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Suspension levée en Irak

Vendredi 19 mars 2010

La Fédération internationale de football a annoncé vendredi la levée de la suspension de la Fédération irakienne (IFA), décidée en novembre 2009 en raison des ingérences du gouvernement.

"L'Irak est de nouveau une nation membre de la Fifa", a déclaré le président de la Fifa, Joseph Blatter.

"La Fifa a décidé aujourd'hui (vendredi) de lever les sanctions sur la Fédération irakienne et d'autoriser nos équipes à participer aux compétitions organisées par la Fifa, ainsi qu'aux tournois régionaux et continentaux à tous les niveaux", a déclaré à l'AFP le président de l'IFA Hussein Saïd.

L'instance mondial du football "a aussi autorisé les équipes irakiennes à participer à des matches amicaux", a ajouté M. Saïd, à la tête de l'IFA depuis 2004 et qui avait rencontré M. Blatter mardi à Zürich.

En novembre, la police avait pris le contrôle du siège de l'IFA après la dissolution de son instance dirigeante par le Comité olympique irakien (COI), qui accusait la fédération de liens avec le régime de Saddam Hussein.

Cette décision avait provoqué la suspension de l'IFA, la Fifa affirmant que les membres du comité exécutif de la fédération étaient les seuls interlocuteurs qu'elle reconnaissait.

Le comité exécutif a été réinstallé le 11 mars.

Alors que l'équipe irakienne, championne d'Asie en 2007, est l'un des seuls symboles de l'unité du pays, les autorités tentent depuis longtemps, par le biais du COI, d'évincer Hussein Saïd. Cet ancien membre du parti Baas de Saddam Hussein était avant 2003 l'adjoint du redouté Oudaï, le fils du dictateur qui dirigeait le COI et la Fédération de football.

La Fifa s'était déjà inquiétée en septembre 2009 des possibles ingérences politiques au sein de la fédération, donnant jusqu'au 30 avril à l'IFA pour élire une nouvelle direction.

L'Irak avait été également brièvement suspendu en mai 2008 par la Fifa, après la dissolution du COI par le gouvernement. La sanction avait été levée après les assurances de Bagdad que l'IFA n'était pas concernée par cette mesure.

La dissolution avait également provoqué une suspension de l'Irak par le Comité international olympique (CIO), levée juste avant les Jeux de Pékin.