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Borloo ne devrait pas tout résoudre

Borloo ne devrait pas tout résoudre

Jeudi 30 décembre 2010 - 19:00

L'hypothèse de l'arrivée de Jean-Louis Borloo à la tête de la candidature d'Annecy à l'organisation des JO d'hiver de 2018, est bien à l'étude mais "ne résoudrait pas tout", a estimé jeudi le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

Denis Masseglia, co-responsable du dossier avec le maire d'Annecy aux yeux du CIO a confirmé l'information du quotidien France Soir selon laquelle l'ex-ministre de l'écologie a été contacté par son ancienne secrétaire d'Etat, Chantal Jouanno devenue ministre des sports, pour reprendre un dossier en péril.

"Cela reste une hypothèse car l'intéressé ne s'est pas exprimé", a déclaré M. Masseglia à l'AFP. "Si elle se concrétisait, M. Borloo amènerait au dossier sa notoriété, son poids et sa crédibilité en matière de développement durable mais cela ne résoudrait pas tous les problèmes".

"Qu'adviendrait-il notamment de la candidature portée par les sportifs" qui tient tant au coeur du CNOSF, et du CIO qui votera pour la ville olympique le 6 juillet prochain à Durban (Afrique du Sud).

Et comment l'ex-premier ministrable, forcément occupé à d'autres chantiers, pourrait-il redresser la barre sur le plan de la communication internationale, le point défaillant d'Annecy, avec un budget de 20 millions d'euros qui n'a pas vocation à augmenter?

L'hypothèse Borloo n'a en tout cas pas été officiellement évoquée lors de la réunion qui a rassemblé, jeudi après midi, au conseil général de Haute-Savoie tous les tenants de la candidature: Masseglia, Christian Monteil, président du conseil général et du conseil de surveillance, Jean-Luc Rigaut, maire d'Annecy, et les sportifs ambassadeurs du dossier. Aucun d'eux, à commencer par Jean-Pierre Vidal, champion olympique de slalom un temps pressenti, n'a réussi à s'imposer comme successeur d'Edgar Grospiron, démissionnaire le 12 décembre dernier de son poste de directeur général.

"Nous nous sommes concentrés sur la visite de la commission d'évaluation du CIO", du 9 au 12 février, explique Masseglia qui appelle Jean-Louis Borloo à s'exprimer sur ses intentions.

Si la solution Borloo devait prendre corps, il faudrait en effet que ce soit dans les plus brefs délais puisque l'assemblée générale qui doit valider la dissolution de l'association Annecy-2018 pour la transformer en GIP (groupement d'intérêt public) est prévue lundi 10 janvier. Et si Borloo devait s'insérer dans l'organigramme d'Annecy, ce serait très probablement en tant que président de ce GIP.

Le 11 janvier, les responsables de la candidature sont attendus à Lausanne pour déposer le dossier au siège du CIO.

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