La justice grecque a reporté pour la quatrième fois jeudi le procès pour "parjure" des sprinters grecs Kostas Kenteris et Ekaterini Thanou, exclus des jeux Olympiques d'Athènes en 2004 pour s'être soustraits à des contrôles antidopage.
Le tribunal correctionnel d'Athènes a décidé de reporter l'audience car les deux sprinters ne se sont pas présentés avant la fermeture du tribunal, a-t-on appris de source judiciaire. Une nouvelle audience a été fixée au 10 novembre 2009.
L'affaire avait déjà été renvoyée trois fois, en janvier et septembre 2007 puis en juin 2008, une première fois pour un problème de calendrier, la deuxième en raison de l'empêchement de l'un des deux
athlètes, et la troisième parce que les deux sprinters étaient absents.
Kostas Kenteris et Ekaterini Thanou, âgés respectivement de 35 et 34 ans, sont poursuivis pour avoir menti en invoquant un accident de moto pour justifier leur absence à un contrôle la veille de l'ouverture des Jeux. Leur exclusion des JO et leur rocambolesque récit avaient provoqué un énorme scandale, suivi d'une longue bagarre devant les instances sportives.
Les deux athlètes ont finalement avoué s'être soustraits à trois contrôles inopinés. La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), les a alors suspendus pendant deux ans, une mesure qui a expiré en décembre 2006. Sur le plan judiciaire, ils n'ont en revanche jamais été sanctionnés. En plus du délit de "parjure", ils doivent répondre de "fausse déclaration". Il leur est aussi reproché d'avoir incité des médecins à commettre des "manquements au devoir" et produit des "faux certificats".
Médaillée d'argent du 100 m lors des jeux Olympiques de Sydney,
Ekaterini Thanou avait repris la compétition en février 2007. Le Comité international olympique (CIO) l'avait exclue des Jeux de Pékin en août dernier pour avoir "porté préjudice au mouvement olympique". Elle n'est pas réapparue depuis dans les stades.
Médaillé d'or du 200 m au JO de Sydey, Kostas Kenteris n'est lui jamais revenu sur les pistes.