïquain Usain) Bolt. Et c'est toujours un plaisir de repartir avec le prize-money", ajoute le champion d'Europe en salle et en plein air.
En ce sens, le Clermontois adopte une statégie différente de l'Australien Steven Hooker, champion olympique et mondial, qui raréfie ses engagements. "Chacun a sa méthode de préparation. En outre, Hooker doit gérer deux saisons, celle de l'hémisphère sud chez lui et celle de l'hémisphère nord", rappelle le Clermontois.
Battu pour sa rentrée à Doha (4e avec 5,50 m), Lavillenie compte bien retrouver le leadership à Rome, en l'absence de Hooker. "Je ne vais pas accepter de me faire battre tous les week-ends. Je ne veux pas perdre la Ligue de diamant (remportée en 2010). J'en ai fait un de mes deux objectifs cette saison, l'autre étant de remporter une médaille aux Mondiaux. Avec une barre à 5,80 m, je ne devrais pas être loin de la victoire", explique le perchiste français.



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Vahid Halilhodzic