Un "dispositif très renforcé" sera mis en place pour assurer la sécurité autour du match de
Ligue 1 de football Lens-PSG le 6 mars prochain, a annoncé mardi le ministère de l'Intérieur après les incidents entre supporteurs du club parisien, dont l'un d'eux a été roué de coups.
A la suite de ces "incidents inacceptables", le 28 février à l'occasion du match PSG-Olympique de Marseille, une réunion s'est tenue Place Beauvau mardi soir, entre le directeur du cabinet du ministre de l'Intérieur, les dirigeants du PSG et des hauts responsables policiers.
L'Intérieur "a pris acte des mesures décidées" après ces incidents par le PSG et la Ligue, à savoir qu'il ne sera pas vendu de billets aux supporteurs parisiens, tandis que la tribune réservée aux visiteurs du stade de Lens sera fermée.
En outre "un dispositif très renforcé de sécurité sera mis en place avec l'apport de plusieurs unités de forces mobiles, ainsi que par la surveillance des axes routiers et ferroviaires", a annoncé le ministère dans un communiqué.
Le préfet du Pas-de-Calais devra "prendre une mesure d'interdiction adaptée de circulation et de rassemblement à l'égard de supporters parisiens qui souhaiteraient malgré tout accéder au stade, a-t-il ajouté.
"Sur un plan plus général", souligne-t-on de même source, il a été rappelé que "des consignes très fermes avaient été données à tous les préfets, pour prévenir les troubles à l'ordre public à l'occasion des rencontres de football de Ligue 1 et de
Ligue 2.
En terme de bilan, "le nombre d'interpellations, par rapport à la saison précédente, a augmenté de 16% et le nombre d'interdictions de stade en vigueur s'élève désormais à 452, contre 311 le mois dernier", note l'Intérieur.
Enfin, Brice Hortefeux a demandé aux préfets "à Paris comme dans tous les départements concernés, de faire application immédiate des dispositions nouvelles prévues par la +loi sur les bandes+, qui sera publiée au journal officiel du 3 mars 2010".
Ainsi, "les interdictions administratives dont la durée maximale peut désormais être de six mois (au lieu de 3 précédemment) est portée à 12 mois en cas de récidive, assorties de peines d'emprisonnement en cas de non-respect" de la mesure.
Quant aux associations de supporteurs à l'origine de violences ou de troubles à l'ordre public, elles pourront être suspendues ou dissoutes.