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Roger Federer qui gagne et Andy Murray qui perd. La finale de l'Open d'Australie n'a fait que confirmer la situation actuelle du tennis. Il y a Federer et les autres. Le Suisse remporte à Melbourne son 16e titre du Grand Chelem.
L'équation de cette finale se résumait à une seule question : Andy Murray était-il capable de faire face à la pression de devenir le premier Britannique à gagner un Grand Chelem depuis 74 ans ? Réponse non. Pas en tout cas dans les premiers sets où l'Ecossais s'est laissé écraser par Roger Federer.
Sur la défensive, il a subi les événements, comme lors de sa première finale majeure face à Federer à l'US Open 2008, hormis un bref passage dans le troisième set où, enfin offensif, il a pris les devants 5-2. Federer, lui, a dirigé la partie de main de maître avant de forcer la décision sur sa troisième balle de match, alors que Murray venait de rater cinq balles de set dont une, immanquable, sur son service dans un tie-break à suspense. Le Suisse remporte son quatrième Open d'Australie (après 2004, 2006 et 2007) en battant le Britannique en trois sets 6-3, 6-4, 7-6 (13/11). A 28 ans, il devient le deuxième joueur de l'ère Open a remporter le tournoi à quatre reprises, après l'Américain Andre Agassi.
Le N.1 mondial compte désormais seize titres du Grand Chelem, record absolu. Il se met en position de tenter l'une des rares choses qu'il n'ait pas encore réussi : le Grand Chelem, c'est-à-dire le gain des quatre principaux tournois sur une année calendaire, le défi ultime en tennis, qui passera d'abord par sa défense du titre à Roland-Garros en juin.


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