Le groupe d'ultras de la Brigade Sud Nice, supporteurs de l'OGC Nice (L1), a décidé jeudi soir la "mise en sommeil de ses activités", a-t-il annoncé vendredi dans un communiqué.
"Amalgamés que nous sommes aux supporters parisiens, taxés que nous sommes de fachos, nazis, dégénérés, voyous, délinquants, nous avons décidé de disparaître jusqu'à nouvel ordre", a décrété ce groupe d'ultras niçois fondé en 1985 et revendiquant 1.600 membres.
Sans statut juridique mais assimilée à une association de fait, la BSN reconnaît "des actes condamnables" mais fustige le "tout répressif" lancé à l'encontre des supporters "avec si peu de discernement et de justice qu'il galvaude toutes les mesures prises".
Après les incidents survenus au stade Louis-II, à l'issue du match Monaco-Nice (3-2) le 30 janvier, la secrétaire d'Etat aux Sports,
Rama Yade avait réclamé la dissolution des groupes de supporters violents.
Le préfet des Alpes-Maritimes serait prêt à promulguer un arrêté de dissolution de la BSN, en raison des différents incidents impliquant des supporters niçois lors des dernières saisons, a-t-on appris vendredi auprès de ses services.
Partisan du dialogue et de la prévention, André Bloch, directeur à l'organisation et à la sécurité des matches à l'OGCN, a déclaré redouter désormais l'absence d'interlocuteurs pour canaliser la Populaire Sud, tribune de la BSN au Ray, ou organiser les déplacements.