Le Comité international olympique (CIO) a "le droit d'accepter ou de refuser toute accréditation" pour les Jeux a estimé mardi
Thomas Bach, président de la Commission disciplinaire du CIO, visant clairement la Grecque
Ekaterini Thanou.
M. Bach, qui est également vice-président du CIO, a avancé des raisons "morales" à ce principe, ajoutant que les sportifs non accrédités par le
CIO avaient le recours de faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). "Bien sûr que ce principe peut être remis en
cause. Les avocats peuvent remettre en cause n'importe quoi", a ajouté M. Bach, avocat de profession.
"Nous maintenons cette règle", a renchéri le président du CIO
Jacques Rogge en référence à ce pouvoir discrétionnaire que le CIO s'accorde en tant qu'organisateur des Jeux et inscrit dans l'article 45.2 de la Charte olympique: "Toute inscription est soumise à l'approbation du CIO qui peut, à sa discrétion, sans indication de motifs. Personne ne peut se prévaloir du droit de participer aux jeux Olympiques."
Le CIO a indiqué fin juillet à Ekaterini Thanou, suspendue 2 ans pour dopage à l'issue des jeux Olympiques d'Athènes où elle avait manqué un troisième contrôle, qu'elle était indésirable aux Jeux de Pékin alors qu'elle a repris la compétition depuis près de deux ans.
Thanou ayant été maintenue sur la liste des sportifs grecs, le CIO réunira jeudi sa commission disciplinaire afin de statuer sur son cas.
En cas de refus d'accréditation, Thanou a déjà annoncé qu'elle ferait appel devant le TAS.