La sprinteuse grecque
Ekaterini Thanou ne se présentera pas jeudi à Pékin devant la commission de discipline du Comité international olympique (CIO) chargée d'examiner si elle sera autorisée à participer aux Jeux, a indiqué mercredi son avocat à l'AFP.
"Nous sommes appelés à répondre à des charges qui sont vagues. Ils auraient dû au moins nous dire quelles règles elle a transgressées. Etre convoqué sans être capable de préparer des contre-arguments est contraire à toute procédure légale", a déclaré Me Nikos Kollias.
"Le
CIO n'est pas compétent pour juger les procédures pénales en Grèce. Il n'y a pas de preuve ici et tout montre qu'elle sera acquittée", a affirmé Me Kollias, évoquant les poursuites pour "parjure"
dont Mme Thanou fait l'objet en Grèce, qui figurent parmi les arguments avancés par le CIO pour lui refuser son accréditation.
L'avocat a ajouté qu'il enverrait "un dossier" à la commission de discipline pour défendre sa cliente.
Médaillée d'argent du 100 m aux JO de Sydney en 2000, Ekaterini Thanou a créé un énorme scandale lors des jeux Olympiques d'Athènes 2004 avec son compatriote Kostas Kenteris pour avoir inventé un accident de moto afin de justifier leur absence à un contrôle à la veille de l'ouverture des Jeux.
Les deux athlètes ont finalement avoué s'être soustraits à trois contrôles inopinés. La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) les a alors suspendus pendant deux ans, sanction qui a pris fin en décembre 2006.
Thanou a dénoncé la semaine dernière "des pressions quotidiennes" à son encontre" pour qu'elle se retire des Jeux.
Elle avait repris la compétition en février 2007, pour l'instant sans résultats spectaculaires.
"Plusieurs athlètes qui avaient avoué avoir pris des substances illégales et avaient été sanctionnés, participent à Pékin sans problème", a notamment souligné son avocat.
Fin juillet, elle avait reçu une lettre du CIO l'informant de son statut de persona non grata à Pékin en raison notamment de son "comportement envers le CIO et le mouvement olympique" à Athènes et des poursuites dont elle fait l'objet pour avoir menti au sujet de son accident de moto.