La France a le droit de disputer une nouvelle finale de Coupe Davis (la 18e de son histoire). Jo-Wilfried Tsonga apporte le troisième point (3-1) nécessaire à la qualification en dominant le Serbe Dusan Lajovic, 80e mondial, 2-6, 6-2, 7-6 (7/5), 6-2.

Face à une sélection serbe bis, privée de Novak Djokovic mais aussi de Viktor Troicki et Janko Tipsarevic, les Français ont fait respecter la hiérarchie en évitant de perdre une demi-finale imperdable. Cela n’a toutefois pas été si simple. Après la défaite surprise de Lucas Pouille (22e mondial) contre Lajovic, la situation s’est compliquée. Mais Tsonga, pour son retour après quatorze mois d’absence en Coupe Davis, a assumé son statut de numéro 1 en remportant ses deux simples, le premier devant le novice Laslo Djere (95e) vendredi. Samedi, Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert avaient rapproché leur équipe de la victoire en battant la paire Nenad Zimonjic-Filip Krajinovic. Tsonga n’avait plus qu’à terminer le travail.

Pour tenter d’interrompre sa série noire de trois défaites consécutives en finale, la France affrontera soit la Belgique de David Goffin (12e) à domicile, soit à l’Australie de Nick Kyrgios (20e) à Melbourne. Comme un symbole, c’est aux Antipodes que la France a remporté sa dernière Coupe Davis, en 2001. Jusqu’ici le parcours des Français relève de l’exceptionnel. Les Français ont affronté le Japon sans Kei Nishikori, la Grande-Bretagne privée d’Andy Murray et enfin la Serbie décimée par les absences. Leur adversaire le mieux classé, Daniel Evans, n’était que 44e début avril lors du quart de finale.