Annecy aura sa chance

Sp. d'hiver / JO 2018

Annecy aura sa chance
Pelvoux veut rebondir avec les JOJ

La ville de Pelvoux, qui n'a obtenu aucun suffrage de la part des électeurs du CNOSF, a immédiatement rebondi en annonçant sa candidature à l'accueil des jeux Olympiques d'hiver de la jeunesse 2016 (JOJ 2016).

"Evidemment nous sommes très déçus mais il va falloir rebondir et prouver notre capacité à organiser des manifestations sportives", a déclaré Joël Giraud, président du conseil général des Hautes-Alpes. "Nous sommes d'ores et déjà candidat à l'organisation des JOJ 2016."

"Nous avons eu tort d'avoir raison trop tôt" a ajouté M. Giraud, par ailleurs vice-président de la région PACA. "Le monde change plus vite que les mentalités. Peut-être que ces jeux humanistes et écologiques que nous proposions auront lieu un jour".

Les jeux Olympiques de la jeunesse (JOJ) ont été créés en 2007 par le Comité international olympique pour les 14-18 ans. Les premiers Jeux, d'été, auront lieu à Singapour en 2010. En 2012, Innsbruck (Autriche) accueillera les premiers Jeux d'hiver.

Annecy aura sa chance

Mercredi 18 mars 2009 - 12:27

Annecy (Haute-Savoie) a été élue candidate française à l'organisation des jeux Olympiques d'hiver 2018 par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). La candidature haut-savoyarde a été préférée à celles de Grenoble, Nice et Pelvoux.

Le président du conseil général de Haute-Savoie Christian Monteil a immédiatement appelé les candidates malheureuses à l'union. "Nos portes sont ouvertes", a-t-il dit à Grenoble, Nice et Pelvoux.

Annecy a obtenu d'entrée la majorité absolue, soit au moins 22 voix puisque seuls 42 des 45 membres du conseil d'administration étaient présents. Annecy a été élu avec 23 voix. Nice est arrivé 2e avec 10 votes devant Grenoble, 9 voix, alors que Pelvoux n'a recueilli aucun vote. La candidature de Pelvoux avait été jugée sévèrement par la commission d'évaluation du CNOSF qui l'estimait inapte à organiser un événement de cette ampleur.

Sévèrement critiquée également par la commission d'évaluation du CNOSF, Nice s'est montrée beau perdant. "Nous respectons ce choix, c'est une victoire que nous voulons partager", a déclaré son député-maire Christian Estrosi, qui "refuse de polémiquer" même s'il avait toujours en travers de la gorge les conclusions du rapport. M. Estrosi préfère retenir que "cette candidature nous a permis de nous situer dans la cour des grands". "On a accompli un parcours extraordinaire avec Nice que nous souhaitons mettre au service du sport français à l'avenir. Ce n'était qu'une étape, il y aura d'autres candidatures de Nice", a-t-il promis.

Les partisans de Grenoble se disaient "sonnés, mercredi, et incapables, à l'image du maire Michel Destot, d'expliquer l'ampleur de la défaite. "Je ne comprends pas. Si nous n'avons pas été battus pour des raisons techniques et sportives, alors pourquoi ?", s'interrogeait M. Destot après avoir eu connaissance du décompte des votes qui plaçait sa ville en 3e position. Le rapport technique de la commission d'évaluation avait en effet placé Grenoble en tête des quatre villes candidates après expertise du dossier au moyen des critères de sélection du Comité international olympique (CIO).

Mauvais perdants, les partisans de Grenoble ont rapidement quitté le siège du CNOSF, tandis qu'un sportif, soutien de la candidature, accusait le maire d'avoir pratiqué un lobbying contre-productif et maladroit. Seul rescapé de la délégation grenobloise dans la salle de réception, le président du Comité départemental olympique de l'Isère, Jean-Luc Planchon, accusait: "Ce n'est pas Grenoble qui a perdu, c'est M. Destot. Il a voulu tout diriger tout seul. Il a mis le mouvement sportif local à l'écart et s'est montré trop sûr de lui dans les derniers jours." Des règlements de comptes sont à prévoir.

Pour Henri Sérandour, président du CNOSF et favorable sur le tard à une candidature française pour 2018, "ce sera la candidature d'Annecy mais aussi celle de la France". S'adressant à Annecy, le président du CNOSF a tout de même adressé un petit tacle à la candidature annecienne : "Tout le monde aura sa chance. On a vu par le passé qu'il pouvait y avoir des surprises. Ce serait une bonne surprise qu'Annecy et la France soient retenues pour 2018".

"C'est décevant d'en laisser trois de côté, a noté Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux Sports. Mais c'est le sport. Ce qui est important maintenant c'est de tous se mobiliser derrière le vainqueur. Il faut l'accompagner. On se doit d'être solidaires car on a envie que la France gagne. Il faudra se mettre à niveau avec la concurrence étrangère."

Jean-Luc Rigaut, maire d'Annecy, reçoit cette désignation comme "un grand honneur". "Nous offrons aujourd'hui la moitié de la réponse pour 2011 en offrant un terrain de jeu, une volonté de mettre à disposition un territoire exceptionnel entre le lac le plus pur d'Europe et le Mont-Blanc", a-t-il commenté en rajoutant un peu de pression sur ses épaules : "Nous serons les porteurs des quatre candidatures".

Le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, s'est félicité du choix d'Annecy. "Je suis très heureux du choix du CNOSF qui, au terme d'une compétition loyale, retient une candidature naturelle inscrite au coeur du plus grand domaine skiable du monde", a notamment commenté le député-maire d'Annecy-le-Vieux.

Le président PS du conseil régional de Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, s'est "réjoui" de la désignation d'Annecy. "Le projet d'Annecy conjugue la dimension sportive, grâce aux sites reconnus pour l'accueil des compétitions, et les exigences du développement durable en mettant l'accent sur les transports collectifs et le respect de l'environnement", a déclaré l'élu dans un communiqué. "La région Rhône-Alpes est fière de ce choix qui souligne la place que la montagne occupe dans son rayonnement.", a-t-il ajouté.

"C'étaient des candidatures très différentes les unes des autres mais toutes très bonnes, a estimé Jean-Claude Killy, membre du Comité international olympique. C'est un chagrin de devoir en éliminer autant. Les atouts d'Annecy sont nombreux. Il faut maintenant qu'ils se mettent en ordre de marche. La concurrence sera extrêmement sévère. Ce sera une course très difficile à gagner."

La candidature française doit désormais être présentée au CIO avant octobre. Le choix de la ville qui accueillera les JO sera dévoilé en juillet 2011 à Durban (Afrique du Sud).

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