Le Français Mehdi Baala, qui devrait récupérer la 3e place du 1.500 m des JO de Pékin après que le Comité international olympique eut retiré pour dopage la médaille d'or au Bahreïni Rashid Ramzi, estime que "c'est une manière de marquer son époque, c'est un rêve de ma carrière".
"Cette médaille olympique, c'est la cerise sur le gâteau. C'est particulier, c'est une médaille olympique. C'est un peu confus dans ma tête", a expliqué
Mehdi Baala, actuellement en stage d'altitude au Kenya. "Pour 2012 (les Jeux de Londres), ça va surtout m'enlever un poids des épaules. Si je n'avais pas eu cette médaille, cela aurait été plus stressant pour moi car ç'aurait été à 34 ans ma dernière chance d'avoir une médaille
- Rashid Ramzi est contraint de rendre sa médaille d'or olympique du 1.500 m pour cause de dopage à l'EPO-Cera.
L'ancienne fierté marocaine s'était imposé devant le Kényan Azbel Kiprop et le Néo-Zélandais Nicholas Willis, qui devraient ainsi récupérer respectivement la médaille d'or et celle d'argent. Medhi Baala, 4e de l'épreuve, devrait recevoir le bronze.
Rashid Ramzi est l'un des cinq sportifs des derniers JO à avoir été rattrapés par les analyses rétrospectives. Le CIO avait décidé de faire réanalyser tous les échantillons sanguins datant des Jeux, après la mise au point d'un test de détection du Cera, un produit prisé pour ses effets sur l'endurance qui avait été retrouvé pour la première fois sur le Tour de France 2008. -
olympique", a remarqué l'athlète strasbourgeois qui vit désormais dans le Nord.
Le double champion d'Europe du 1500 m (2002-2006) a également tenu à associer son entraîneur Jean-Michel Dirringer. "C'est une bonne nouvelle pour nous, pour le coach. Ca prouve que le travail paye, que tous les sacrifices que l'on a faits payent. Ca renforce notre palmarès après la médaille de bronze de Bob (Tahri) aux derniers championnats du monde (3000 m steeple)."
"Ce qui est dommage, c'est que ce garçon (Ramzi) était aux Jeux. On a eu la confirmation qu'il trichait et ce n'est pas une surprise. S'il n'avait pas été présent, ça aurait été une autre course en finale", a estimé pour sa part l'entraîneur. "Mais c'est quand même une bonne nouvelle pour la lutte antidopage de savoir qu'on peut retrouver des traces a posteriori", a remarqué Jean-Michel Dirringer.