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Le sprinteur Tyson Gay joue gros lors des sélections américaines pour les JO à Eugene (Oregon), car à 30 ans, Londres risque fort d'être sa dernière occasion de remporter une première médaille olympique.
Les "Trials", qui débutaient jeudi par les épreuves de marteau et dureront jusqu'au 2 juillet, offrent un billet pour la Grande-Bretagne aux trois meilleurs par épreuve, à condition qu'ils remplissent les minima olympiques. Un système impitoyable et brutal mais qui est la marque de fabrique de l'olympisme "made in USA". Dans cette petite ville universitaire où l'athlétisme est une religion, Gay n'arrive pas dans l'inconnu, mais presque: une seule course dans les jambes depuis un an, un 100 m "B" remporté en 10.00 (vent de face) le 9 juin à New York. Rien à voir avec l'opposition relevée, le couperet de l'élimination et l'attention médiatique qu'il va devoir gérer dans l'Oregon. "Je vais aux 'Trials' avec un état d'esprit positif, confiait le pur-sang du Kentucky après sa course à New York, visiblement rassuré. Ma confiance est OK. J'ai pu évacuer l'angoisse de la première course, maintenant c'est derrière."
En 2008, une blessure aux ischios-jambiers contractée aux sélections américaines sur 200 m avait ruiné ses chances de podium à Pékin, où Usain Bolt avait explosé sur la scène mondiale. Avec ses derniers JO en vue, Gay a barré le 200 m de son programme pour mettre toutes les chances de son côté. Ses principaux adversaires sur la ligne droite seront Justin Gatlin, le meilleur performeur américain de la saison (9.87) et champion olympique 2004, et Walter Dix, vice-champion du monde du 100 m et du 200 m. Pour Gatlin, une qualification olympique aurait valeur de rédemption après avoir été suspendu quatre ans entre 2006 et 2010 à cause d'une deuxième infraction aux règlements antidopage.


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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL