Si la France a été la bonne surprise des Championnats du monde d’athlétisme à Londres, l’effondrement de la Jamaïque dans le sillage de sa star Usain Bolt a été l’élément marquant de cette édition 2017. Retour sur les tops et les flops des Mondiaux de Londres.

LES TOPS
Les Etats-Unis
Les Etats-Unis, profitant de la suspension de la Russie pour dopage institutionnalisé et de l’effondrement du sprint jamaïcain, ont dominé la 16e édition des Championnats du monde d’athlétisme, du 4 au 13 août à Londres. Au tableau des médailles, les Etats-Unis ont écrasé la concurrence, avec 30 médailles, dont en 10 or, et quasiment trois fois plus que le Kenya (11), meilleure nation en demi-fond et deuxième au classement.

L’ambiance au top
Un total de 705.000 billets vendus pour un stade olympique quasiment plein lors des sessions matinales et complet le soir : les Mondiaux londoniens ont été un réussite d’affluence. Si les Britanniques ont bénéficié d’un soutien inconditionnel, tous les concurrents ont insisté sur l’ambiance fantastique.

LES FLOPS
Usain Bolt
Les Championnats du monde de Londres étaient ceux des adieux d’Usain Bolt. Mais personne n’avait imaginé une sortie aussi indigne de la star de l’athlétisme. Londres 2017 a été la compétition de trop pour lui. A court de préparation, il n’a pris que le bronze au 100 m. Son premier échec depuis 2007 en grand championnat, si on excepte l’élimination pour faux départ en finale du 100 m aux Mondiaux de Daegu (Corée du Sud), en 2011. Samedi soir, foudroyé par une crampe, la légende n’a pas terminé le relais 4X100 m.

La chute de la Jamaïque
Habituée depuis dix ans à se goinfrer d’or en sprint avec Bolt (19 médailles d’or entre JO et Mondiaux!) et ses filles, la Jamaïque est tombée de haut. Après deux saisons de blessures, Yohan Blake, partenaire d’entraînement et dauphin de Bolt aux Jeux de Londres 2012 sur 100 et 200 m, n’a pas confirmé son retour en forme annoncé par des chronos prometteurs au printemps. Et Elaine Thompson, la double championne olympique de Rio (100/200 m), n’a pris que la 5e place du 100 m.

L’épisode Makwala
Le Botswanais Isaac Makwala a couru seul au couloir 7, sous la pluie, sa série du 200 m qu’il n’avait pu disputer la veille à cause d’une gastro-entérite. Pour faire taire la polémique qui enflait -Makwala étant le principal adversaire du Sud-Africain Wayde Van Niekerk, la Fédération internationale (IAAF) avait repêché le trentenaire. A noter que si le champion olympique et détenteur du record du monde du 400 m (43.03), a bien conservé son titre sur le tour de piste, il n’a pu finaliser sa quête du doublé, devancé sur 200 m par le Turc Ramil Guliyev.

Un seul record
Un seul record du monde a été battu lors des Mondiaux londoniens, lors de la première édition du 50 km marche féminin. Vainqueur en 4h5’56”, la Portugaise Ines Henriques, trente-sept ans, a amélioré de 2’30” sa précédente marque, établie en janvier (4h8’26”).

Londres 2017 : le tableau des médailles

L’athlé français en marche