Réactions
Jacques Brunel: "Je retiens le fait que nos trois-quarts aient pu se mettre en évidence. Tout au long de la saison, je crois qu'on a montré qu'on était en progression, qu'il y avait un équilibre dans l'équipe et qu'elle était plus cohérente que dans le passé. On a essayé d'alterner, de jouer au près et au large. On marque un bel essai sur une attaque en première main, ce qui est rare. On savait qu'il ne fallait pas subir ce jeu au pied et l'occupation du terrain. On ne l'a pas trop subi, globalement. On a bien su revenir dans leur camp. Après, il fallait toujours faire attention aux individualités. Parisse nous fait mal quand il rentre. On savait qu'il fallait rester vigilant. La preuve: malgré le fait que le score eut pris un peu d'amplitude, il a fallu s'accrocher. Pour le moment je pense qu'il faut qu'on rentre vite à Perpignan, qu'on se repose bien, qu'on récupère bien. On les connaît, Clermont. Trois fois en finale (d'affilée, NDLR), ça veut dire que c'est une équipe régulière. Nous, on y vient beaucoup moins souvent. mais bon. (sourires) Est-ce qu'il y a des statistiques? Ils méritent amplement de gagner mais on va essayer de faire déjouer les pronostics."
Nicolas Mas (pilier et capitaine de Perpignan): "Les Parisiens avaient fait une équipe de briscards, une équipe d'expérience. On savait qu'ils voulaient nous prendre devant et on avait un gros challenge à relever. Au début, il y a eu un gros duel, ils ont essayé de nous faire déjouer. Mais on a su relever le défi. (Sur le jeu au pied parisien) On s'attendait à ce qu'ils jouent comme ça. Nous, on a entrepris, on a montré notre vrai visage. On a de la réussite et on marque de beaux essais. Pour la suite, il faudra qu'on travaille encore sur ces fautes, où à chaque fois on prend des essais."
Ewen McKenzie (entraîneur du Stade Français): "Ils marquent trois essais. Heureusement pour nous, on est revenus dans la partie. On aurait pu marquer dans les cinq dernières minutes, mais bon. L'équipe ne joue pas mal mais il manque des petites choses. Chaque fois qu'on a attaqué la ligne, on a perdu le ballon, à six ou sept reprises. (sur l'arbitrage et le premier essai des Catalans, entaché d'une faute). On savait que cet arbitre était strict sur les rucks. Je n'ai jamais gagné contre lui cette saison! Mais le premier essai, c'est une bonne attaque pour eux et une mauvaise défense pour nous. Point. L'année prochaine, ce sera différent. Il y aura des changements dans le groupe. On regardera la saison sur un plan tactique et on jouera peut être un peu différemment. On a perdu le match tactiquement. On n'a pas réussi à occuper l'espace. On est passé à deux ou trois reprises et on a marqué deux essais. Mais c'est difficile d'organiser le jeu si on ne parvient pas à trouver des espaces."
Sylvain Marconnet (pilier du Stade Français): "C'est à l'image de notre saison: on échoue pas loin mais on n'y est pas. Des raisons, on va en trouver 150.000. Perpignan a mérité sa place au vu de sa saison régulière. C'est une grosse déception. Il faut tirer les leçons de cette saison qui a été décevante par les résultats et par la manière. Il faut assumer. La plupart des joueurs vont rester au club l'année prochaine et on est tous des grands garçons. On doit une revanche à nos supporteurs, à nos partenaires, à notre staff. On va se quitter pour des vacances et se retrouver pour une nouvelle saison pleine d'ambitions."
La finale qu'on n'attendait pas
Samedi 30 mai 2009 - 18:50
Perpignan a battu le Stade Français par 25 à 21, samedi en demi-finale du Top 14 de rugby, et rejoint en finale Clermont, vainqueur de Toulouse (19-9) vendredi à Bordeaux. L'explication finale de l'édition 2009 du Top 14, samedi 6 juin au Stade de France, mettra aux prises deux équipes en quête d'un Bouclier de Brennus, depuis 1955 pour les Catalans et depuis sa fondation par le club clermontois.
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Perpignan, dans un match âpre, avait pris l'avantage grâce à une première pénalité réussie par Jérôme Porical. Après un drop de Beauxis, l'arrière perpignanais profitait d'une service de Candelon pour inscrire le premier essai de la partie, malgré un pied sur la ligne ayant échappé à la vigilance de l'arbitre (10-3, 24)
Les Parisiens collaient tant bien que mal au score grâce à une pénalité (sur trois tentatives) de Lionel Beauxis. Mais les Catalans, en tête à la pause (13-6) repartaient de plus belle dès la reprise: Mermoz réceptionnait une chandelle au nez et à la barbe de Mirco Bergamasco pour inscrire le deuxième essai. Porical transformait (20-6, 49).
Beauxis répliquait quasi immédiatement en inscrivant le premier essai parisien après une récupération de balle de Marconnet dans un ruck. L'arrière parisien manquait cependant la transformation mais ajoutait trois points sur pénalité. Et le centre catalan Maxime Mermoz s'illustrait une nouvelle fois en perçant la défense parisienne pour amener un essai de Julien Candelon, servi par David Marty.
Parisse, à peine entré en jeu, inscrivait le deuxième essai parisien pour relancer les débats. Mais les Catalans sauvaient leur maigre avantage grâce à une héroïque défense de fin de partie.
