Le conseil des Prud'hommes de Saint-Etienne a de nouveau prorogé mercredi son jugement dans l'affaire opposant l'ASSE (L1) à son ancien entraîneur Laurent Roussey, qui sera rendu le 17 mars.
Le 13 janvier, le conseil avait déjà prorogé ce jugement d'un mois.
A l'audience, le 25 novembre 2009,
Laurent Roussey a réclamé 2,1 millions d'euros d'indemnités, dont "600.000 euros pour préjudice moral", à l'AS Saint-Etienne qui l'avait licencié en novembre 2008 pour "faute grave".
Le club, présidé par Roland Romeyer, a contesté que Laurent Roussey (entraîneur titulaire de l'ASSE depuis 2007, après le limogeage du tchèque
Ivan Hasek, dont il était l'adjoint), dont le contrat avait été renouvelé jusqu'en juin 2010, ait été remercié pour ses mauvais résultats sportifs.
"Laurent Roussey a été licencié pour faute grave, selon Me Olivier Martin, l'avocat de l'AS Saint-Etienne, notamment à cause de son refus d'être placé sous l'autorité du directeur sportif Damien Comolly, une nouvelle fonction créée par les dirigeants".
Son ex-employeur reproche également à Laurent Roussey d'avoir tenu des "propos injurieux" à l'égard d'un joueur sous sa responsabilité et d'avoir commis des "actes d'insubordination" en laissant partir à l'étranger des joueurs en arrêt maladie.
"Dans le meilleur des cas, M. Roussey pourrait prétendre à 1,14 million d'euros d'indemnités conventionnelles si la faute lourde ayant motivé son licenciement n'était pas reconnue", avait expliqué Me Martin.