Guy Novès (manageur du Stade Toulousain): "Aujourd'hui, tout nous a souri. Il faut relativiser un peu le résultat. La victoire est méritée, tout le monde le voit, mais l'ampleur du résultat ne reflète pas le niveau entre les deux équipes. La semaine dernière on perd 6-3 à la maison (contre Toulon, NDLR) après une première mi-temps maîtrisée où on ne marque pas de point. Ce week-end, David (Skrela) met trois pénalités en première mi-temps, ça fait neuf à zéro à la pause et ce n'est pas le même match face à des Parisiens qui ne sont pas trop biens en ce moment, avec beaucoup de difficultés, beaucoup de problèmes, qui auront un visage différent dans quelques temps. Le
Stade Toulousain était très concentré de la première à la dernière minute. Tous les joueurs se sont impliqués. On a été très lucide, on a pris les points quand ils se présentaient. On a alterné les formes de jeu et on est récompensé par deux essais; On aurait pu en marquer un ou deux de plus. Mais c'est bien pour nous ce soir."
Maxime Médard (ailier du Stade Toulousain): "Au classement, ça ne fait que quatre points de plus. C'est bien d'avoir gagné aujourd'hui, on voulait se racheter un petit peu après notre défaite contre Toulon. C'est peut-être un match référence. On a su concrétiser au bon moment, même si en première mi-temps on n'a pas réussi à marquer d'essai. Mais on a su mettre notre jeu en place et on a bien géré le temps. Mais ce n'est pas encore la fin du championnat."
Jacques Delmas (entraîneur du Stade Français): "D'abord, il faut de la solidarité, parce que quand on fait des matches comme ça et que le résultat est conforme à la logique, je pense que ce n'est pas la peine de tirer sur l'ambulance. On l'analysera tranquillement. Mais chacun a pu constater qu'on était passé complètement à côté de ce rendez-vous. Qu'on ne s'était pas donné les moyens. On sentait vraiment qu'on avait fait une première mi-temps catastrophique. Je pensais qu'on allait se remettre la tête à l'endroit en deuxième mais on a eu trop de secteurs de jeu déficients, on a perdu trop de un contre un, on a trop subi pour pouvoir lutter contre une équipe de Toulouse qui a eu un maximum d'efficacité. A partir de là, on a vécu d'expédients. Chaque fois qu'on a essayé de mettre des choses en place, on a fait un peu n'importe quoi."